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Une étude sur l’informel, menée par la Commission investissement, compétitivité et compensation industrielle devrait bientôt être présentée. La Fédération du commerce et des services plaide pour une restructuration des circuits de distribution dans le cadre du plan Rawaj 2. L’objectif étant de mieux maîtriser ces flux et de lutter contre les pratiques frauduleuses.

La Commission investissement, compétitivité et compensation industrielle de la CGEM prépare actuellement une étude globale sur le secteur informel. L’annonce a été faite en marge de l’Assemblée générale ordinaire de la Fédération du commerce et services, tenue récemment à Casablanca. «Il s’agit d’une étude transversale qui devrait constituer un début de solution dans la lutte contre l’informel», précise Khalid Dahami, président de la Fédération commerce et services. Selon la fédération, l’étude est déjà réalisée et serait, actuellement, en cours de finalisation avec la Commission compétitivité industrielle de la CGEM. En effet, le Fédération de commerce et services planchait également sur une étude sur le sujet réalisée en propre.

Cette fédération plaide d’ailleurs pour une restructuration des circuits de distribution dans le cadre du plan Rawaj 2. «L’objectif serait de réorganiser les circuits depuis la production jusqu’à la consommation pour mieux maîtriser les flux», explique Abid Kabadi, vice-président de la Fédération du commerce et des services. Le but étant également d’identifier la nature de l’informel au Maroc en vue de saisir s’il s’agit d’un «informel structuré» ou d’un «informel de survie». «L’informel n’est pas seulement un soutien de la misère, il protège également d’autres intérêts», souligne Abid Kabadi. Pour chaque cas, la solution à opérer sera différente. «Cela nous permettra notamment de savoir si le problème vient de la difficulté qu’ont certaines entreprises à se structurer et à faire face à une fiscalité peu encourageante», souligne Kabadi. Pour rappel, une enquête sur l’informel, menée par le Haut-commissariat au Plan (HCP), a affirmé que le secteur informel contribuait à hauteur de 11,5% au produit intérieur brut national (PIB).

L’enquête, menée au titre des années 2013-2014, soulignait que la valeur ajoutée créée par les unités de production informelles (UPI) représentait 12,6% de la valeur ajoutée nationale. Les UPI ont investi 3,3 MMDH en 2013, en accroissement annuel de 3,2% depuis 2007, représentant une contribution de 1,1% à la formation brute du capital fixe national (FBCF). Par secteur, ce sont les services qui viennent en tête en réalisant 50% de cette valeur ajoutée, le commerce a, pour sa part, réalisé plus du tiers, l’industrie 12,2% et les BTP 5,3%. En attendant les résultats de l’enquête de la CGEM, la Fédération du commerce et services, qui compte la plupart de ces acteurs (1.545 adhérents à fin 2016) compte poursuivre ses chantiers de mise à niveau du secteur à travers notamment la promotion des programmes de certification, l’utilisation des TIC et la promotion des appuis publics au secteur.

La fédération compte également travailler sur une nouvelle approche de réforme de la commande publique. Enfin, l’un des chantiers majeurs de la fédération est d’améliorer sa représentativité régionale à travers une meilleure présence en dehors de l’axe Casa-Rabat.

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