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En plus des activités générées par l’économie sociale et solidaire, le  Conseil de la région de l’Oriental place aussi le curseur sur l’économie bleue pour sortir la région de sa crise. 

La région de l’Oriental figure parmi les régions qui ont accusé un retard de développement au vu de sa position géographique et de la fermeture des frontières. C’est ce qui empêche la population d’exploiter la richesse de la région et de créer une dynamique économique, surtout qu’il s’agit d’une zone frontalière. Dans le cadre des orientations adoptées lors de l’élaboration du Projet de développement régional (PDR), le conseil de la région a pris en considération cette situation et a hissé, parmi ses priorités, l'investissement dans le capital humain pour mieux accompagner la révolution technologique et encourager le développement durable dans la région. «Les secteurs de l’économie sociale et solidaire et de l’économie bleue permettront de mener à bien les transformations économiques et sociales qui répondent aux attentes de la population, plus particulièrement les couches sociales, qui ne bénéficient pas de l’effort de développement et pour lesquelles la cruauté de la crise constitue un désastre social et culturel», explique Ettayeb El Masbahi, premier vice-président du Conseil de la région de l’Oriental, chargé de la coopération internationale et de l’économie sociale et solidaire.

S’agissant du secteur de l’économie sociale et solidaire, le conseil régional a choisi d'agir en concertation avec l’ensemble des acteurs de la vie sociale, économique et culturelle, principalement les coopératives actives dans la région. Le Conseil de la région de l’Oriental leur a consacré une enveloppe de 12 MDH pour leur permettre de se conformer et de se former aux conditions de production dans ce secteur, et ce afin de valoriser la commercialisation de leurs produits aux niveaux régional, national et international. L’ensemble des actions citées a conduit le conseil de la région à prendre une décision cruciale concernant la création d’une plateforme consacrée aux produits de terroir, à leur emballage et à la certification de leur qualité. «Cette dynamique nous a permis de constater que l’engouement des jeunes et des femmes pour les coopératives et leur production est immense. C’est pourquoi nous avons décidé de consacrer la même enveloppe cette année, ainsi que la création du Centre régional de l’économie sociale et solidaire et de la Maison des coopératives, avec le soutien du ministère du Tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale», précise El Masbahi, qui est également président de la commission d’organisation du salon de l’ESS de l’Oriental", note El Mesbahi.

Le résultat de cette action est palpable puisqu'une vingtaine de coopératives sont aujourd'hui installées dans la zone internationale de l’aéroport et commercialisent leurs produits dans des conditions optimales. La même expérience sera élargie à l’aéroport d’Al Aroui et du port de Beni Nssar. S’agissant de l’économie bleue, les responsables de la région comptent tirer profit de tous les bénéfices des activités maritimes en favorisant notamment la compétitivité des ports de commerce et des exploitations maritimes, le soutien des pêches et des cultures maritimes, le développement de l’éolienne, de l’offshore, du tourisme solidaire et des énergies renouvelables. À cela, il faut ajouter les réserves hydrocarbures en ressource minérale et biologique que recèlent la mer et les fonds sous-marins, demeurées intactes. À titre d’exemple, l’activité maritime représente 850.000 emplois et 15% du PIB en France. En Tanzanie, le secteur de la pêche est 26% plus productif que la moyenne générale; 150% en Ouganda et plus de 500% à Madagascar. «Le conseil de la région s’emploie à saisir toutes les opportunités pour insister sur l’importance d’adopter une démarche tendant à promouvoir le secteur de l’économie bleue», explique El Masbahi.

Pour concrétiser cette démarche, le conseil régional a déjà entamé des négociations avec la région de l’Occitanie pour la création d’une grande école de formation dans les métiers de la mer. Elle aura une vocation nationale et internationale, ouverte à tous les étudiants africains. Dans le cadre de la coopération Nord-Sud, la région de l’Oriental mène également des actions pour la promotion du coaching territorial. En effet, la région abrite le premier collège du coaching territorial destiné à l’Afrique, qui reçoit des étudiants de tout le continent afin d'être coachés dans les domaines du management territorial et de la bonne gouvernance.

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