Lions de l’Atlas. Il était une fois le Mondial

1970.. Le Maroc, ambassadeur de l'Afrique

C’est en 1970 que les Lions de l’Atlas firent leur baptême de feu de la pelouse d’une coupe de monde de football, en participant au Mondial de Mexico. A l’époque, le continent africain avait droit à un seul représentant et c’est le Maroc qui avait eu la lourde tache de convaincre la FIFA de réviser cette décision qui ne prenait pas à sa juste valeur le niveau footballistique des sélections africaines. Le tirage au sort n’avait pas ménagé le Maroc qui se retrouvait aux côtés de la sélection allemande, double champion du monde, du Pérou qui vivait sa décennie d’or et la Bulgarie. 

Lors du match d’ouverture contre l’Allemagne, les lions de l’Atlas avaient sorti le grand jeu en menant à la mi-temps 1-0, avant de s’incliner 1-2 devant les coéquipiers de Gerd Muller. Mené par feu Driss Bamous, Slimani en défense et Houmane en attaque, les coéquipiers du gardien de but mythique Allal sont sortis la tête haute de cette participation avec un point de nul obtenu contre la Bulgarie (1-1) et une défaite contre le Pérou (0-3).

1986.. Premier pays africain à se qualifier au 2ème tour

De nouveau au Mexique, les Lions de l’Atlas n’ont cette fois pas tremblé et ont pu se placer en 1ère position dans le groupe de la mort dans lequel il se trouvaient, aux côté de l’Angleterre, le Portugal et la Pologne. Face au demi-finaliste du Mondial de 1982, et dès leur premier match contre la Pologne, les coéquipiers de Mohammed Timoumi (ballon d’or africain en 1985) ont appliqué à la lettre les consignes de Mehdi Faria, l’entraîneur brésilien des Lions, qui a arraché deux nuls précieux contre la Pologne et l’Angleterre, avant de pouvoir battre haut la main le Portugal 3-1, grâce à un doublé de Abderrazak Khiri et un 3ème but de Miri Krimou. 

L’édition de 1986 est restée dans les l'histoire du football marocain en raison d’une qualification historique en tant que premier pays arabe et africain à avoir arraché le billet de qualification aux huitièmes de finales. Encore une fois, c’est l’Allemagne qui bat le Maroc par le petit score de 0-1, marqué aux derniers souffles de la partie. Une balle arrêtée avait en effet trompé la vigilance du grand gardien Badou Zaki qui avait été élu parmi les trois meilleurs gardiens de cette édition.

1994.. Le rêve américain brisé

C’est l’édition la plus désastreuse signée par l’équipe nationale, avec 0 points au compteur après trois défaites contre la Belgique (0-1), l’Arabie Saoudite (1-2) et l’orange mécanique la Hollande (1-2). Menés par Haddaoui, le seul rescapé du Mondial de 1986, les Lions de l’Atlas n’ont pas pu se libérer tout au long de la compétition, malgré la présence de plusieurs joueurs de talent comme Naybet, Hadrioui, Hajji, Bahja et Saoudi. 

Même s’ils ont pu sortir un grand match face aux diables rouges de la Belgique, avec deux transversales de Mohamed Chaouch, l’attaquant de pointe des Lions, les Marocains ont trébuché devant l’Arabie Saoudite, la révélation du tournoi par deux buts à un, avant de quitter le Mondial à l’issue d’une troisième défait face à la Hollande de Berkamp et de Koeman.  

L’édition de 1994 était l’unique fois où l’équipe nationale était menée par un sélectionneur national, en l’occurrence feu Abdellah Blinda, et l’unique participation où les lions de l’Atlas n’avaient pu arracher aucun point durant leurs trois rencontres.

1998.. Le Maroc passe à côté d’une 2ème qualification

Menés par les incontournables Naybet et Bassir, l’équipe nationale était dans un groupe très difficile aux côtés du Brésil, La Norvège et l’Ecosse. Après un nul 2-2 contre l’équipe scandinave qui avait éliminé l’Angleterre avant de pouvoir arriver au Mondial, le Maroc n’a pas résisté face au Brésil mené par Ronaldo et a été battu par 3-0, avant de pouvoir se déchaîner face à l’Ecosse (3-1). 

Le Maroc avait en effet besoin d’une victoire contre les Ecossais, et attendre un cadeau du Brésil qui devait battre la Norvège. Le but marqué par les Norvégiens sur un pénalty sifflé durant les arrêts de jeu a rendu les efforts des coéquipiers de Bassir (auteur de 2 buts) sans effet, avec une 3ème place avec 4 points, derrière le Brésil et la Norvège. 

La participation au Mondial français a été tout de même très honorable après que les poulains d’Henri Michel se soient surpassés durant leur dernière rencontre, notamment Tahar en milieu, et Camacho en attaque avec deux buts inscrits lors de cette édition par l’attaquant du CODM de Meknès.

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