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Menées avec le soutien du Fonds d’appui aux centres techniques ((FACET) et l’Association technique française de l’Industrie des liants hydrauliques (ATILH), ces études ont montré qu’il y a d’importantes opportunités de business à saisir dans le domaine de la valorisation des déchets de béton déconstruit et de boues marbrières.

Le Cetemco (Centre technique des matériaux de construction) marque des points dans le domaine de la recherche-développement ! Surfant sur les appels d’offres lancés en 2016 par le ministère de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique dans la valorisation des déchets de matériaux de construction, le centre technique a présenté, hier à Casablanca les résultats de deux études sur quatre qui lui ont été confiées par ce dernier.

Financement du FACET
Financées par le Fonds d’appui aux centres techniques (FACET) à hauteur de 70% chacune (coût unitaire : 1 MDH) et finalisées à la fin de l’année dernière, ces deux études, dont la mise en œuvre a pris 12 mois, ont respectivement porté sur la valorisation des déchets de béton déconstruit (V2D) et la valorisation des boues marbrières (VBM). Selon Saïd Bouanani, directeur du Cetemco et modérateur du séminaire d’hier, qui a accueilli une forte assistance de cimentiers, de marbriers et de dirigeants de bureaux d’études, «en menant ces études, le Cetemco s’est intéressé à apporter un éclairage sous un angle purement technique et scientifique». Autrement dit, la mission qui était confiée au Cetemco était de montrer ou pas la faisabilité de la valorisation de ces deux types de déchets. Finalement, les résultats de la première étude citée, menée avec l’appui de l’Association technique française de l’industrie des liants hydrauliques (ATILH), ont permis de savoir qu’après valorisation du béton déconstruit, il est possible d’en utiliser 5% pour faire du ciment ; 20% pour faire du béton et 100% pour produire du clinker. Et s’agissant de la seconde étude, ces résultats ont également montré qu’il est possible d’incorporer les boues marbrières valorisées dans la fabrication de mortiers de ciments, de carreaux céramiques et d’appareils sanitaires comme les lavabos, les chaises et autres bidets.

Plusieurs opportunités de business
Ces démonstrations de faisabilité constituent d’importantes opportunités de business à saisir pour à la fois faire fortune et préserver l’environnement. Et comme on peut s’y attendre, ce n’est pas tombé dans l’oreille d'un sourd puisque certains industriels membres de la Fédération des industries des matériaux de construction et ses associations (l’Association professionnelle des cimentiers «APC» et l’Association marocaine des marbriers «AMM») se sont engagés dans ces créneaux très prometteurs. D’ailleurs, deux d’entre eux ont profité du séminaire pour présenter leurs produits très concurrentiels fabriqués à base de matériaux de construction recyclés et chercher à parfaire leurs réseaux de fournisseurs industriels. Lesquels ont là l’opportunité d’entrer de plain pied dans la vertueuse économie circulaire qui peut leur enlever une grosse épine du pied. En attendant, il faut savoir que les opportunités de business à développer dans ces deux domaines sont énormes. En effet, les déchets issus des chantiers de construction et de démolition (DCD) sont estimés à quelque 9 millions de tonnes par an et en l’absence de tri et de valorisation, ces déchets, qui n’ont pour l’instant aucun exutoire et sont donc rejetés de manière non contrôlée dans le milieu naturel et au voisinage des agglomérations, posent une sérieuse problématique au royaume. Idem pour les boues marbrières. Ces déchets, qui sont estimés à 100.000 tonnes par an, posent de réels problèmes aux professionnels en charge de leur gestion. Elles finissent généralement entreposées dans la nature, engendrant ainsi des impacts environnementaux et sanitaires difficilement mesurables (émissions de particules en suspension dans l’air, immiscions - chute de particules lourdes par terre, emprises, etc).

Filière de valorisation des DCD. Quelle faisabilité?  
Il est à signaler que pour remédier à ces situations, le Secrétariat d’État chargé du développement durable (SEDD) a déjà initié la réflexion. En collaboration avec des institutionnels, des professionnels et des associations, elle est parvenue à réaliser une étude qui a évalué la faisabilité de la mise en place d’une filière de valorisation des déchets de construction et de démolition (DCD). Selon l’étude, la mise en place de cette filière devra passer par plusieurs étapes, notamment l’élaboration des schémas de fonctionnement avec l’identification des mécanismes institutionnels et techniques nécessaires à leur mise en œuvre ; l’identification des mécanismes financiers (recouvrement des coûts) ; le renforcement du cadre juridique ainsi que des actions de sensibilisation et de communication.

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