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En 2016 ce trafic atteint plus de 26,091 millions de tonnes, enregistrant une augmentation de plus de 15% par rapport à 2015 où il était de 22,683 millions de tonnes. Le nombre total des navires, ayant transité par le port, a atteint 1.336, contre 1.204, l’année précédente pour une jauge brute globale de plus de 21,33 millions de tonnes.

Plus de 26,091 millions de tonnes. C’est le volume du trafic enregistré au niveau du port Jorf Lasfar durant l'année dernière. Ce volume correspond à une hausse de plus de 15% par rapport à celui enregistré en 2015 et qui a atteint 22,683 millions de tonnes. Le nombre total des navires ayant transité par le port a atteint 1.336, contre 1.204, l’année précédente pour une jauge brute globale de plus de 21,33 millions de tonnes. «Les bateaux accostant à Jorf Lasfar sont de plus en plus grands avec des tonnages plus importants», indique Hassou Mohamed, directeur régional Atlantique-Centre de l’ANP (Agence nationale des ports) et directeur du port Jorf Lasfar. Il précise qu’au niveau national, le trafic du port Jorf Lasfar représente actuellement 29%.

Dans le détail, le trafic à l’export a atteint 7,6 millions de tonnes en 2016 alors que les importations ont tourné autour de 18 millions de tonnes. Les exportations ont concerné notamment les engrais et l’acide phosphorique de l’OCP vers l’Amérique Latine, l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Les importations ont principalement concerné le soufre solide pour OCP, les produits hydrocarbures et GPL, le coke de pétrole pour les cimenteries, la ferraille pour Sonasid et le charbon pour la centrale thermique Taqa. À souligner que la société Mass Céréales a renforcé ses importations pour atteindre 1,27 million de tonnes de céréales en 2016 contre 1 million de tonnes en 2015, affichant ainsi une augmentation de l’ordre de 25%.

Les sociétés pétrolières se multiplient
Sur un autre registre, le trafic des hydrocarbures a augmenté de façon exponentielle au port Jorf Lasfar.  Avant 2014, la capacité de stockage à Jorf Lasfar était de 105.000 tonnes. Actuellement, cette capacité qui est de 317.500 tonnes, atteindra 600.000 tonnes à courte échéance, avec la construction actuelle de nouveaux sites de stockage. Il faut noter à ce niveau que de nouvelles sociétés pétrolières sont en train de s’installer dans la société «Inov Pétrole» qui a construit 5 cuvettes pour le gasoil d’une capacité totale de 86.300 m3 et de 2 autres cuvettes pour le super sans-plomb de 10.000 m3. Pour sa part, le projet de «GPL Somacost» est en cours de validation pour l’aménagement de 2 réservoirs sphériques de 14.000 m3 pour le stockage du butane, en plus d’un troisième pour le propane (2.500 m3) et 6 bacs pour le gasoil et le super.

De son côté, la SEJ (Société d’entreposage Jorf, résultant d’un partenariat entre Total et Afriquia) a entamé son projet d’extension de ses dépôts d’hydrocarbure en deux phases, pour atteindre à terme une capacité totale de stockage de l’ordre de 255.000 m3. «Cette dernière deviendra, par ce fait, la plus importante infrastructure du genre au Maroc». Actuellement, différentes sociétés sont déjà opérationnelles à Jorf Lasfar. À commencer par la société Petromin qui dispose de dépôts d’une capacité de plus de 80.000 tonnes, sachant aussi que les sociétés Total, Afriquia et Lasfar Gaz sont déjà opérationnelles sur le site. Avec tous les projets en cours de réalisation, Jorf Lasfar est en train de devenir une importante plateforme d’importation de cette ressource énergétique. Aussi, pour cette activité, l’ANP a dédié deux quais du port Jorf Lasfar. Il s’agit du quai 8, concédé à Marsa Maroc, qui assure sa gestion et son exploitation et le quai pétrolier 9 qui est concédé à une société privée (Hydrocarb). L’entrée en service des deux terminaux pétroliers de Jorf Lasfar, vise à répondre aux besoins énergétiques grandissants de la région, qui est devenue le centre de l’industrie lourde du pays.

En projet aussi, un nouveau port gazier mitoyen, au nord du port actuel qui comprend 5 postes de gaz liquéfié (GPL). Par ailleurs, des études sont lancées pour le transfert du port de pêche. Ce qui va impliquer de nouveaux réaménagements à l’intérieur du port Jorf Lasfar. D’autres études d’envergure sont aussi lancées pour le prolongement de la jetée principale du port et autres ouvrages portuaires. L’augmentation de l’activité du secteur fait craindre des retombées négatives sans la mise en place d’un système efficace de management environnemental. Pour les observateurs, il est peut-être temps d’activer le Groupement d'intérêt économique (GIE) de Jorf Lasfar, impliquant la communauté portuaire.

Pour rappel, un partenariat est établi entre la province d'El Jadida et cinq opérateurs (OCP, ANP, la centrale thermique Taqa, Sonasid et Medz). L'objectif est d'unir les efforts pour, d'une part, améliorer les conditions de mise en œuvre des activités économiques liées à ce pôle industriel et, d'autre part, œuvrer au développement harmonieux et intégré de la région. Ce partenariat prévoit la valorisation et la préservation du site de Jorf Lasfar et la protection de l'environnement du site.

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