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Économie

Avec un score de 65,1, le Maroc occupe la 86e au monde (sur 180) et la 9e dans la région MENA devant la Tunisie, le Liban et l’Égypte. L’indice de liberté économique 2017 met, à travers plusieurs sous-indices, l’accent sur la primauté du droit, les impôts, le secteur financier et les échanges commerciaux.

«Promotion des opportunités économiques et renforcement du pouvoir de l’individu et de la prospérité». C’est sous cette devise que Heritage Foundation vient de publier l’Indice de la liberté économique qui mesure depuis deux décennies l’impact de la liberté et des marchés libres sur les économies mondiales. Selon son édition 2017, qui confirme les liens étroits entre la liberté économique et le progrès des pays, le Maroc continue de faire des progrès notables dans la libéralisation économique. Ceci a permis au royaume d’obtenir un score de 65,1 points (+0,2 par rapport à l’édition précédente) et d’obtenir la 9e place dans la région MENA devant la Tunisie, le Liban et l’Égypte, respectivement 10e, 11e et 12e.

Dans le classement mondial, le royaume occupe la 86e position sur 180. En effet, les réformes économiques, surtout celles qui encouragent l’expansion du secteur privé et les politiques favorisant la compétitivité et la diversification de la production, ont contribué, selon l’indice, à l’expansion économique à des taux encourageants. Cependant, une grande partie de la population active reste marginalisée en raison de règlements de travail inflexibles. Globalement, même si le Maroc a adopté une politique de réforme du secteur privé, le progrès reste tributaire de la volonté du gouvernement d’affronter plusieurs défis urgents, en particulier la primauté du droit.

Primauté du droit et réglementations
Les taux de délivrance de titres de propriété et les droits d’enregistrement sont faibles, bien que l’enquête de la Banque mondiale Doing Business 2016 ait signalé que des nouvelles procédures ont été mises en place afin d’accélérer les transferts de propriété. En ce qui concerne la justice, elle n’est pas totalement indépendante et les tribunaux sont régulièrement utilisés comme moyen pour exercer la pression sur certains opposants. Malheureusement, relève-t-on dans la rubrique dédiée au Maroc, la corruption demeure un grave problème au sein des rouages des autorités. Pire, la corruption et l’impunité vont souvent de pair. Par ailleurs, l’indice cite les procédures de constitution et d’enregistrement des entreprises privées qui ont été rationalisées au cours des dernières années. La suppression des subventions du carburant en 2015 a mis en place une assise indispensable pour une meilleure fiscalité, mais le gouvernement est susceptible de maintenir les subventions sur les produits de base comme la farine et le sucre dans l’intérêt de préserver la stabilité sociale. Malgré certaines améliorations réglementaires, la rigidité du marché du travail continue à décourager la croissance de l’emploi dynamique.

Ouverture des marchés et impôts
Les échanges commerciaux sont importants pour l’économie marocaine, lit-on sur l’indice, qui souligne que les investisseurs étrangers et nationaux sont généralement traités de manière égale en vertu de la loi. De manière générale, la valeur cumulative des exportations et des importations est égale à 81% du PIB. En ce concerne le secteur financier, il reste concurrentiel et bénéficie actuellement d'une campagne pour plus de modernisation et de transparence au sein des organismes financiers. En tout cas, la Bourse de Casablanca ne limite pas la participation étrangère. Un élément présenté comme un grand avantage. L’indice n’oublie pas de mettre l’accent sur les impôts. En effet, le taux d’impôt sur le revenu le plus élevé des particuliers est de 38% et alors que le taux des sociétés le plus élevé est de 30%.

Par ailleurs, la charge fiscale globale est égale à 22,0% du produit intérieur brut. Au cours des trois dernières années, les dépenses publiques, les déficits budgétaires et la dette publique se sont élevés à, respectivement, 31,9%, 4,8% et 63,7% du PIB.

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