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Économie

Six mois après la tenue du premier forum économique entre le Maroc et l’Éthiopie à Addis-Abeba en marge de la visite royale, les hommes d’affaires des deux pays se sont réunis hier à Rabat pour discuter des opportunités d’investissements.

La coopération économique entre le Maroc et l’Éthiopie n’est pas encore à la hauteur des aspirations, en dépit de perspectives prometteuses. Aujourd’hui, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) veut accompagner les investisseurs éthiopiens désireux de développer leurs activités au Maroc. «La CGEM se veut être la porte d’entrée des investisseurs éthiopiens au Maroc qui est un gateway pour attaquer non seulement l’Afrique du Nord mais aussi l’Europe», souligne le vice-président de la Confédération, Jamal Belahrach qui appelle à passer à l’étape de l’exécution après une première rencontre tenue dans la capitale éthiopienne.

La volonté de renforcer le partenariat économique est affiché aussi bien par le secteur privé que par les responsables des deux pays. Au-delà de la promotion de la coopération bilatérale, il s’avère nécessaire de booster le partenariat tripartite impliquant les deux pays et leurs partenaires internationaux. Cela pourrait se traduire par des projets structurants améliorant la compétitivité des entreprises et permettant la diversification des économies des deux pays, comme le précise la secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale Mounia Boucetta. «Nos efforts doivent se conjuguer davantage pour accompagner les opérateurs économiques dans l’identification des opportunités et dans la concrétisation de leurs projets», précise-t-elle. Rkia Derham, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, chargée du Commerce extérieur abonde dans le même sens estimant que les perspectives de la coopération bilatérale sont prometteuses. Pour pouvoir atteindre les objectifs escomptés, il s’avère nécessaire, selon elle, de donner une nouvelle impulsion aux relations économiques maroco-éthiopiennes qui demeurent encore en deçà des aspirations. Les hommes d’affaires marocains sont donc appelés à accorder un grand intérêt à ce pays.

Un gros potentiel !
Avec une croissance à deux chiffres au cours des dernières années et une population de 100 millions d’habitants, les opportunités d’affaires ne manquent pas en Éthiopie. Les responsables éthiopiens courtisent les opérateurs économiques marocains en mettant en avant les efforts déployés par leur pays en matière d’encouragement des investissements, notamment la création de zones économiques et de parcs industriels et la mise en place d’un cadre législatif incitatif.

L’Éthiopie ambitionne de promouvoir davantage les investissements directs étrangers. Beaucoup de nationalités avec à leur tête les Chinois ont opté pour l’investissement dans ce pays en raison des opportunités économiques. Les Marocains sont invités par le secrétaire général de la Chambre de commerce éthiopienne à faire de même en précisant que le partenariat naissant entre les deux pays est on ne peut plus prometteur. Les hommes d’affaires éthiopiens espèrent aussi un échange fructueux des expériences entre les hommes d’affaires des deux pays, notamment dans des secteurs clés comme le tourisme ou l’agroalimentaire. Du côté marocain, le vice-président de la CGEM Jamal Belahrach insiste sur les défis à relever pour pouvoir construire un partenariat sud-sud solide.

Le premier enjeu a trait à la création de postes d’emplois décents et suffisants. En Afrique, un million de jeunes sombrent dans le chômage chaque mois, soit 12 millions par an alors que le secteur formel africain ne parvient à créer que trois millions d’emplois annuellement. Ainsi, au-delà des opportunités d’affaires, la priorité devra être accordée à la promotion de l’emploi, selon Belahrach. Par ailleurs, la diversification des économies respectives est un défi important outre le besoin de se mettre à la page sur le plan technologique.

Consolidation de la coopération
Le forum d’affaires de Rabat constitue une étape importante dans la consolidation de la coopération. Cette rencontre s’inscrit, en effet, dans la continuité des relations déjà amorcées il y a quelques mois à Addis-Abeba. Elle permet le maintien du contact entre les opérateurs économiques à une cadence qui consolide les liens et stimule les intérêts, selon Boucetta.

Rappelons que lors de la visite royale en Éthiopie en novembre 2016, les deux parties ont signé sept conventions et accords bilatéraux public-public, couvrant des domaines divers : les services aériens, la coopération en matière fiscale, la protection des investissements, l’agriculture et les énergies renouvelables. À cela s’ajoute la création d’un Conseil bilatéral d’affaires entre la CGEM et la Chambre éthiopienne du commerce et des associations sectorielles en vue de favoriser le développement des échanges économiques entre les deux pays. Ce conseil est appelé à promouvoir l’échange d’informations entre les deux organismes du secteur privé ainsi que le co-investissement à travers le développement d’une banque de projets qui serait partagée entre les communautés d’affaires des deux pays. 

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