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Selon l’Index de l’attractivité en Afrique publié par Ernst & Young, le Maroc est le pays attirant le plus d'IDE dans le continent. Le royaume se hisse ainsi à la tête du classement, devançant ainsi le Kenya et l’Afrique du Sud, qui occupent la deuxième place ex-aequo. Aucun pays d’Afrique du Nord ne figure dans le top-10 des destinations africaines les plus attractives pour les investisseurs.

Excellente surprise dans le cadre du dernier baromètre de l’attractivité en Afrique du cabinet international Ernst & Young (EY). Le Maroc se positionne désormais comme le pays le plus attractif en termes d’investissements directs étrangers (IDE) dans le continent africain. Dans son «Africa Attractiveness Index», introduit pour la première fois en 2016, EY place le Maroc en tête, devançant ainsi le Kenya et l’Afrique du Sud, qui occupent la deuxième place ex-aequo. La quatrième position revient au Ghana, devant la Tanzanie (cinquième). Aucun pays d’Afrique du Nord ne figure dans le top-10 des destinations africaines les plus attractives pour les investisseurs. Le Maroc réalise ainsi une avancée notable après avoir occupé la deuxième place en 2016 sur ce même baromètre, qui se base sur le poids des investissements directs étrangers (IDE) pour mesurer la résilience de chaque pays face aux pressions macro-économiques mais aussi les progrès réalisés dans des domaines sensibles à long terme comme la gouvernance, la diversification de l’économie, les infrastructures, le business et le développement humain.

Pas moins de 46 pays africains figurent dans ce baromètre qui fait office de référence pour les investisseurs internationaux. Ce classement est construit autour de 6 critères déterminants dans le cadre du choix de la localisation des investissements. Chaque pilier est composé de plusieurs indicateurs clés permettant d’établir une note et un classement. Le baromètre de l’attractivité IDE publié en ce début mai par EY s’attarde également sur les performances en termes d’attrait des investissements étrangers durant l’année 2016. Une année marquée par un grand ralentissement de l’activité économique dans le continent, qualifiée par les experts d’Ernst & Young comme «la pire des 20 dernières années».

Dans ce contexte, le Maroc a regagné sa place de 2e récipiendaire d’IDE dans le continent, attirant pas moins de 9,5% des projets et 46,2% du capital-investissement, confirmant de nouveau la confiance placée par les investisseurs étrangers dans le royaume. Une performance qui s’explique, selon EY, par la stabilité du royaume et les efforts de promotion fournis par le Maroc afin de faire du pays une base d’exportation vers l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. «Le secteur automobile marocain a particulièrement performé, passant de 5 projets d’investissement en 2014, à 10 en 2015 et 14 en 2016», souligne le rapport publié mercredi dernier.

En 2016, le Maroc a su faire preuve d’une grande résilience en la matière. «L’incertitude géopolitique dans le continent et la croissance économique inégale a abouti à une situation contrastée en matière d’attrait des IDE dans la région», explique EY.

L’Afrique a attiré 676 projets d’investissement en 2016, soit 12,3% de moins qu'en 2015. Toutefois, les IDE ont connu un bond considérable en termes de valeur, passant de 71,3 milliards de dollars à 94,1 milliards de dollars, soit une hausse de 31,9%. Ces IDE ont créé 129.150 emplois, affichant ainsi un déclin de 13,1% en comparaison avec 2015. À noter que la forte activité au Maroc et en Égypte a suscité un regain d’intérêt de la part des investisseurs étrangers pour l’Afrique du Nord. L’Égypte est d’ailleurs classée 11e dans le cadre de l’index de l’attractivité des IDE.

En 2016, le pays a accueilli beaucoup plus de projets d’IDE qu’en 2015 (hausse de 19,7% des projets). Une dynamique qui s’explique notamment par l’intérêt exprimé par plusieurs entreprises chinoises, américaines et françaises pour la destination. En Afrique de l’Ouest, la récession que connaît le Nigeria s'est matérialisée par un recul des IDE d’environ 3,8%. EY estime d’ailleurs que l’environnement des affaires au Nigeria a besoin d’un électrochoc d'urgence. Le cabinet international estime toutefois que la taille du marché nigérian et sa tendance à la diversification ont permis un changement important dans la nature des IDE. «Le Nigeria demeure bien placé pour devenir le plus large marché d’IDE durant les 10 prochaines années», estime EY dans son rapport.

Du côté du Kenya (Afrique de l’Est), la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a eu un impact important sur le flux d’IDE qui a connu une chute de 57,9% en termes de projets et de 55,5% en termes de valeur. Toutefois, l’attractivité du Kenya demeure solide pour les années à venir, comme en témoigne son classement en deuxième position dans le cadre de l’index d’Ernst & Young. 

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