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Économie

Sur plus de 1.000 agences de voyages actives au niveau national, le ministère du Tourisme a autorisé seulement 188 d'entre elles à organiser le Hajj 2017 selon des conditions drastiques.

Alors que la saison 2017 du Hajj va bientôt démarrer, le ministère du Tourisme compte barrer la route aux intermédiaires et autres escrocs. Le département de tutelle, qui vient d’accorder son label aux agences de voyages, autorisation qui leur permet d’organiser les opérations de pèlerinage, a été très exigeant dans le processus de sélection. Résultats, sur plus de 1.000 agences de voyages actives au niveau national, seules 188 ont décroché le sésame. Après avoir passé au peigne fin les dossiers, la direction de la réglementation, du développement et de la qualité au sein du ministère a en effet procédé au renouvellement du label pour 157 agences et en a labellisé 31 nouvelles pour 3 prochaines années (2017-2019). Le respect du cahier des charges spécifique à chaque produit ainsi que le respect des engagements pris pour la période 2014-2016 figurent parmi les critères les plus décisifs de la labellisation, ce qui a amené le département de tutelle à être très tatillon envers les agences qui ont fait l’objet de sanctions durant les deux dernières années, mais aussi envers les nouvelles agences ainsi que celles qui n’ont pas participé au filet de sécurité.

Pré-requis
Pour Fouzi Zemrani, vice-président de l’Association régionale des agences de voyages de Marrakech-Safi (ARAVMS), «la complexité de l’organisation de ce déplacement très spécial nécessite des prérequis que l’agent de voyages doit présenter pour assurer un service de qualité aux pèlerins». Le ministère est ainsi très regardant sur le professionnalisme et l’expérience de l’agent, sa solidité financière… De plus, «Les agences labellisées participent conjointement et solidairement à un fonds de garantie à hauteur de 3.760.000 DH, qui garantit la bonne exécution du pèlerinage.

De même, elles doivent toutes être dotées d'une assurance responsabilité civile professionnelle du fait de leurs engagements vis-à-vis de leur prestataires et de leurs clients», poursuit Zemrani. À noter que le Maroc retrouve son quota de 32.000 places au lieu de 26.000 (pour les besoins du réaménagement du Haram, l’Arabie saoudite avait, depuis 2014, réduit de 20% le quota des pèlerins devant accomplir leur pèlerinage pour l’ensemble des pays musulman, y compris le Maroc). Mais les professionnels aspirent à augmenter ce chiffre: «Logiquement, on doit avoir 2.000 places de plus, soit 34.000, correspondant à 1/1.000 pour une population estimée, d’après le dernier recensement, à 34 millions d’habitants», explique Zemrani. L’année dernière, le nombre de pèlerins qui s’étant adressé aux agences de voyages est passé à 11.100. Le reste étant assuré le ministère des Habous et des affaires islamiques.


Fouzi Zemrani
Vice-président de l’Association régionale des agences de voyages de Marrakech-Safi

C’est un travail de terrain qui nécessite une grande expérience et un savoir-faire, d’où les conditions exigées par le ministère du Tourisme pour décrocher le label. Solidité financière, assurance responsabilité professionnelle, participation au fonds de garantie… Autant de pré-requis pour décrocher le sésame. Comme on le sait, c’est un déplacement très spécial que chaque musulman espère accomplir au moins une fois dans sa vie. Et cela doit se faire dans de bonnes conditions.

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