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Décryptages / Grand Angle

La progression du commerce extérieur marocain aurait été moins dynamique depuis le début des années 2000 en comparaison avec la décennie précédente. Dans ce contexte, l’émergence de nouveaux secteurs industriels exportateurs et le dynamisme du commerce des services permettent d’atténuer un tant soit peu les difficultés structurelles de la balance commerciale.

La dynamique de l’ouverture commerciale engagée par le Maroc depuis le début des années 2000 et manifestée notamment par la signature d’une série d’accords de libre-échange a manifestement eu un grand effet sur la structure des échanges extérieurs marocains. Selon une récente étude du Centre marocain de conjoncture (CMC) consacrée au diagnostic du commerce extérieur entre 2000 et 2016, l’on constate que le volume des échanges a maintenu un rythme d’expansion soutenu malgré les signes de ralentissement enregistrés ces dernières années. Pour une valeur globale atteignant 631 MMDH au terme de l’année 2016, les transactions totales sur les marchandises ont enregistré une hausse moyenne de 5,9% sur la période 2010-2016. Toutefois, la croissance du commerce dans l’absolu aurait été moins importante par rapport à la décennie précédente où elle s’est établie aux alentours de 8,3%. La croissance des échanges globaux aurait donc enregistré une décélération de 2,4 points par rapport à la décennie précédente. Cette baisse de régime sensible des échanges commerciaux tient en premier lieu au ralentissement de cadence au niveau des exportations avec la contraction de la croissance, l’affaiblissement de la demande et les changements profonds intervenus tant au niveau des facteurs de compétitivité qu’à celui des termes de l’échange. Elle tient également à la baisse du rythme d’accroissement des importations liée ces dernières années à la forte chute des prix de l’énergie et des matières premières. Autrement dit, le Maroc n’aurait pas forcément importé moins, il aurait surtout importé moins cher.

Bouée de sauvetage
Fait marquant de l’analyse du CMC: Le commerce des services commence à prendre une dimension importante dans les transactions courantes tant du point de vue du flux des échanges que du point de vue de son apport à l’équilibre des comptes extérieurs. L’émergence de nouvelles activités d’exportation relevant de la sphère des services au cours des dernières années, plus particulièrement les services aux entreprises, les services de transport et communications ainsi que les services liées aux activités du tourisme renforce de plus en plus le mouvement de restructuration des exportations et les flux financiers qu’elles génèrent. Les recettes au titre des transactions sur les services ont atteint au terme de l’année 2015 le montant global de 143 MMDH, en hausse de 36% depuis le début de la décennie. Le solde des flux financiers correspondant aux transactions sur les services a en effet dégagé en 2015 un excédent atteignant 66 MMDH, représentant 43% du déficit des transactions sur les marchandises. «L’intégration du commerce des services dans la balance commerciale permet ainsi d’atténuer de façon substantielle le déficit structurel du commerce des marchandises en élevant le taux de couverture d’une dizaine de points en moyenne par rapport au niveau correspondant aux transactions portant uniquement sur les marchandises», explique le CMC dans son analyse.

L’export s’industrialise
Parallèlement, le Maroc a renforcé la compétitivité de ses exportations. La consolidation du volume des échanges commerciaux tient en grande partie au développement soutenu des exportations. La décennie 2000 devait s’achever sur un volume global des exportations des marchandises atteignant 150 MMDH, enregistrant ainsi une hausse moyenne de 6,6% par an sur la période 2000-2010. Cette performance devait se poursuivre au cours des années suivantes et même marquer une légère accélération avec un taux de progression des exportations se situant à 7% en moyenne annuelle sur la période 2010-2016. Ce dynamisme de l’export s’est accompagné de changements importants dans la structure des ventes par groupe de produits. On constate, en effet, que les produits d’alimentation et les produits bruts qui constituaient une bonne partie des recettes d’exportation au début de la décennie 2000 ont été largement déclassés par la progression soutenue des produits industriels. Les ventes sur les marchés extérieurs correspondant aux produits d’alimentation et aux produits bruts qui totalisent plus de 45% des recettes totales des exportations se sont réduites à moins de 30% actuellement. Parallèlement, les ventes à l’extérieur en demi-produits, en biens d’équipement et en biens de consommation ont progressé de façon notable pour atteindre 70% des recettes d’exportation, gagnant ainsi près de 8 points par rapport à leur part au début de la décennie 2000.


Le Maroc stagne sur ses parts de marchés à l’export

La concurrence est rude sur les marchés cibles des exportations marocaines. En effet, les parts de marchés du royaume à l’export n’ont pas enregistré de hausse significative depuis le début de la décennie. Les évaluations menées à ce sujet montrent que la part du Maroc est passée de 0,125% en 2010 à 0,145% en 2014 gagnant à peine 0,02 point en pourcentage depuis le début de la décennie. Le CMC relève que parallèlement, des pays concurrents comme la Turquie, l’Égypte ou le Chili ont enregistré des évolutions en termes de part de marché à l’export nettement plus importantes. Une quasi-stagnation qui s’explique par les évolutions contrastées des secteurs d’exportation. Alors que les secteurs traditionnels de l’agroalimentaire et du textile accusent un repli sensible, de nouveaux secteurs comme l’automobile, l’aéronautique, ou encore la chimie affichent des progressions remarquables.

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