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Le capital de départ et le réseau de points de vente différencient les huit acteurs de finance participative. Umnia Bank lance son activité avec un budget de 600 MDH, le plus important sur le marché. Bank Assafa dispose déjà d'un réseau opérationnel de 20 agences.

Le coup d’envoi officiel de la finance participative au Maroc a marqué la fin d’une longue genèse, de même que le lancement d’une activité qui aura sans aucun doute un impact considérable sur le secteur bancaire de manière générale. Huit organismes participatifs (cinq banques et trois fenêtres) sont en lice pour se partager un marché qui s'annonce très concurrentiel. Certains sont plus connus que les autres, mais les clients potentiels devront encore patienter. En effet, les banques participatives marocaines ne proposent, pour l’instant, que l’ouverture de compte chèques.

En outre, le chantier du lancement de l’assurance participative, Takaful, indispensable à la mise sur le marché de produits de financement tels que la Mourabaha, n’a pas encore été finalisé. Il devra suivre celui des Sukuk, dont le lancement est prévu en septembre 2017. Il faut aussi savoir que trois banques participatives marocaines, notamment Al Yousr, Bank al-Tamweel wa al-Inma et Al Akhdar Bank, attendent toujours l’agrément de Bank Al-Maghrib (BAM). Par ailleurs, les informations disponibles laissent entrevoir des différences notables entre ces organisations. À vue d’œil, le capital de départ est le premier point de démarcation. Umnia Bank mène le peloton avec un capital de départ de 600 MDH. Bank al-Tamweel wa al-Inma occupe la deuxième place avec 500 MDH, suivi par Al Akhdar Bank (400 MDH) et BMCI-Najmah (300 MDH). Arreda de CDM, SG Dar Al Amane et Bank Assafa ferment la marche avec 200 MDH. En ce qui concerne la huitième, Bank Al Yousr, son capital de départ n’a pas été communiqué.

Stratégies offensives
Bank Assafa détient une longueur d’avance sur ses concurrents, la filiale d’Attijariwafa bank (100%) ayant été installée sur le marché bien avant la préparation du cadre réglementaire national. Pour l’instant, son réseau de distribution, fort d’une vingtaine d’agences, sera renforcé par une dizaine supplémentaire d’ici la fin de 2017. Si les autres banques n’ont pas, pour l’instant, un réseau aussi étoffé, cela ne saurait tarder. Umnia Bank (40% CIH Bank, 20% CDG, 40% QIIB) a annoncé l’ouverture d'une quinzaine de points de vente d’ici la fin de l’année. Le même objectif est affiché par BMCI-Najmah qui compte se doter du même nombre d’espaces, mais au sein d’agences BMCI.

En ce qui concerne Arreda (CDM) et SG Dar Al Amane, elles comptent ouvrir, respectivement, douze et dix espaces dédiés dans les agences desdites banques. Si Al Yousr et Bank al-Tamweel parlent d’objectifs au cours des premières années d’activité (100 et 20 points de vente respectifs), rien ne filtre sur le réseau d'Al Akhdar Bank. Est-il trop tôt pour parler de stratégies? Logiquement, non. Le projet de la finance participative est sur les rails et ses différentes étapes se concrétisent l’une après l’autre. Ne serait-ce que les Sukuk, ceux-ci devront voir le jour en septembre.

En tout cas, les banques sont prêtes et elles ont déjà investi le champ de bataille. Bien que Bank Assafa ait osé mener l’offensive avant l’heure, Umnia Bank a promis de se démarquer sur ce marché. La filiale de CIH a mené en 2017 une campagne de communication qui dénote une stratégie commerciale offensive. Avec l’ouverture de plusieurs agences, cette attitude se confirme, et on parle même de lancement de financement Mourabaha sans Takaful. Les autres organismes semblent aussi prêts à se lancer. Tous ont déjà mis en place les pré-requis nécessaires pour un début d’activité. Cela va du système d’informations à l’ouverture de guichets d’informations en passant par le recrutement. Ce dernier est, selon plusieurs spécialistes, un des volets que les banques peinent à développer. En cause, la rareté des profils spécialisés.


Le cadre réglementaire presque prêt

Au cours de 2016, plusieurs textes d’application de la loi bancaire, couvrant les domaines relatifs à la finance participative, ont été adoptés par le Comité des établissements de crédit (CEC). Dans le même registre, l’adaptation du plan comptable des établissements de crédit aux activités des banques et fenêtres participatives a également été finalisée, ayant fait l’objet d’une large concertation avec les opérateurs bancaires et les commissaires aux comptes. Après son examen par le CEC, l’avis du Conseil national de la comptabilité a été annoncé au cours du premier semestre 2017. Par ailleurs, les travaux relatifs à la mise en place d’un cadre prudentiel spécifique aux banques participatives sont actuellement en cours de finalisation. 

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