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Économie

En matière de production d’énergie, le Maroc dépend encore, en grande partie, du charbon. Dans sa publication mensuelle, dans laquelle elle met la lumière sur le mix énergétique dans les pays de la région Mena, l’agence Apicorp Energy Research le confirme. Le royaume constitue, même, l’exception puisqu'il est le seul à consacrer autant d’importance au charbon dans une région majoritairement «pétrolière».  Le Maroc a placé le charbon au cœur de sa stratégie de diversification, une orientation qui passe inaperçue, souvent obnubilée par les grands projets solaires et éoliens.

Mix énergétique
Jusqu’à 2015, le charbon a représenté 31% du mix énergétique marocain. Le gaz et le pétrole importés constituent respectivement 22 et 20% de ce mix alors que l’énergie hydraulique et l’éolien n’en représentent que 15 et 10%. Malgré sa fulgurante ascension, l’énergie solaire ferme la marche avec 2%. Mais, tout porte à croire que ce pourcentage sera amené à augmenter, tenant en compte l’essor futur des projets photovoltaïques. Pour subvenir à ses besoins en matière de charbon, le royaume dépend, logiquement, des importations. Il renforce en outre son infrastructure avec la construction de nouvelles installations dédiées à l’importation et à la production. 9GW. C’est, selon Apicorp Energy Research, la capacité totale de production d’énergie en 2016 qui devrait passer à près de 12GW d’ici 2021.

Actuellement, le royaume possède trois centrales de charbon, avec une capacité totale d’environ 2.5GW sans oublier les deux projets supplémentaires (Safi et Jerada) dotés d’une capacité combinée de 1.7GW. Si les installations existantes nécessitent des importations de charbon de plus de 11 millions de tonnes par an, les deux usines en construction nécessiteront des quantités supplémentaires avoisinant 7,8 m t/a. La contribution de la première unité de Safi, propriété du consortium Engie, Nareva et Mitsui, s’élèvera à hauteur de 1.4GW dès sa mise en service en 2018. En revanche, le deuxième projet de la centrale de Jerada, construite par le chinois SEPCO et dont la mise en service est attendue cette année, est d’une capacité de 318MW.

Mise en perspective
Sur l’échelle mondiale, le charbon continue de dominer dans le mix énergétique global. En 2014, sa part a représenté 41%, tandis que celles des gaz et des énergies renouvelables s’élevaient à 22 et 6%. Par rapport à l’an 2000, année où la part du charbon s’établissait à 39%, et celle des gaz et des énergies renouvelables à 18 et 2%, cela représente une hausse considérable, compte tenu de l’importance accordée, sur le terrain, aux énergies renouvelables. Néanmoins, cette tendance ne saurait persister. En effet, les efforts globaux destinés à remplacer le charbon par le gaz et les énergies renouvelables auront leur effet escompté. Une tendance à la baisse de la part du charbon dans la production d’électricité est ainsi inévitable.

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