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Pour permettre aux TPE de se financer, la CCG lancera quatre nouveaux fonds de 150 millions de dirhams chacun. Le ticket moyen sera de l’ordre de 5 millions de dirhams.

Les offres bancaires ne répondent plus aux besoins des TPE en matière de financement. Dotés d’un business model particulier, ces entreprises ont besoin d’une forme de financement que les fonds propres peuvent faciliter. C’est le constat qui a poussé la Caisse centrale de garantie (CCG) à changer d’orientation stratégique en mettant en place un nouveau business model et en lançant des fonds propres. «Nous allons mettre en place des fonds d’investissement, en collaboration avec d’autres investisseurs afin de permettre aux TPE d’accéder aux financements», souligne Hicham Serghini, directeur général de la Caisse centrale de garantie. Quid des mécanismes de financement ? Selon le DG de la CCG, le ticket moyen sera de l’ordre de 5 millions de dirhams, échelonnés sur une période de cinq ans.

Au total, quatre fonds seront lancés afin d’inciter les sociétés de gestion à proposer des offres d’investissement dans lesquelles la CCG est prête à investir à hauteur de 60%. Pour l’instant, un budget de 150 millions de dirhams sera alloué pour former ces fonds, à pourvoir par la CCG et ses partenaires. «Pour soutenir nos partenaires, nous leur proposons une assistance technique pour qu’ils réduisent leurs coûts de gestion. Cela leur permettra d’économiser des ressources», a-t-il poursuivi.

Rétrospective
En 2010, la CCG avait lancé une offre Capital risk pour inciter les investisseurs à mettre leurs fonds au profit des startups, avec une garantie à hauteur de 60% des risques. Ce produit, conçu pour répondre aux attentes des investisseurs, n’a pas produit l’effet escompté sur l’écosystème des TPE, à savoir l’augmentation de l’investissement et le développement des petites entreprises. En effet, le nombre de dossiers de crédit traités sur une période de cinq ans n’a pas dépassé 26. Ce qui reste très maigre par rapport aux ambitions des jeunes entrepreneurs. Pour y remédier, un autre produit a été lancé pour accompagner les entrepreneurs, surtout au cours de la période de pré-amorçage. Ce produit, appelé Mouwakaba, qui permettait le financement de tout type de projet.

À partir de 2003, l’évolution générale des produits de financement de la CCG s’est avérée en déphasage avec les besoins du marché. Un constat qui a justifié la mise en place, dans le projet 2013-2016 de la CCG, d’un fonds d’amorçage et de Capital risk. «Notre but était d’impulser le marché et d’adopter une démarche proactive capable d’attirer les investisseurs», précise Serghini. De cette volonté découle Innov Invest, le réceptacle mis par l’État à la disposition de la CGI pour agréger l’ensemble des outils de financement que cette dernière mettra sur le marché. Doté d’une composante Equity, pour faciliter le financement en fonds propres, Innov Invest dispose aussi d’un volet d’assistance technique qui n’attend que la mise en place de structures adaptées, pour être déployé.

L’aboutissement du processus
Innov Invest ambitionne de construire une chaîne de financement, de la phase du prélancement à la croissance. Tenant en compte le grand manque dont souffre le marché, à savoir le nombre insuffisant des investisseurs, surtout dans l’amorçage et dans le Capital risk, il a été donc primordial de renforcer l’offre en favorisant l’émergence de nouveaux acteurs. En novembre 2016, une offre d’investissement a été mise en place afin de proposer aux sociétés de fonds existantes des formules d’investissement en partenariat avec la CCG. Les nouveaux fonds devraient constituer l’aboutissement de ce long processus.

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