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Toutefois, selon la nouvelle norme marocaine 03.7.199 qui sera désormais la base de tout contrôle, le nombre des plages impropres passe à 52. L’information et les données de la surveillance digitalisée pour un meilleur accès aux estivants et aux décideurs locaux.

Comme au démarrage de chaque saison estivale, le rapport sur la qualité des eaux de baignade a été présenté en fin de semaine dernière lors d’une conférence de presse à Rabat. Élaboré par le Secrétariat d’État chargé du développement durable avec l’appui de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, ce rapport fait office de guide pour les estivants afin d’éviter les plages impropres. Ces dernières ne sont heureusement pas nombreuses. Seules 2%, soit 9 des 432 plages ayant fait l’objet d’un nombre de prélèvements suffisants ont été déclarées non conformes. Elles subissent, est-il expliqué, l’influence des rejets d’eaux usées et/ou une forte concentration de baigneurs, conjuguées à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène.

Pour plus de détails, il s’agit des plages Ksar Sghir, Jbili III, Asilah port dans la préfecture Tanger-Asilah, Chahdia et Saada à Casablanca et trois autres plages à Oued Merzeg dans la province de Nouaceur. Toutefois, cette classification s’est faite sur la base de la norme marocaine NM 03.7.200, mais si l’on refait l’exercice suivant la nouvelle norme NM 03.7.199, le nombre de stations non conformes augmente pour arriver à 52. En d’autres termes et dès 2019, le contrôle sera encore plus drastique. Par contre, pas moins de 21 plages ont été classées Pavillon bleu en 2018 sur 102 plages inscrites dans les programmes «plages propres». Soit quatre plages de moins que l’année 2017. Ce qui renseigne encore une fois sur la situation des plages classées qui se détériore sous l’effet conjugué du non respect des normes en matière de rejets. Il faut savoir aussi que la norme de sélection des plages Pavillon bleu sera encore plus sélective durant la prochaine édition du rapport. D’emblée, l’actuel rapport plaide pour la dépollution des cours d’eau qui débouchent au niveau des plages. Il recommande dans ce sens la suppression des eaux usées qui y sont déversées ainsi qu’un usage plus rationnel des fertilisants et produits phytosanitaires.

En tout cas, Nezha El Ouafi, Secrétaire d’État chargée du développement durable est bien déterminée à faire respecter les dispositions de la loi sur le littoral, principalement son article 35. Ce dernier stipule un contrôle périodique et régulier par l’administration compétente et la classification des plages selon la qualité des eaux de baignade. C’est un programme qui a été réalisé par le passé dans le cadre d’un partenariat entre le département de l’Environnement et le ministère de l'Équipement, du transport, de la logistique et de l'eau durant la période de 2002 à 2016. Par ailleurs, un plan d’action a été également élaboré pour sensibiliser les baigneurs, les responsables et acteurs locaux aux vertus de la préservation de la qualité des eaux des plages. Dans ce sens, un site web a été dédié à la numérisation des données fournies par le laboratoire national des études et de surveillance de la pollution relevant du secrétariat d’État chargé du développement durable en tant qu’outil d’information sur la qualité des eaux de baignade. La ministre a expliqué que ce site sera un outil entre les mains des décideurs, responsables territoriaux et promoteurs touristiques pour prendre connaissance de l'état écologique des plages.

El Ouafi n’a pas manqué d’indiquer que ledit programme a porté également sur le contrôle de la qualité du sable de 45 plages. Les résultats de ce contrôle seront inclus dans le report 2019 sur la surveillance de la qualité des eaux de baignade des plages du royaume. Elle a souligné qu’après plus de 18 ans, ce programme a connu l’adhésion de nombreux acteurs nationaux pour contribuer à l’amélioration de la qualité des plages à travers le lancement de campagnes de propreté, l’aménagement de dépendances sanitaires et culturelles et la programmation d'activités de sensibilisation permettant à de nombreuses plages de hisser le Pavillon bleu.


Paramètres microbiologiques

L’évaluation de la qualité des eaux de baignade des plages surveillées porte sur la recherche des paramètres microbiologiques, coliformes fécaux (Escherichia Coli) et des streptocoques fécaux (Entérocoques Intestinaux) conformément à la norme nationale en la matière (NM 03.7.200). Cette norme est transposée de la directive européenne et les directives de l’OMS/PNUE applicables à la surveillance sanitaire des eaux de baignade marines. La présence de ces germes dans l’eau témoigne de la contamination fécale des zones de baignade. lls constituent ainsi un indicateur du niveau de pollution par des eaux usées et laissent suspecter par leur présence celle de germes pathogènes. Plus ils sont présents en quantité importante, plus le risque sanitaire augmente.

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