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Décryptages / Grand Angle

Le ministre de la Santé Anass Doukkali ambitionne d’instaurer une nouvelle gouvernance dans le secteur palliant les carences et répondant aux différents besoins, tant sur le plan central qu’au niveau des services déconcentrés. C’est là l’un des messages clés du responsable gouvernemental, invité d'Horizon TV dans le cadre de l'émission «Fi Samim».

La promotion du secteur de la santé au Maroc passe par la réforme de la gouvernance. C’est en effet l’un des axes fondamentaux du nouveau Plan national de la santé. Pour atteindre les objectifs escomptés, la qualification des ressources humaines s’impose. Le chef du département de la Santé mise sur la mobilisation des compétences pour pouvoir dépasser les problématiques liées à la gestion. Il s’agit désormais d’une conviction après les visites de terrain effectuées par le ministre dans les régions. Il en ressort que, parfois, les dysfonctionnements peuvent être résolus sur le plan local ou régional. Aussi est-il grand temps que les responsables régionaux puissent assumer pleinement leur mission, afin d'éviter les couacs inutiles qui freinent le développement du secteur. À ce titre, les attributions seront déléguées aux services déconcentrés dans le cadre de la très attendue Charte de la déconcentration administrative.

C’est d’ailleurs dans ce cadre que s’inscrivent la nouvelle vision de la mobilité et les nominations aux postes de décisions, qui ont récemment suscité une grande polémique. Doukkali a fait appel à un bureau d’étude externe pour évaluer les compétences des ressources humaines de la santé en vue d’atteindre une gestion efficace et optimale sur la base d’une cartographie détaillée des cadres. Désormais, la responsabilité devra être attribuée sur la base de l’élaboration d’un projet en phase avec les objectifs du Plan national de la santé. Le message du responsable gouvernemental est très clair: la responsabilité est dorénavant basée sur un contrat-programme en vue de renforcer les mécanismes de contrôle et de suivi. L’ambition est d’instaurer une nouvelle culture et d’insuffler une nouvelle dynamique dans le secteur, miné par nombre de dysfonctionnements. Doukkali réussira-t-il là où ses prédécesseurs ont échoué? En tout cas, il affiche une ferme conviction, celle du changement, grâce à l’approche de concertation et à l’implication des différentes parties prenantes. Plusieurs mesures de contrôle de gestion seront instaurées. Le nouveau mode de gouvernance concerne aussi la gestion budgétaire. Les ressources financières allouées au secteur restent toujours limitées par rapport aux besoins, bien que le budget de la santé ait augmenté au cours des dernières années, passant de 11,88 MMDH en 2012 à 14,79 MMDH en 2018, soit une hausse de 19,7%. L’OMS, rappelons-le, recommande de consacrer 12% du budget général de l’État au secteur de la santé. Le Maroc est loin de cet objectif, avec 5,6 % seulement.

Pour dépasser cet écueil, le ministre de la Santé mise sur l’efficience budgétaire afin de générer plus de résultats dans la limite du budget imparti ainsi que la mobilisation d’instruments financiers innovants. Il s’agit notamment de la promotion du partenariat public-privé pour soutenir les efforts d’investissement public. «On ne peut pas poursuivre ce grand élan d’investissement. Un CHU nécessite un budget de 1,5 à 2 MMDH, et un centre hospitalier provincial, 400 à 500 MDH. Il faut injecter les ressources financières privées pour alléger le budget et l’orienter vers la gestion basée sur le rendement», souligne le ministre de la Santé. Il faut aussi développer les capacités de gestion afin d’améliorer le taux d’exécution du budget qui demeure encore en deçà des aspirations. Le budget de 2019 doit être structuré autour des objectifs essentiels du plan national de santé. L’arbitrage entre les différents départements sera bientôt lancé.

Le secteur de la santé a fortement besoin du renforcement des ressources financières et humaines. En 2018, le nombre des postes budgétaires alloués au secteur était de 4.000. Doukkali espère atteindre les 6.000 postes en 2019. La contractualisation, bien qu’elle soit contestée, est une voie envisagée pour faire face à la déficience des ressources humaines. Par ailleurs, le chef du département de la Santé entend introduire une rubrique spéciale «RAMED» dans le budget pour faire face aux problèmes de financement du régime. Par ailleurs, la création d’une agence indépendante pour gérer le RAMED s’avère désormais être une nécessité en vue de garantir sa pérennisation et son financement. Pour réussir le pari, les hôpitaux doivent avoir la capacité de négocier leur budget. Aussi faut-il développer un système informatique de facturation dans les hôpitaux à l’instar des CHU.

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