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Décryptages / Focus

Un vibrant hommage a été rendu, au sein du Parlement européen à Bruxelles, à la région Dakhla-Oued Eddahab lors du la session annuelle du Globe's Forum organisé par l'Organisation internationale des médias africains. Le constat est sans appel: cette région pourrait servir de modèle de développement pour bon nombre de régions en Afrique.

Les mutations que la région Dakhla-Oued Eddahab est en train de vivre devraient inspirer les pays africains qui aspirent à donner un coup de fouet à leur économie et contrecarrer la multitude de problématiques dont souffrent leur population, selon nombre de participants au forum des médias africains tenu du 23 au 25 novembre par l’Organisation internationale des médias africains, présidée par la Marocaine Kaoutar Fal, qui a rendu un hommage à Dakhla au sein du Parlement européen à Bruxelles. Cette rencontre de la plus haute importante, réunissant des représentants de plus de 15 pays, a permis de faire le point sur les potentialités économiques de cette région. Le président de son conseil régional, Khattat Yanja, affiche un grand optimisme en raison du développement spectaculaire de ce territoire depuis sa récupération en 1979: mise en place d’importantes infrastructures de base et d’équipements socioculturels, modernisation urbanistique et éradication d’insalubrité, désenclavement par le renforcement des liaisons aériennes et de la connexion Internet par fibre optique dans la perspective d'en faire un pôle attractif pour l’investissement national étranger. Une mutation qui lui a permis d’enregistrer un des plus importants taux de croissance à l’échelle nationale. Un développement soutenu expliqué par le président de la région par les efforts considérables déployés par les pouvoirs publics en vue de la hisser au rang qu’elle mérite parmi les autres régions du Maroc. La dernière action en date, rappelons-le, est le lancement par le souverain du nouveau modèle de développement des régions du Sud du royaume.

Modèle réussi
Les moyens financiers sont au rendez-vous. Des investissements de l’ordre de 17,5 MMDH sont consacrés au programme de développement intégré de la région Dakhla-Oued Eddahab, dont 6,6 MMDH alloués par l’État. Dans la même dynamique de développement, le conseil de cette région a adopté un programme de développement régional dont le coût estimatif des projets complémentaires inclus est de 13,87 MMDH. Le PDR vise durant les années à venir la réalisation d’un développement durable, intégré et équilibré en vue de réduire les inégalités sociales et renforcer le positionnement du territoire. Il s’articule autour de quatre axes opérationnels: l’attractivité du territoire, la compétitivité économique, le développement social et inclusif et la valorisation du capital matériel et immatériel. Un modèle jugé réussi par des experts tant européens qu’africains. Aujourd’hui, plus que jamais, il s’avère nécessaire de miser sur les besoins de chaque région et des potentialités dont elle regorge afin d’accélérer le rythme de développement dans les pays africains appelés à relever bon nombre de défis. Le continent noir doit impérativement ériger en priorités le développement de son industrie, la qualification de sa jeunesse et la promotion de l’emploi, comme le souligne Ahmed Reda Chami, ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne. La mission n’est pas de tout repos, de l’avis du diplomate marocain qui plaide pour une forte implication de l’Europe dans l’accompagnement du développement de l’Afrique, dans le cadre de l’approche gagnant-gagnant. Les pays de ce continent doivent, en contrepartie, déployer de grands efforts en matière de gouvernance et de développement de leur capacité d’absorption des flux d’investissements. Le jeu en vaut la chandelle, afin d'accélérer le rythme de transformation de l’Afrique et pouvoir, ainsi, améliorer les indicateurs de développement humain qui sont au rouge dans plusieurs pays africains.


Gilles Pargneaux
euro-député 

J’ai été témoin de l’impressionnant développement économique et social de la dernière décennie qu’a connue Dakhla. Ce développement, c’est le socle de toute politique de long terme de lutte contre l’extrémisme et en faveur de la stabilité. En ce sens, le développement de Dakhla est un exemple».

Khattat Yanja
Président de la région de Dakhla-Oued Eddahab

Le plan de développement régional de Dakhla-Oued Eddahab vise le renforcement de la compétitivité de notre région, la conception et la réalisation d’une stratégie de Marketing territorial qui mettra en exergue ses avantages comparatifs et de positionner son offre régionale parmi les plus concurrentielles. Notre politique de développement se veut à la fois durable, intégrée et très ouverte au partenariat avec les secteurs public et privé et à la coopération régionale, nationale et internationale».

Ahmed Reda Chami
Ambassadeur du Maroc à l’Union européenne

L’Europe se doit de penser un vrai plan Marshall pour le développement de l’Afrique et de l’industrie dans ce continent. L’apport des grandes entreprises à travers les investissements directs étrangers s’avère extrêmement important. Il faut aussi être conscient des problèmes qui auront une incidence sur la dynamique de développement. Le Maroc est bien placé pour partager son savoir-faire avec ses partenaires africains».

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