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Économie

Les exportateurs espagnols de céramique s’attendent à des mesures protectionnistes de la part des autorités marocaines, alors que les importateurs nationaux croient que le dialogue serait l’unique voie du règlement de ce litige.

La filière espagnole de céramique tremble. Le verdict du litige opposant les producteurs marocains et exportateurs espagnols de céramique, tombera sous peu. Et il ne serait pas favorable à la filière espagnole, selon les premières indiscrétions communiquées. L’on parle d’une surtaxation à l’adresse des produits céramiques espagnols introduits au royaume, et dont le prix du mètre carré est inférieur à 4 euros. C’est la conclusion que devrait rendre le ministère du Commerce extérieur, suite à la requête antidumping contre les importations espagnoles de céramique déposée, il y a un an, par l’Association professionnelle des industries céramiques.

Selon les déclarations du secteur espagnol livrées au journal El Mundo, les autorités marocaines auraient cédé aux pressions de la filière nationale et opteraient pour des mesures protectionnistes, afin de freiner les produits à bas prix en provenance du voisin du Nord. Contacté par les Inspirations ÉCO, Youssef Belkaid, président de l’Association des professionnels de la céramique et du second œuvre (Apisa), l’organe qui représente les intérêts des importateurs marocains, estime que les jeux sont loin d’être faits. «Aucune décision n’est encore prise par le département en charge du dossier et tout ce qui circule du côté espagnol relève de l’hypothèse», explique Belkaid.

Selon ce dernier, deux scénarios sont à prévoir. «Soit l’administration marocaine reconnaît la taxe antidumping, ce qui sera interprété comme une décision agressive et inamicale contre le gouvernement espagnol, et donc j’écarte catégoriquement cette piste. La deuxième, la plus plausible à mon sens, c’est que les autorités compétentes réunissent toutes les parties concernées, pour une concertation entre les professionnels affectés par ce litige», affirme Belkaid. D’après le président de l’Apisa, le gouvernement marocain est conscient que l’importation de céramique est un maillon important dans l’industrie marocaine, et sa fragilité affectera d’autres secteurs, tels le bâtiment et l’immobilier. «Des secteurs qui traversent une mauvaise passe et qui ont besoin de soutien, et non pas d’une nouvelle crise», soutient cet importateur.

Pour sa part, l’Association espagnole des fabricants de carrelage et revêtements céramiques (Ascer) nous  confie sa prudence. Or, l’optimiste qu’affichait le secteur espagnol cède, à présent, la place à l’expectative. Le royaume est la neuvième destination des exportations espagnoles de céramiques, et sa perte sera un coup dur pour les opérateurs ibériques. D’où la mobilisation tous azimuts des opérateurs ibériques. Même la Commission européenne a été sollicitée par les instances gouvernementales espagnoles, pour voler au secours de la filière ibérique. Les Espagnols ont qualifié la plainte marocaine de «vide» et les arguments de «fragiles».

De son côté, l’Association professionnelle des industries céramiques estime que «cette concurrence déloyale», a causé à la filière marocaine un manque à gagner s’élevant à 400 MDH, au moment où la céramique espagnole fleurit sous nos cieux, totalisant des envois d’une valeur de 70 millions d’euros. 

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