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Bien que le gouvernement fédéral américain ait quitté l’Accord de Paris, la société civile et les acteurs économiques font en sorte que les promesses de réduction des émissions de la première puissance mondiale soient respectées. Pour cela, ils ont participé, en tant que mouvement -We Are Still In- à la seconde édition du Climate Chance à Agadir.

Deux ans après la conclusion de l'Accord de Paris sur le climat, le président américain, Donald Trump, avait décidé, il y a quelques mois, de sortir les États-Unis de ce traité international, ratifié par 160 pays sur 196. Mais bien que ce désengagement ne soit effectif que d’ici 4 ans, soit quelques semaines avant les élections américaines, ce retrait continue d’alimenter le débat au sujet de l’objectif de contenir la hausse des températures bien en dessous du seuil des 2°C. C’est à Agadir, où cette question, a été davantage soulevée, lors de l’ouverture de la seconde édition du Climate Chance, qui a regroupé plus de 5.000 opérateurs non-étatiques. À cet égard, bien que le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, n'ait pas honoré ses promesses, les acteurs non-étatiques, notamment américains, continuent d’appuyer l’Accord de Paris à travers la participation significative d’une délégation américaine faisant partie de l’initiative «We Are Still In» (Nous sommes toujours dedans, ndlr). «Alors que le gouvernement fédéral a quitté l’Accord de Paris, la société civile et les acteurs économiques continuent de soutenir cet accord, au niveau des États, afin de maintenir les promesses de réduction des émissions à effet de serre», annonce Matt Rodriguez, secrétaire à la protection de l’environnement de la Californie, qui fait partie des États américains, des villes ainsi que des entreprises qui ont adopté cette initiative. C’est pourquoi, «l’enjeu de l’Accord de Paris n’est pas uniquement lié aux États ou pays, mais aussi, il est entre les mains des acteurs non-étatiques», explique Hakima El Haité, Championne de Haut niveau pour le climat. «À 60 jours de la tenue de la COP23 à Bonn, les effets dévastateurs du changement climatique, notamment l'ouragan Irma, démontre qu’il faut maintenir la mobilisation au sein de la communauté internationale», insiste Brigette Collet, ambassadrice française, chargée des négociations sur le changement climatique.

À cet égard, il convient de préciser que la tâche ne sera pas aisée puisque les prochaines COP seront tenues dans deux États charbonniers (l'Allemagne et la Pologne) alors que la France accueillera, le 12 décembre, un sommet sur le climat avec la participation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). «La meilleure façon de protéger les emplois, allusion faite aux métiers de charbon, est de mettre des politiques pour anticiper les répercussions du changement climatique à travers le développement de système de protection sociale», explique Anabella Rosenberg, conseillère senior en environnement à la Confédération syndicale internationale. Cependant, c’est la question du financement qui pose toujours problème. Les recommandations sur ce sujet sont assez consensuelles, mais la mise en place de ces recommandations (100 milliards de dollars annuels) ne suit pas forcément le même rythme, en particulier pour les pays touchés par le changement climatique. 


Ronan Dantec
Président de l’association Climate Chance

2015 fut l’année de l’adoption de l’Accord de Paris, mais ce fut aussi l’année de l’adoption de 17 objectifs de développement durable à New-York. Leur mise en œuvre nécessite la stabilisation du climat, et les politiques de lutte contre le dérèglement climatique n’ont de sens que si elles intègrent l’ensemble des enjeux de développement, c’est notre conviction, et les sessions que nous organiserons ici sur l’agenda 2030 ou sur le plan d’action femme le rappelle fortement. En ce sens, le renforcement des actions contre le dérèglement climatique est aussi une opportunité pour réaliser plus rapidement les ODD. Agadir est donc un moment très important dans notre lutte contre le réchauffement climatique. Il est une réponse concrète, commune, à ces quelques dirigeants du monde qui refusent encore l’effort collectif, nient l’évidence du risque climatique, au risque d’être eux aussi balayés par les tourbillons de l’Histoire. Et je salue tout particulièrement aussi la délégation américaine présente ici, et qui nous dit justement et fortement : «We are still in».

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