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Une grande partie de l’huile d’olive au Maroc est vendue en vrac. 15% uniquement de la production sont conditionnés. Les opérateurs professionnels et les consommateurs sont appelés à œuvrer pour la reconversion progressive vers les huiles d’olives de qualité conditionnée. 

La filière oléicole marocaine a connu un développement remarquable au cours des dernières années. Néanmoins, il reste encore certaines problématiques à résoudre, comme la nécessité d’améliorer le niveau du rendement qui n’atteint pas encore celui des pays méditerranéens. À cela s’ajoute la question des exportations qui reste loin des objectifs escomptés. Il faut dire que ce volet n’a pas été développé, vu que la production d’huile d’olive est principalement destinée au marché intérieur qui consomme 97% de la production nationale. Et même sur le marché national, beaucoup de choses restent à faire, à commencer par la structuration du secteur informel. 85% de l’huile d’olive au Maroc sont vendus en vrac et 15% uniquement de la production est conditionnée.

Le président de l’Interprofession marocaine de l’huile d’olive, Rachid Benali, appelle à la sensibilisation aussi bien des consommateurs que des producteurs et agriculteurs, d’autant plus que la profession a été dotée d’une réforme importante et d’un développement institutionnel qui renforce le rôle des professionnels dans les responsabilités qui leur sont confiés. Il estime que la situation actuelle interpelle l’ensemble des acteurs et dénote de l’effort considérable qui reste à fournir pour respecter la réglementation en vigueur. Un programme de promotion, qui va s’étendre sur trois ans, est en cours, en vue d’encourager les opérateurs professionnels et les consommateurs à œuvrer pour la reconversion progressive vers les huiles d’olive de qualité conditionnée, répondant à toutes les normes sanitaires requises. Cette promotion vise à sensibiliser sur le risque sanitaire et les dangers de la consommation de l’huile d’olive ne répondant pas aux normes de qualité, notamment la commercialisation des produits en vrac, rassurer le consommateur sur l’authenticité, la naturalité et le profil gustatif de l’huile d’olive marocaine conditionnée et favoriser la migration de la consommation du vrac vers l’huile d’olive conditionnée par l’ensemble des opérateurs respectant les normes en vigueur qu’ils soient petits, moyens ou grands.

Contrôle difficile
Sur le plan juridique, tout le monde doit se conformer aux dispositions législatives qui régissent la profession. Mais, il s’avère difficile de changer la situation du jour au lendemain d’autant plus que les contrôleurs de l’Office nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) ne sont pas assez nombreux pour effectuer le contrôle de l’ensemble des unités. En effet, la trituration des olives se fait par un secteur moderne et semi-moderne composé de 1.021 unités et un secteur traditionnel constitué de 11.000 maâsras (pressoirs). L’ONSSA ne dispose que de quelque 1.000 contrôleurs pour tous les produits alimentaires. Une grande partie des professionnels est appelée à développer ses activités et à bénéficier du soutien étatique prévu par le Plan Maroc Vert en constituant des groupements d’intérêt économique.

Dans le cadre des GIE, quelque 20 unités de trituration ont été créées avec un montant de 16 millions de dirhams pour chacune d’entre elles. Quelque 18 unités sont en cours de création en vue d’en arriver à une quarantaine. Le programme de développement de la filière oléicole vise principalement l’augmentation de la production et une valorisation forte et pérenne des produits de l’olive : huiles d’olive et olives de table. La concrétisation de cet objectif est tributaire de l’amélioration de la qualité tout au long de la chaîne de valeur, la promotion des produits marocains sur les marchés extérieurs et la promotion de la consommation des produits oléicoles de qualité au niveau du marché intérieur. Le contrat-programme, relatif au développement de la filière oléicole 2009/2020, est sur les rails, selon le directeur du développement des filières de production au ministère de l'Agriculture, Nabil Chaouki.

Rappelons que le coût d’investissement de ce plan est de 29,5 milliards de dirhams, dont 8,4 milliards provenant de l’État. Le contrat-programme s’articule autour de trois axes stratégiques : développement de la production et de la qualité selon un modèle intégré, développement d’une valorisation forte et pérenne et amélioration des conditions cadre de la filière. Il vise notamment l’installation de 440.000 ha de nouvelles plantations et la réhabilitation de 300.000 ha des plantations existantes, l’équipement des vergers en micro-irrigation sur une superficie de 136.000 ha, le développement de l’agrégation autour de projets intégrés, le renforcement de l’organisation professionnelle et de la recherche-encadrement et la promotion de la consommation intérieure et des exportations…

Nécessité de développer les exportations
La filière oléicole participe, à hauteur de 6%, dans la formation du PIB agricole au niveau de l’amont et à hauteur de 15% aux exportations agroalimentaires nationales et représente une source importante d’emplois (190.000 emplois permanents). Globalement, la production nationale d’olive est acheminée à hauteur de 65% à la trituration et 25% à la conserverie, les 10% restants, constituent les pertes et l’autoconsommation. Les exportations moyennes annuelles sont de l’ordre de 76.860 T de conserves d’olives et 17.320 T d’huiles d’olive. Les principaux pays importateurs des olives de table marocaines demeurent la France, les USA, l’Italie et l’Allemagne, alors que les exportations marocaines d’huiles d’olive sont destinées principalement aux USA, à l’Espagne et à l’Italie.

Les exportations d’huile d’olive conditionnée restent faibles et ne dépassent guère 10% du tonnage total exporté, le reste est commercialisé en vrac. Pour les olives de table, les exportations en récipients hermétiquement fermés représentent 50% du tonnage exporté, contre 50% en fûts (vrac).

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