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Khadija Idrissi Janati : Co-fondatrice de Trade+Impact

Le premier Sommet d’Afrique et du Moyen-Orient pour le commerce et l’investissement se tient du 19 au 23  septembre, à Ifrane.  Près de 200 participants issus d’une vingtaine de pays y prennent part. Khadija Idrissi Janati, co-fondatrice de Trade+Impact et directrice du sommet, explique l’utilité d’une telle manifestation.

Les Inspirations ÉCO : Quels sont les objectifs de ce sommet de l’investissement ?
Khadija Idrissi Janati :  C’est un événement dont l’objectif est de réunir des entrepreneurs sociaux qui s’intéressent à leur environnement et qui investissent dans le développement de leur entourage. À Ifrane, ce sont des entreprises d’Afrique et du Moyen-Orient qui échangent sur leurs expériences à travers des conférences, des ateliers thématiques, en plus de l’exposition de leurs produits. Elles ont également l’opportunité d’entrer en relation avec des clients et grossistes internationaux, venant d’Amérique du Nord, d’Australie et d’Europe. In fine, l’objectif est de développer les exportations des entreprises sociales africaines vers le reste du monde. Cette première édition concerne principalement trois grands secteurs que sont l’artisanat, le textile artisanal et l’agro-industrie destinée à usage cosmétique.

En dehors de la commercialisation, la recherche de financement est également mise en avant...
Absolument ! En fait, nous nous sommes posé des questions par rapport aux obstacles que rencontrent les entreprises sociales dans les secteurs précités. Et la réponse est qu’elles sont confrontées à des problèmes de financement, au défi de pénétrer de nouveaux marchés, ainsi qu’à ceux liés à la formation. A ce sommet, nous avons  invité des formateurs et des intervenants, en plus d’une quarantaine d’acheteurs internationaux, afin de les mettre en relation avec les entreprises sociales participantes. Des investisseurs sociaux nous viennent de différents pays dont les États-Unis, l’Angleterre, l’Afrique du Sud et du Canada. Leur apport consistera à expliquer aux participants comment ils peuvent réussir dans leur quête d’investissements. Le volet levée de fonds pour ces entreprises est également au cœur de la démarche.

Est-ce que des investisseurs du Moyen-Orient sont présents à cette première édition ?
Il n’y en a pas beaucoup. Nous nous sommes concentrés sur l’Afrique. Nous recevons des personnes de plus de 25 pays d’Afrique. Ce sont des exposants qui ont été minutieusement choisis au terme d’un processus de sélection sur la base d’un certain nombre de critères. La capacité des entreprises à exporter et leur impact sur l’environnement ont déterminé nos choix. Je tiens à souligner que l’Afrique anglophone est la plus représentée à cette première édition. Comme vous le savez, le Maroc souhaite développer ses relations avec cette partie d’Afrique, qui dispose d’une longueur d’avance dans le domaine de l’entreprenariat social par rapport à l’Afrique francophone. Ils ont réussi à tirer vers le haut leur production artisanale, à la structurer et la moderniser.

Avez-vous bénéficié de l’appui du gouvernement dans l’organisation de cet événement ?
Le gouvernement marocain nous a été d’un grand appui. Tous les établissements publics concernés nous ont énormément soutenus. Il s’agit notamment des départements des Affaires étrangères et de la coopération, de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire et des autorités locales concernées.

Parlez-nous de votre organisation : «Trade and Impact»…
«Trade and Impact» est initiée par 5 femmes, issues du Maroc, du Canada, du Swaziland, du Kenya et du Qatar. Notre objectif est de créer une structure qui nous permette d’accompagner essentiellement les femmes entrepreneures sociales. Nous croyons en la capacité des femmes à développer le secteur de l’entreprenariat social, car la femme, de nature, est très disposée à réinvestir dans son entreprise, mais surtout autour de son entourage. «Trade and Impact» met en place des programmes d’accompagnement déclinés sous forme de formation continue en ligne. Nos programmes comprennent également la création de «think thank» qui s’intéressent aux obstacles du développement des entreprises sociales. Notre organisation est basée au Canada et dispose de branches dans 5 pays. Nous espérons pouvoir nous étendre bientôt dans une dizaine de pays africains. 

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