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Économie

La stratégie pour la filière ovine franchira un cap important à l’occasion du Salon national professionnel du sardi, prévu à Settat du 25 au 28 mars. En plus de l’export, les éleveurs devront œuvrer à ce que les sous-produits du sardi, cuir et laine notamment, puissent intégrer les circuits de l’artisanat et des produits de terroir.

Même s’il stagne depuis prés de deux décennies, le cheptel du sardi dispose d’un potentiel de production permettant au Maroc d’exporter de la viande ovine ou des animaux vivants. Au-delà de la vocation événementielle de la 1re édition du Salon national professionnel de la race sardi, qui est prévue du 25 au 28 mars à Settat, «l’objectif de cette manifestation est de valoriser le patrimoine génétique du sardi et devra mobiliser les producteurs et l’administration pour définir un plan complémentaire au Plan Maroc Vert afin d’optimiser le cheptel ovin en général», précise Abderrahmane Azizi, Président du Conseil Municipal de Settat. Le même responsable ajoute que cette rencontre «ouvre de nouvelles perspectives pour une véritable politique publique de l’économie de l’élevage».

Le cheptel ovin assure la moitié de l’offre de viande rouge, soit environ 250.000 tonnes par an, alors que sur un effectif de 18 millions de têtes d’ovins, le sardi de race pure représente 2,5 millions de bêtes et 2 à 3 millions en croisement du sardi avec d’autres races. Pourtant la race reste de loin la plus commercialisée lors de la fête de l’aid el adha et représente 45% des transactions annuelles qui s'élèvent à plus de 12 MMDH.

Selon les données régionales, plus de 50 éleveurs ont annoncé leur participation au niveau de la province, en attendant que la commission de sélection puisse finaliser la liste finale des participants qui englobe aussi une quarantaine d’éleveurs venus d’autres régions. À rappeler que l’élevage du sardi impacte directement les circuits de distribution du mouton, tout en ayant un impact positif sur la vie des populations rurales, dont l’essentiel des activités tourne autour de l’élevage ovin. Les professionnels veulent surtout trouver des solutions pérennes au problème de la commercialisation qui constitue une contrainte majeure devant le développement de la filière. Plusieurs axes devront être débattus dans le cadre des thématiques de ce salon et qui concernent, notamment la valorisation de l’encadrement sanitaire du cheptel, le développement des métiers autour du sardi ainsi que la labellisation du capital génétique ovin. 

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