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Économie

Le quota de pêche a été atteint en 14 jours avec de belles performances. La moyenne de capture s'est élevée jusqu’à 3 tonnes par canot, cette saison, contre à peine 1.000 kg les  années précédentes. 

En à peine 14 jours, la campagne de la cueillette de l’algue marine s’est déjà achevée à El Jadida pour cette année 2017, puisque le quota prescrit par le ministère des Pêches a été rapidement atteint. «Durant cette courte période, une performance historique et des chiffres exceptionnels ont été  réalisés», atteste Noureddine Aissaoui, délégué de la pêche maritime d’El Jadida. Il souligne que ce sont les meilleures réalisations enregistrées pour ce secteur, durant ces deux dernières décennies. Les mesures très restrictives imposées deux années auparavant par le ministère de la Pêche, en matière de préservation de la pêcherie des algues marines et la chasse aux pratiques illicites se sont avérées très payantes.

Actuellement, les pêcheurs d’algues sont très contents. Le nombre d’emplois directs et indirects avoisine les 10.000 postes entre plongeurs, patrons de pêche, ramasseurs, transporteurs, porteurs, sans parler des gardiens. Ces derniers travaillent dans 1.100 canots autorisés. La moyenne de capture a atteint jusqu’à 3 tonnes par canot, cette saison, contre à peine 1.000 kilos des années auparavant. De même, plus de 1.800 pêcheurs à pieds (ramasseurs et ramasseuses) travaillent officiellement dans l’algue au sein de 35 coopératives. Ces derniers ont pu ramasser 903.768 tonnes d’algues cette année. Une performance qui n’était pas possible auparavant. Au total, les pêcheurs ont pu récolter 16.630 tonnes d’agarophytes (gelidium sesquipedale) équivalent à 4.914 tonnes d’algues sèches. D’autres sortes d’algues ont été également pêchées. Il s’agit de 300 tonnes de carraghénophytes, une quantité partagée entre El Jadida et Essaouira.

La récolte a aussi concerné 50 tonnes de laminaires. Sans plan d’aménagement instauré par le ministère, il n’était pas aisé de suivre auparavant avec rigueur les indicateurs de la pêcherie. «De même, la ressource n’était pas préservée et nous n’avions aucune idée sur les quantités réelles pêchées». Mais depuis 2015, et grâce aux nouvelles mesures d’aménagement, la ressource commence à «guérir» et à se redresser. Effectivement, la biomasse a, selon les scientifiques de l’INRH, augmenté en termes de quantité et de qualité. La quantité a augmenté de 5% en 2016 et 12% en 2017.

De plus le taux de conversion algues mouillées/algues sèches et de conversion en agar-agar atteint exceptionnellement 30%. Malgré la période courte, la cadence de pêche très élevée a induit un rendement économique par barque important. Auparavant, le quota n’était pas atteint même après 2 mois de pèche réglementaire et jusqu’à 4 mois de braconnage. «Aujourd’hui, la population a compris son intérêt et adhère totalement à la politique de préservation de la ressource». Et qui dit régénérescence des algues dit aussi retour du poisson. Ce dernier se faisait de plus en plus rare le long des côtes d’El Jadida. Les algues constituent la zone de frayère du poisson et permettent de rétablir l’écosystème marin. Il faut ainsi espérer le retour du poisson, du poulpe, des céphalopodes et d’autres espèces le long des côtes d’El Jadida.  


4 points de débarquement

La délégation de la pêche marine d’El Jadida a d’abord délimité 4 points de débarquement de l’algue marine (Lahdida relevant de la commune Tnine Chtouka, le port d’El Jadida, le port Jorf Lasfar et Sidi Abed). Auparavant, il était très difficile de surveiller tous les sites de pêche. La pesée des cueillettes est devenue systématique et un système de traçabilité informatisé a été établi. La répression des fraudeurs, notamment des sociétés exportatrices est devenue plus sévère. Actuellement, la maîtrise du système de traçabilité des algues se fait le long de la chaîne de production (depuis la cueillette en passant par le débarquement, le séchage, le conditionnement et/ou le traitement jusqu’à l’exportation). 

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