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L’heure des comptes a sonné ! Les commis de l’État (ministres, élus locaux, fonctionnaires etc..) seront mis face à leurs responsabilités. Lors du discours prononcé à l’occasion de la Fête du trône, le souverain a été catégorique : l’un des problèmes qui entravent aussi le progrès du Maroc, réside dans la faiblesse de l’Administration publique, en termes de gouvernance, d’efficience ou de qualité des prestations offertes aux citoyens.

Le discours royal prononcé à l’occasion du 18e anniversaire de la Fête du Trône est à marquer d'une pierre blanche. Les commis de l'État ont été directement pointés du doigt. Le souverain a, en effet, interpellé avec insistance l’Administration et à la classe politique et leur a ordonné d’être à la hauteur des objectifs tracés par la Constitution de 2011.

Après son appel solennel lancé, lors de l'ouverture de l'année législative, pour l’entame d’une véritable réforme administrative, le roi a encore une fois placé cette question au sommet de ses priorités. La raison,   la crise de confiance entre l’État et le citoyen a atteint des sommets inégalés. «Si le Roi du Maroc n’est pas convaincu par certaines pratiques politiques, s’il ne fait pas confiance à nombre de politiciens, que reste-t-il, donc, au peuple ? À tous ceux qui déçoivent les attentes du peuple, Je dis : Assez ! Ayez crainte de Dieu pour ce qui touche à votre patrie… Acquittez-vous pleinement des missions qui sont les vôtres, ou bien éclipsez-vous ! Car le Maroc compte des femmes et des hommes honnêtes et sincères envers leur pays», a indiqué le souverain en s’adressant à la Nation, samedi soir, à la veille de la célébration de la Fête du Trône le 30 juillet. À l’origine de cette crise aiguë, se trouvent essentiellement l’immobilisme des mentalités et surtout le sentiment d’impunité qui règne chez une large frange de la classe politique et des hauts technocrates de l’Administration qui ne semblent pas avoir compris le sens produit par l’adoption de la Constitution de 2011 qui avait instauré le principe de la reddition des comptes, dans un objectif dissuasif qui s’est avéré malheureusement à lui seul inefficace. «J’insiste ici sur la nécessité d’une mise en œuvre entière et judicieuse de la Constitution. Je réaffirme que cette responsabilité collective concerne tous les acteurs, chacun dans son domaine de compétence : gouvernement, Parlement, partis et institutions», a insisté le chef de l’État qui a évoqué aussi la nécessaire application des mesures constitutionnelles envers tous ceux qui instrumentalisent les intérêts des citoyens pour sauvegarder leurs privilèges. «Ici, Je mets l’accent sur la nécessité d’une application stricte des dispositions de l’alinéa 2 de l’article premier de la Constitution, alinéa qui établit une corrélation entre responsabilité et reddition des comptes».

Fini la course aux postes
Ce sont uniquement les responsables mus par le service de l’intérêt public qui devront s'inscrire dans la nouvelle logique de gestion des affaires publiques prônée par le souverain. Dans son analyse, le roi a listé plusieurs cas qui attestent de l’existence des abus d’autorité, de trafic d’influence et de blocage des projets pour des raisons liées aux calculs politiciens. «Lorsqu’un responsable, poussé par des calculs politiciens personnels, arrête ou retarde un projet de développement ou à caractère social, un tel agissement ne constitue pas uniquement un manquement au devoir, mais bien une trahison, en ce sens qu’il porte préjudice aux intérêts des citoyens et les prive de leurs droits légitimes. Ce qui est surprenant, c’est que, parmi les responsables qui ont échoué dans leur mission, il y en ait certains qui pensent avoir mérité une promotion !», s’est étonné le roi devant cette situation devenue inacceptable et a créé un vide institutionnel qui menace actuellement la stabilité du pays.


Al Hoceïma, pas d’approche sécuritaire

L’ordonnancement des idées exprimées par le souverain dans son discours l’a conduit à évoquer les événements qu'a connus Al Hoceima. Des évènements qui illustrent parfaitement l'incapacité de la classe politique et de l’administration à remplir leurs devoirs. «Le constat que Je dresse ici contredit les allégations portées par certains concernant le recours à ce qu’ils désignent abusivement par le nom d’approche sécuritaire. Leur vision donne l’impression que le Maroc est assis sur un volcan, et que pour chaque foyer, et pour chaque citoyen un policier qui le surveille». Cette thèse d’un État marocain qui surveille et qui punit a été écartée par le souverain qui a insisté sur le fait que «les Marocains savent que les tenants de cette thèse caduque s’en servent comme un fonds de commerce, et que leurs propos sont dénués de toute crédibilité». Face au chaos voulu par les parties à l’origine de cette crise, le roi s’est engagé à ce que l’application stricte de la loi soit l’unique voie vers l’apaisement au sein de cette ville. «À cet égard, les Marocains ont le droit, et même le devoir, d’être fiers de leur appareil sécuritaire. Et là, Je l’affirme avec force et sans la moindre hésitation ni complexe d’infériorité: Si certains nihilistes ne veulent ni admettre ni proclamer cette vérité, c’est leur problème à eux-seuls».

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