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Décidemment, le gouvernement El Othmani ne compte pas se passer du matelas de sécurité du FMI et de sa fameuse Ligne de précaution et de liquidité (LPL).

Le Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods vient d’achever la première revue des résultats économiques que le Maroc a obtenus dans le cadre d’un programme biennal, au titre de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL). L’accord, pour rappel, a été approuvé en juillet 2016 pour un montant équivalent de 3,42 milliards de dollars. Il devrait expirer en juillet 2018.

En effet, les autorités marocaines ont fait savoir qu’elles continueraient à traiter cet accord comme un dispositif de précaution. Aux yeux du directeur général adjoint du FMI, Furusawa, les fondamentaux de base et les politiques menées par le Maroc ont contribué à la réalisation de performances macro-économique solides ces dernières années. Mieux encore, la position extérieure (balance des paiements) est restée forte en 2016 comme en témoigne l’accroissement des réserves de devises, et ce malgré un déficit de compte courant supérieur aux prévisions. Cela n’a pas empêché le FMI de noter l’évolution relativement moins favorable des recettes budgétaires en lien avec la lenteur de la croissance et les remboursements non récurrents des crédits au titre de la TVA (Butoir). S’agissant des perspectives de l’économie marocaine, le FMI ne cache pas son optimisme en tablant sur un rebondissement de la croissance en 2017.

Toutefois, cette perspective reste soumise aux risques de baisse significatifs, notamment au niveau de la croissance chez les partenaires commerciaux principaux du Maroc (Europe), outre les risques d’ordre géopolitique en lien avec l'incertitude caractérisant la scène politique mondiale.

Dans ce contexte, l'arrangement de la LPL conclue entre le Maroc le FMI continue à servir d’assurance contre des risques externes et tend à appuyer les politiques économiques menées par les autorités. Face aux responsables du FMI, les autorités marocaines se seraient engagées à réduire les vulnérabilités budgétaires et celles liées à la balance des paiements et à renforcer les bases d’une croissance encore plus inclusive. Une consolidation budgétaire s’avère nécessaire, poursuit-on. Cela passe par un contrôle accru des dépenses, une nouvelle approche visant l’amélioration des revenus, la réforme de la fonction publique, la décentralisation de la dépense budgétaire, etc. Évoquant la flexibilité du régime de change, dont la mise en pratique est prévue au cours du deuxième semestre 2017, le FMI estime que cette migration aidera le Maroc à préserver sa compétitivité extérieure et à améliorer la capacité de l’économie marocaine à absorber les chocs imprévisibles.

Pour le FMI, l’amélioration du climat des affaires, l’accès au financement et des politiques encadrant le marché du travail est essentielle pour relever le niveau de croissance et, partant, réduire le taux chômage, en particulier chez les jeunes. Enfin, force est de rappeler que le Maroc n’a, à ce jour, jamais effectué des tirages au titre de la LPL, malgré les dizaines de millions d’euros de frais d’assurances dépensés à chaque renouvellement, une fois tous les deux ans depuis juillet 2012.

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