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L’Arabie saoudite est le 6e investisseur au Maroc. Les deux présidents du Conseil d’affaires maroco-saoudien ont signé un accord pour constituer une commission chargée de prospecter en Afrique.  Le 23 février, les hommes d’affaires saoudiens prendront part à la Caravane des régions du Maroc, organisée par les Inspirations ÉCO à Agadir.

Des économies de la région MENA, celle de l’Arabie saoudite est la plus structurellement complémentaire de l’économie marocaine, étant basée majoritairement sur l’extraction du pétrole et sur l’industrie pétrochimique. Ce constat est une évidence pour les membres du Conseil d’affaires maroco-saoudien, qui tient ses travaux cette semaine, dans le cadre de la visite de la partie saoudienne au royaume. Or, en tant que partenaire économique, l’Arabie Saoudite a régressé de la quatrième à la sixième position. Une performance qui ne reflète en rien la qualité des rapports entre les deux pays. «Nous avons perdu deux places en tant que partenaire économique du Maroc. Nous pouvons nous améliorer en encourageant les opérateurs saoudiens à investir dans le royaume. Il faut souligner que l’environnement des affaires au Maroc est parmi les meilleurs dans les mondes arabe et islamique, un succès dû à la stabilité politique», a déclaré Mohamed Fahd El-Hamadi, président de la partie saoudienne du Conseil. C’est cette conviction qui explique, certainement, le fait que l’Arabie saoudite soit le cinquième investisseur au Maroc.

Pour ces opérateurs saoudiens, le potentiel d’amélioration ne manque pas et le Maroc dispose de plusieurs atouts à même d’en faire un partenaire incontournable dans plusieurs domaines. Les chiffres sont là pour en attester: Le Maroc exporte l’équivalent de 500 millions de dollars vers l’Arabie Saoudite et importe pour près de quatre milliards de dollars, majoritairement en produits pétroliers. En passant sous la loupe la pléiade des secteurs encore non exploités par les investisseurs des deux côtés, il est clair que ces chiffres peuvent facilement être multipliés. «Entre la pêche, la sécurité alimentaire, l’agriculture, les services, les travaux publiques et le tourisme, les investisseurs saoudiens ont l’embarras du choix. Il ne faut pas oublier que nous offrons aussi à nos partenaires une entrée vers l’Afrique et ainsi des marchés plus vastes que celui du Maroc», a souligné Khalid Benjelloun, président de la partie marocaine du Conseil d’affaires maroco-saoudien. Un positionnement en tant que passerelle vers le continent, d’autant plus renforcé maintenant que le royaume a réintégré l’Union africaine.

Bouchées doubles
Pour aller de l’avant, il est nécessaire selon les membres du Conseil d’affaires d’opérer certains ajustements. Il s’agit, par exemple, de la constitution d’une commission qui étudierait les différents obstacles à l’investissement de même que le renforcement de la représentativité des opérateurs saoudiens, ou encore des Grandes entreprises, dans le Conseil. L’autre doléance formulée concerne l’indisponibilité de statistiques exhaustives sur l’investissement marocain en Arabie Saoudite. Pour autant, les membres du Conseil étaient d’accord que les obstacles évoqués sont nombreux, mais pas insurmontables. Certains membres marocains du Conseil ont même proposé la mise en place à Casablanca de Chambre de commerce commune. Une option écartée, «à cause de notre appartenance au CCG, nous ne pouvons mettre en place une Chambre de commerce à titre individuel dans un pays tiers. Cela étant, nous avons plusieurs autres possibilités», explique par Mohamed Fahd El-Hamadi.

La réunion du 20 février, qui a été suivie par une rencontre B to B entre entreprises marocaines et saoudiennes, a abouti à la signature par les deux présidents d’un nouvel accord en vue de l’institution d’une commission commune chargée d’effectuer des visites de prospection en Afrique. Cette initiative sera soumise par le Conseil aux hautes autorités des deux pays et a été appuyée par des recommandations, comme celle de mettre en place une plateforme d’exposition permanente des produits marocains et saoudiens dans deux villes des deux pays. Il a été proposé de créer un comité d’investissement en charge du suivi des investissements et d'une commission pour trouver des solutions aux obstacles auxquels se heurtent les investisseurs.

Programme chargé
Les hommes d’affaires marocains se rendront bientôt en Arabie saoudite pour préparer la réunion de la Haute commission maroco-saoudienne prévue en fin d’année. Si la multiplication des rencontres est une occasion de faire le suivi des décisions du Conseil, les membres de ce derniers auront, à la fin de leur visite, eu un programme très chargé qui les aura menés à la CGEM, à l’OMPIC, au ministère de l’Énergie et chez l’ambassadeur d'Arabie Saoudite à Rabat, Abdelaziz Mohyiddine Khouja. Jeudi 23 février, les hommes d’affaires saoudiens prendront part à l’étape Souss de la Caravane des régions du Maroc, organisée par les Inspirations ÉCO. Cette participation leur permettra de découvrir les opportunités d’investissement et l’environnement d’affaires dans la région Souss-Massa-Drâa.


Abdelaziz Mohyiddine Khouja
Ambassadeur d'Arabie Saoudite à Rabat

Les relations entre les deux royaumes sont historiquement très fortes. Aujourd'hui, la coopération économique ne peut que les renforcer. Je note avec satisfaction le développement économique du Maroc dans tous les secteurs sous l'impulsion du roi Mohammed VI. De la même façon, dans notre pays, nous sommes orientés vers le développement et la diversification de notre économie. La complémentarité des deux économies ne peut qu'être bénéfique aux deux pays et leurs peuples, et j'apporte mon total soutien au Conseil d'affaires maroco-saoudien»


Propriété industrielle et intellectuelle

Les deux parties ont convenu de développer la coopération dans plusieurs domaines. Le domaine de la propriété industrielle et commerciale a été un des premiers points traités lors de la visite de la partie saoudienne. Les hommes d’affaires marocains et saoudiens ont décidé de faire de la propriété industrielle et commerciale un levier de développement économique et social. La coopération future entre les deux pays se focalisera ainsi sur :
Le partage d’expérience ayant comme but le renforcement des systèmes de gestion de droits de propriété industrielle et commerciale;
L’échange d’informations et la coordination des activités afin de faciliter les procédures de protection et la défense des droits de propriété industrielle;
La mise en place d’organismes économiques et institutionnels spécialisés dans la propriété industrielle et commerciale;
La promotion des relations entre les institutions et les acteurs dans ce domaine.

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