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Pas de changements en vue concernant l’accord au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL) accordée par le FMI au Maroc en juillet 2016. Le dernier Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods a affirmé que le royaume continue de remplir les conditions requises pour bénéficier d’un accord au titre de la LPL.

Le Fonds monétaire international (FMI) a achevé mardi dernier la deuxième revue de l’accord au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL) accordée au Maroc. À l’occasion de son Conseil d’administration, l’institution de Bretton Woods a réaffirmé que le Maroc continue de remplir les conditions requises pour bénéficier d’un accord au titre de la LPL. Selon les responsables du FMI, le Maroc continue de profiter d’une bonne tenue des fondamentaux économiques.

Le Conseil d’administration a relevé la mise en œuvre globalement saine des politiques qui a contribué aux solides résultats macroéconomiques de ces dernières années. Selon les prévisions du FMI, les déséquilibres extérieurs devraient diminuer en 2017 et les réserves internationales se maintenir à un niveau confortable. Par ailleurs, la situation budgétaire évolue favorablement, le déficit devant se rétrécir davantage en 2017 grâce à la solidité des recettes et à la maîtrise des dépenses. «En 2017, la croissance devrait rebondir, puis s’accélérer progressivement à moyen terme, pour autant que la conjoncture extérieure s’améliore et que les réformes soient résolument mises en œuvre», a indiqué David Lipton, premier directeur général adjoint et président du conseil par intérim à l’issue des délibérations du Conseil d’administration.

Pour le FMI, la vigilance demeure de mise puisque des risques intérieurs et extérieurs de nature baissière continuent de peser sur ces perspectives. Dans ce sens, il est urgent de relever la croissance potentielle et rendre la croissance plus inclusive. Pour y parvenir, le FMI appelle à réduire les niveaux de chômage obstinément élevés, notamment chez les jeunes, et d’augmenter par leur insertion le nombre de femmes dans la population active. Il recommande également la mise en œuvre d’autres mesures pour améliorer le climat des affaires, la gouvernance, la compétitivité, l’accès à la finance et le marché de l’emploi, et réduire les disparités régionales. «Les autorités sont déterminées à poursuivre la mise en œuvre de politiques avisées.

Le programme économique du nouveau gouvernement est conforme aux principales réformes convenues dans le cadre de l’accord au titre de la LPL, dont celles qui visent à atténuer les vulnérabilités budgétaires et extérieures tout en consolidant les bases d’une croissance plus forte et plus inclusive», a souligné le président par intérim. Le FMI précise qu’il est nécessaire de poursuivre le rééquilibrage budgétaire en s’appuyant sur une accélération des réformes fiscales, une saine gestion des finances publiques au niveau local dans le cadre de la décentralisation budgétaire, une réforme globale de la fonction publique, un renforcement de la supervision financière des entreprises d’État, et une plus grande efficience des programmes sociaux et des projets d’investissement public. À ce titre, l’adoption de la loi sur la Banque centrale (voir notre édition du 11 juillet 2017) et la poursuite de la mise en œuvre des recommandations du programme d’évaluation du secteur financier de 2015 contribueront selon le FMI à renforcer le dispositif régissant la politique applicable au secteur financier. L’institution est également revenue sur le grand chantier de la flexibilité du dirham, soulignant que la transition vers un régime de change plus souple fondé sur une stratégie bien communiquée contribuera à préserver la compétitivité extérieure et à renforcer la capacité de l’économie à absorber les chocs.

À cet égard, l’accord conclu avec le FMI au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL) reste une assurance utile contre les risques exogènes et accompagne la mise en œuvre des politiques économiques des autorités. Son expiration étant prévue pour juillet 2018, l’on comprend la volonté des autorités monétaires d’accélérer la mise en place du chantier de la flexibilité du dirham afin de profiter de la garantie qu’offre cet instrument. Pour rappel, l’accord LPL de deux ans en faveur du Maroc, d’un montant de 2,504 milliards de droits de tirage spéciaux (environ 3,42 milliards de dollars), a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI en juillet 2016 et la première revue a été achevée le 15 mai 2017. Les autorités marocaines n’ont pas effectué de tirages sur cet accord et elles continuent de le traiter comme un dispositif de précaution. Le premier accord avec le Maroc au titre de la LPL portant sur un montant d’environ 6,21 milliards de dollars, a été approuvé le 3 août 2012 alors que le deuxième accord de 24 mois au titre de la LPL, d’un montant de 5 milliards de dollars, a été approuvé le 28 juillet 2014.


DTS : quésaco ?

Le DTS (Droit de tirage spécial) a été créé par le FMI en 1969 comme avoir de réserve international complémentaire dans le cadre du système de parités fixes de Bretton Woods. Tout pays adhérent au système devait disposer de réserves officielles (avoirs en or de l’État ou de la Banque centrale et devises largement acceptées) qui pouvaient servir à racheter sa monnaie nationale sur les marchés des changes internationaux, au besoin, pour maintenir son taux de change. En mars 2016, 204,1 milliards de DTS avaient été créés et alloués aux pays membres (soit l’équivalent d’environ 285 milliards de dollars). Les DTS peuvent être échangés contre des devises librement utilisables. À compter du 1er octobre 2016, la valeur du DTS reposait sur un panier de cinq grandes devises : le dollar des États-Unis, l’euro, le renminbi chinois (RMB), le yen japonais et la livre sterling. Le DTS n’est pas une monnaie et il ne constitue pas non plus une créance sur le FMI. Il représente en revanche une créance virtuelle sur les monnaies librement utilisables des pays membres du FMI. Les détenteurs de DTS peuvent se procurer ces monnaies en échange de DTS. 

 

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