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Le programme de modernisation et de développement des hippodromes devrait être finalisé d’ici 2020.

La 10e édition du Salon du Cheval d’El Jadida démarre aujourd’hui au parc d’exposition Mohammed VI. Jusqu’au 22 octobre, le cheval sera à l’honneur. Outre les tbourida et les spectacles équestres, des séminaires sont au programme pour discuter du développement de la filière équine.

Dix ans...ou l'âge de la maturité pour le Salon du cheval d’El Jadida en 2008. Le challenge d’en faire un événement important semble aujourd’hui relevé. Le salon d’El Jadida est en effet devenu un rendez-vous annuel, à l'échelle internationale, pour les amoureux et les professionnels du cheval. Le thème retenu cette année, «Le Salon du cheval, 10 ans de fierté et de passion», semble traduire l'état d'esprit qui prévaut chez l’ensemble des intervenants, les participants comme les organisateurs. L’organisation en général et les programmes sont conçus de manière à apporter une touche particulière à cette édition. Cette dernière se distingue à travers diverses activités sportives, ludiques, artistiques et scientifiques. Cela contribuera au développement de la filière équine et «à la préservation du formidable capital immatériel que représente le patrimoine équestre national». Pour sa part, la tbourida, est une des attractions phare du salon. Les meilleures sorbas ou troupes du pays seront présentes et disputeront le Grand prix de Sa Majesté le roi Mohammed VI de tbourida dans sa deuxième édition.

Par ailleurs, le programme, de haute facture, comprend un show international du pur-sang arabe auquel prendront part des chevaux de classe mondiale, le championnat international du cheval barbe, unique au monde, durant lequel se mesureront des chevaux barbes issus du Grand Maghreb et d’Europe, et le Concours de Saut d'obstacles international 3*W qualificatif pour la coupe du monde, zone Afrique et Moyen-Orient, constituant la 3e étape du Morocco Royal Tour. Deux soirées seront réservées à des spectacles équestres captivants et de haut niveau. De même, seront organisées des conférences culturelles et scientifiques en rapport avec le thème de l’édition.

Un timbre spécial Salon du cheval
Cette édition, qui connaît une forte représentation des pays africains, prévoit l’organisation d’une exposition-rétrospective des 10 éditions du salon. D’autre part, les organisateurs prévoient également l’édition spéciale d’un timbre à l’occasion de cette 10e édition qui se tient pour la deuxième année consécutive dans le tout nouveau Parc d'exposition. Cette réalisation d'envergure s’étend sur une superficie de 30.000 m² couverts, et sur 50 ha au total. Le projet a été réalisé avec un investissement global de 390 MDH. Cet important parc multifonctions, d’une capacité d’accueil de 600 chevaux, comporte notamment des espaces d’exposition et de tbourida, des structures d’accueil, un village d’enfants et des dépendances administratives. Le Parc d’exposition permet aussi d'accueillir d’autres types de manifestations vu son infrastructure et son équipement divers. Par ailleurs, le ministère de l’Agriculture a lancé un plan décennal, intitulé stratégie national pour la filière équine.

Ce plan ambitionne de doubler la contribution de la filière cheval au PIB national d’ici l’an 2020. L’objectif est d’augmenter sa contribution au PIB national pour atteindre 7 MMDH en 2020. La stratégie prévoit également d’augmenter le nombre d’emplois directs et indirects généré par la filière équine pour passer à plus de 9.000 en 2020. La contribution de la filière aux recettes fiscales de l’État au titre de la TVA devrait, pour sa part, passer à quelque 1,1 MMDH. En attendant, plusieurs actions programmées dans le cadre de la nouvelle stratégie sont déjà en cours d’application. La stratégie a pour objectif de renforcer l’attrait du cheval à travers la création et le renforcement d’activités à fort potentiel de croissance telles que les courses hippiques et d’endurance. Cet objectif nécessite une redéfinition totale du rôle du cheval au Maroc diminué face à une mécanisation galopante qui menace à moyen terme les usages traditionnels notamment dans le transport et l’agriculture. La seule issue est de baliser la voie de la reconversion du cheval de son rôle traditionnel vers les sports et loisirs équestres, le tourisme, les arts, l’équithérapie. «Les courses hippiques sont le moteur de la filière équine» précise Omar Skalli, DG de la Société royale d'encouragement du cheval (SOREC).

En effet, dans les pays qui disposent de filières équines solidement développées, celles-ci sont essentiellement portées par les courses qui contribuent à la création de richesses, d’infrastructures et de compétences qui profitent à l’ensemble du secteur. Au Maroc, le potentiel des courses hippiques en tant que vecteur de développement pour l’ensemble de la filière demeure sous-exploité. En clair, il s’agit de financer le développement du secteur à travers les courses hippiques. Actuellement, 1.800 courses de chevaux sont organisées au Maroc. L’objectif est de multiplier ce nombre par deux à l’horizon 2020 et développer et moderniser les hippodromes au Maroc.

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