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Économie

Les préfabricants en béton ont répondu massivement à l’appel à manifestation d’intérêt de l’écosystème «Matériaux de construction». Les objectifs du PAI pour cette branche d’activité seront dépassés, d’après l’AMIB.

Des cinq sous-contrats de performance, signés au titre de l’écosystème des matériaux de construction, identifiés dans le cadre du Plan d’accélération industrielle (PAI), celui réservé aux «préfabricants de béton» semble être le plus avancé dans sa concrétisation. Encore dans l’expectative, les quatre autres branches d’activité, appartenant au même écosystème, faut-il le rappeler, impliquent les marbriers, les cimentiers, les céramistes et les producteurs d’acier. Les préfabricants en béton, eux, n’ont pas tardé à se mobiliser à travers leur cadre associatif, l’Association marocaine de l’industrie du béton (AMIB) et son nouveau jeune président, Mehdi Maachi Haddou. «L’AMIB est la première association à proposer des projets qui bénéficieront des facilitations de l’administration», a noté, non sans fierté, David Toledano, le président de la Fédération des industries des matériaux de construction (FIMC) à l’ouverture d’un séminaire organisé par l’AMIB, hier à Casablanca.

Ce dernier avait pour but de sensibiliser et appuyer les industriels membres de l’association tout au long du processus de mise en application du Plan d’accélération industrielle. «Nous sommes totalement mobilisés pour accompagner les entreprises, toutes tailles confondues. Nous voulons tirer le secteur vers le haut», souligne Mehdi Maachi. Ce dernier veut mettre l’accent sur la qualité des produits préfabriqués en béton Made in Morocco, sachant que déjà 30% de l’ensemble des entreprises certifiées à ce jour au Maroc font de la préfabrication, a tenu à rappeler Mehdi Maachi en se référant aux statistiques de l’Institut marocain de normalisation (Imanor). «Nous travaillons sur un projet de labellisation reposant sur trois piliers : la certification de l’Imanor, la transparence administrative (impôts et CNSS) et, enfin, une charte éthique et environnementale. Nous voulons rendre obligatoire l’application des normes et donner plus de crédibilité à notre secteur, notamment auprès des souscripteurs», a annoncé le patron de l’AMIB.

Projets locomotives
Le PAI installe une sorte de deal «gagnant-gagnant» couvrant la période 2014-2020, associant l’État au secteur privé. Le secteur des matériaux de construction s’est engagé à créer 28.000 emplois dont 16.000 directs, un chiffre d’affaires additionnel de 10 MMDH, un impact positif de 4,8 MMDH sur la balance commerciale, dont 3,5 provenant de l’exportation et 1,3 de la substitution d’importations. En contrepartie de cet effort engagé par le secteur privé, l’État met à sa disposition un appui au financement s’élevant à 750 MDH.

S’agissant précisément de la branche des préfabricants en béton, 10 projets qualifiés de «locomotives» devront bénéficier du soutien financier du Fonds de développement industriel et de l’investissement (FDII). Ces projets doivent, soit créer un minimum de 200 emplois, soit requérir un investissement supérieur à 50 MDH. L’État octroie aux entreprises bénéficiaires une prime correspondant à 20% du montant de l’investissement matériel et immatériel (plafonnée à 11 MDH). Rien que pour la partie réservée à ces «projets locomotives», une vingtaine d’entreprises auraient déjà répondu à l’appel à manifestation d’intérêt des autorités. «Les préfabricants ont été particulièrement réactifs», témoigne Abderrahim Chakour, ingénieur au ministère de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique. Accompagné par un bureau d’étude évaluateur, le département de l’Industrie procède à la vérification de la pertinence des projets et de leur conformité aux objectifs du programme étatique (emplois, valeur ajoutée, balance commerciale, etc.). Cela concerne aussi les unités de tailles petite et moyenne. Il s’agit aussi, comme l’a si bien rappelé le président de l’AMIB, de sortir de l’axe côtier Casablanca-Kénitra pour aller investir dans d’autres zones peu ou non équipées en usines de «préfabrication en béton». La machine semble aujourd’hui bien huilée pour ce secteur fort prometteur. Après l’étape des contrats de performance, ce sera donc le tour des contrats d’investissements et c’est annoncé pour bientôt.


L’Afrique, ce gisement d’affaires encore inexploité

Ne se limitant pas au seul territoire géographique national, les visées du président de la Fédération des matériaux de construction vont jusqu’aux contrées lointaines de l’Afrique subsaharienne. Il paraît que la demande se fait pressante sur le «know how» des métiers développés par les entreprises marocaines. David Toledano a saisi sa présence, lors du séminaire de l’AMIB, pour inviter les préfabricants à regarder de près les opportunités qui se présentent sur le marché africain. «Il nous incombe d’entretenir les démarches nécessaires auprès de l’administration (soit le département du Commerce extérieur, soit des Affaires étrangères), en vue de préparer et ficeler des dossiers clés en main. Nous sommes prêts à vous accompagner pour monter des usines en Afrique», a lancé Toledano. 

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