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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) continue de mener ses actions de sensibilisation autour de la transparence et l’accès à l’information. Ainsi, à l’occasion de la publication des états financiers du premier semestre 2018, l’Autorité recommande fortement aux émetteurs d’adopter les bonnes pratiques de communication financière. Détails

Le 30 septembre 2018 est une date cruciale pour les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca. Celle-ci  marque le dernier délai de la publication semestrielle des états financiers. Si certaines entreprises se sont déjà affranchies de cet exercice dès le début du mois, d’autres préfèrent attendre les derniers jours pour publier leurs résultats. Sans pression, certains émetteurs publient souvent leurs agrégats la veille de la date limite. Cette année, le grand déballage pourrait avoir lieu samedi 29 septembre. Or, pour l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) - qui tient à rappeler aux entreprises les bienséances en matière de communication financière - il serait préférable d’éviter cette période. Ainsi, l’AMMC recommande fortement aux entreprises concernées de publier leurs états financiers dans des journaux d’annonces légales en dehors des week-ends et jours fériés, tout en veillant à la clarté et à la lisibilité de leur contenu et en précisant les coordonnées du responsable de la communication financière. «La recommandation est à notre avis basé sur le simple constat que les journaux du week-end sont moins lus par les investisseurs et analystes... La publication des états financiers est mieux accueillie en milieu de semaine et l’assimilation reste meilleure. Je rappelle que c’est juste une recommandation, aucune sanction n’est envisagée dans ce sens», souligne Hicham Elalamy, directeur général adjoint de l’AMMC. Pour les retardataires ou les plus récalcitrants, le collège des sanctions veille au grain mais avant de sanctionner, l’autorité privilégie la sensibilisation. Chose que certains investisseurs déplorent. «Il faut hausser le ton et être encore plus exigeant en termes de qualité des informations». Ainsi, afin de relever le niveau de transparence sur les marchés financiers, ces publications devront être accompagnées d’une note décrivant l’activité des entreprises et retraçant les principaux événements ayant marqué la période. Des commentaires détaillés sont aussi exigés sur les résultats réalisés. La publication de commentaires détaillés sur les résultats réalisés doit, par contre, respecter certaines consignes, dont l’explication des variations importantes des principaux postes, la régularité dans le choix des indicateurs commentés habituellement ou encore le respect des unités d’échelles au niveau des représentations graphiques qui illustrent les évolutions positives ou négatives des indicateurs.

En outre, la dernière note publiée par l’AMMC au sujet des différentes recommandations en matière de communication financière suggère aux différents émetteurs de tenir des réunions d’information avec les analystes financiers ainsi que la presse spécialisée après la publication des résultats et ceci au plus tard dans les 15 jours qui suivent ladite publication. L’Autorité accorde une grande importance à la publication annuelle d’un calendrier de communication financière. Lequel précise les dates des différentes futures publications financières des réunions d’informations, ou tout autre événement jugé utile à communiquer au marché. Or, seuls quelques émetteurs restent très à cheval sur ce type de calendrier, notamment Taqa Morocco ou encore Maroc Telecom (d’ailleurs elles font partie des rares entreprises à suivre une des nouvelles exigences de l’AMMC, la publication trimestrielle). Une autre recommandation oblige les sociétés cotées à diffuser leurs états financiers sur leur site internet après une publication préalable dans un journal d’annonces légales. Il reste à souligner que l’AMMC rappelle aux émetteurs la nécessité de respecter strictement leurs obligations de reporting telles que précisées à l’annexe du livre V de sa circulaire. Par ailleurs, l’Autorité s’attend à ce que les obligations en matière de communication financière connaissent une réelle impulsion suite à l’adoption des arrêtés d’application de la loi concernant
l’appel public à l’épargne et des différentes circulaires de l’AMMC.  

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