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Économie

Malgré une offre abondante, le prix des ovins reste assez élevé, en ligne avec la campagne précédente. Le prix moyen avoisine 2.500 DH.

«On prévoit des baisses des prix des ovins mais à partir des années prochaines. Cette année, le statu quo est préservé». Cette affirmation de Bouazza Anali, membre du Centre-sud de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC), ne se base ni sur la pluviométrie ni sur le cours des prix du fourrage. Elle s’explique, à partir de l’année prochaine, par la concomitance de l’Aïd Al-Adha, une date de l’hégire, et le cycle de reproduction des ovins qui fera que les agneaux nouveau-nés, prisés pour la qualité de leur viande, devront attendre l’année suivante pour être écoulés. À moins de deux semaines de l’Aïd El-Kebir, l’offre abondante du cheptel n’a aucun effet sur le prix des moutons qui, comparés à l’année précédente, demeure assez élevé, surtout dans les grandes villes. Cet avis s’oppose à l’éternelle règle opaque du marché marocain qui stipule que «le prix dépend de la qualité», un leitmotiv qui revient comme réponse à chaque question sur les prix. Mais pas seulement. Le poids des béliers jouera aussi un rôle important dans la détermination de la valeur des béliers, comme à l’accoutumée. «Certains béliers peuvent peser jusqu’à 90 kilos.  En général, on trouve des béliers de 60 à 70 kilos. Ceux-là sont très demandés et leur prix demeure élevé», précise Ben M’barek Fenniri. Pour le président de l’ANOC, un prix moyen peut cependant être relevé. «Le prix moyen ne dépasse pas 2.500 DH cette année», a-t-il souligné.

Régions et races
Sur une échelle nationale, le marché ovin se caractérise par les mêmes constantes qui reviennent chaque année pendant cette fête. Parmi celles-ci, une demande très élevée, rarement ébranlée par les aléas du climat et les incertitudes du marché, et le poids des traditions qui gouvernement l’élevage ovin dans toutes les régions du Maroc. Partout, les éleveurs considèrent en effet l’Aïd comme la haute saison du marché ovin, où une grande partie du cheptel est écoulée. Par ailleurs, dans les régions de Chaouia, Rhamna et dans la partie nord du Haouz, la race Sardi reste très prisée. Bien que dans ces régions, connues pour l’abondance de ces pâturages, évolue la moins connue race Boujaâd. Dans les autres régions, la race du Sardi n’est pas pour autant aussi appréciée que dans le centre du pays. «Dans la ville de Fès, par exemple, cette race ne trouvera pas le même succès qu’à Casablanca», confirme Fenniri. Dans l’Oriental, c’est la race Bni Guil qui est la plus connue, alors la Race Timahdit, éponyme de la bourgade située au sud d’Azrou, s’adapte parfaitement aux hauteurs caractéristiques du Moyen Atlas. Enfin dans les régions pré-sahariennes et dans certaines régions montagnardes, les caprins, avec plusieurs races locales et importées, se partagent la vedette avec les ovins.

Qualité en amélioration
Le cheptel global des ovins est les caprins est estimé à 22,2 millions de têtes (respectivement 17,1 et 5,1 millions). Selon le ministère de l’Agriculture, ce chiffre cache une faible augmentation globale de l’offre (en volume) mais une augmentation des revenus des éleveurs, avec, au passage, une amélioration de la qualité. Selon Fenniri, cette question de la qualité est indubitable. «En effet, elle est en amélioration continue», conclut-il.

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