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Décryptages / Focus

La dernière édition de l’Observatoire de Wafasalaf a été présentée en plein Auto Expo et dans l’espace même dédié aux conférences du salon. Une étude riche en enseignements, d’autant plus qu’elle s’est focalisée sur trois questions précises : les intentions d’achat, l’hybride et la LLD.

Une fois n’est pas coutume, c’est ailleurs que dans son siège que Wafasalaf a présenté la dernière étude de son observatoire. Ce dernier étant relatif à l’automobile, il était à la fois logique et pertinent d’en annoncer les données au sein même de l’Auto Expo, dans l’espace conférence du salon. L’occasion pour Laila Mamou, présidente du directoire de Wafasalaf (photo),  de revenir tout d’abord sur l’objectif même de l’Observatoire de Wafasalaf à savoir, «comprendre la transformation des besoins et des tendances des clients». Réalisé en début d’année et en bonne part en février 2018, cet ultime sondage a été effectué par le cabinet LMS-CSA, avec l’expertise de Wafasalaf, le concours d’un comité scientifique, mais aussi d’un nouveau partenaire : l’antenne locale d’un grand cabinet d’étude marketing mondial, Trend Watching. Comme les autres études déjà effectuées, la dernière en date prend en compte des CSP différentes, ainsi que quatre indicateurs permanents à savoir, le pouvoir d’achat (en baisse de 0,9%), l’évolution des dépenses, l’équipement des foyers (plutôt stable) et les intentions d’achat (TV, salon, voiture…).

Plus de 2.000 sondés
 Selon Abdenbi Louitri (DG du Cabinet LMS-CSA), cette nouvelle étude a été effectuée auprès de deux échantillons. Le premier a concerné 1.215 sondés, tous des chefs de famille, âgés de 25 à 67 ans, de CSP variables et évoluant aussi bien en milieu urbain que péri-urbain. Il en ressort globalement que la voiture est un poste budgétaire important dans les dépenses d’un ménage, mais aussi qu’elle est la troisième priorité des sondés avec 10% d’intention d’achat en 2018. Des foyers dont les ressources sont en baisse comme l’a expliqué Abdenbi Louitri, qui a déclaré que «les ménages marocains perçoivent de la contrainte en termes de pouvoir d’achat». Le second échantillon a concerné 812 personnes, hommes et femmes, âgés de 21 à 65 ans et s’est focalisé sur trois grands thèmes, en l’occurrence : les intentions d’achat, la voiture hybride et la location longue durée (LLD). Entre autres chiffres annoncés : 42% des sondés ont des voitures, dont 28% carburent à l’essence (72% diesel), tandis que 94% d’entre eux utilisent leur auto pour un usage personnel et 58% en sont très satisfaits, tandis que 8% en sont plutôt insatisfaits. En outre, 11% des sondés envisagent d’acheter une voiture et parmi eux, 58% comme premier équipement, 12% comme équipement supplémentaire et 29% dans le cadre d’un renouvellement. Il est intéressant de noter que parmi ces 11% de sondés (en février) et qui sont en quête d’achat d’une auto, 47% visent un véhicule d’occasion (VO) et 52% du neuf. L’étude fait ressortir aussi que le prix moyen prévu pour l’achat d’un véhicule neuf est d’environ 153.000 DH, alors qu’il n’est que de 65.000 DH pour l’usagé, puis surtout que le crédit arrive en force pour le neuf et un peu moins pour le VO. Dans le même sillage, la mensualité moyenne prévue tourne autour de 1.900 DH pour le neuf et environ 1.200 pour le VO. La marque du véhicule arrive comme premier critère d’achat, suivie du prix, puis de la garantie.

La LLD et l’hybride scrutés
«Quel attrait pour la LLD et les véhicules hybride?». À cette question double, les réponses des sondés nous semblent finalement sans surprise, eu égard au manque de culture automobile des Marocains. Ainsi, 33% d’entre eux, jugent «très intéressant» l’attrait de la LLD, 30% «plutôt intéressant», 16% «intéressant» et 17% «pas du tout intéressant». Quant aux véhicules hybrides et sur la base de 220 répondants qui connaissent cette technologie, 36% des sondés se sont dits «très intéressés», 48% «plutôt intéressé», tandis que 9% se sont dits «pas du tout intéressés». Au passage, on retiendra que la présentation de cette étude s’est faite devant quelques éminents représentants du secteur automobile national. À commencer par Adil Bennani, Président de l’Aivam (l’Association des importateurs automobile au Maroc), Obada Nasserddine (gérant unique des filiales marocaines du groupe Bugshan), Achraf Hajjaji (DGA d’Auto Nejma), Salma Moukbil (DG de Toyota du Maroc), Lhoucine Moukine Billah (directeur commercial de Wafa LLD) et Hicham Lamrani (DG de The New Territory, partenaire de Trendwatching Maroc).Bref, un joli panel de spécialistes qui ont, tour à tour, pris la parole pour commenter les conclusions de cette étude. Parmi eux, Bennani a, comme à son accoutumée, brillé par sa maîtrise de tous les sujets et chiffres relatifs au secteur, non sans évoquer les tendances futures qui se profileront rapidement à l’échelon international. Il s’agit de la voiture écologique dans ses trois principales technologies (hybride, électrique et à hydrogène), de l’automobile à conduite autonome ou encore, de la digitalisation tous azimuts des services (y compris l’achat du neuf). Autant de tendances qui finiront, inévitablement, par toucher le marché automobile marocain, avec une série de défis à relever (incitations écologique, mise à niveau infrastructurelle…) et pour lesquels le président de l’Aivam interpelle les pouvoirs publics et les appelle à se mobiliser.  

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