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Le Conseil de sécurité de l’ONU, à l’unanimité de ses membres, a validé la résolution 2351 qui proroge, pour une année, le mandat de la Minurso, dans le cadre strict de ses activités actuelles. Lors de sa rencontre samedi 29 avril avec quelques médias, dont Les Inspirations ÉCO, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita est revenu sur la décision du Conseil de sécurité et a fourni des clés de compréhension des grandes lignes de la diplomatie du royaume.

Mohammed VI, l’accélérateur du déblocage
Le roi Mohammed VI a accéléré le procès de résolution à la provocation de Guergarat, en appelant le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. Une provocation du Polisario qui visait à pousser le Maroc à l’erreur et parasiter les négociations liées à son retour au sein de l’Union africaine. Le SG des Nations Unies, António Guterres, a clairement qualifié Guergarat de zone tampon. Ce qui implique sur le terrain qu’il s’agit d’un territoire non occupé et non militarisé. Sur cette base, le Secrétaire général de l’ONU a plaidé pour un retrait total, permanent et non-conditionnel. Le retard d’un jour dans l’adoption du rapport par le Conseil de sécurité était dicté par la vérification sur le terrain du retrait total des éléments du Polisario de Guergarat, grâce aux observateurs de la Minurso qui survolaient la région en hélicoptère et informaient en temps réel l’ONU de l’évolution de la situation. Le Maroc, de son côté, ne laissait pas l’initiative au Polisario et son soutien algérien, de transformer ce retrait en une décision unilatérale, qui aurait son poids symbolique. Le 28 avril à 21h00, la dernière communication de la Minurso faisait état du retrait total des éléments du Polisario. Le Maroc se doit de rester vigilant. Pour le royaume, le point de passage de Guergarat revêt une importance stratégique et constitue le pont vers l’Afrique. La tactique du Maroc a consisté à concrétiser les acquis de cet incident en poussant le Polisario à se retirer. Sur cette base, le Maroc peut poursuivre sa stratégie globale.

Ban Ki-moon, le rendez-vous manqué avec l’histoire
À l’arrivée de Ban Ki-moon à la tête de l’ONU en 2007, on s’attendait à un changement dans l’approche de la résolution du conflit, mais, malheureusement plusieurs éléments été intégrés de force dans les négociations, comme les richesses naturelles du Sahara ou les droits de l’Homme. Des bifurcations dont on connaît le pays commanditaire. Les rapports de Ban Ki-moon englobaient plusieurs pages à charge contre le Maroc, alors que ces rapports ne sont pas supposés être un outil de pression ou de règlement de compte, mais simplement un outil d’information que le Secrétaire général de l’ONU présente au Conseil de sécurité. Par ailleurs, l’approche de Christopher Ross, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU, a fait perdre beaucoup de temps et empêché une évolution du dossier du Sahara vers une issue positive.

Mauritanie, la neutralité positive
La Mauritanie n’est pas impliquée dans le conflit du Sahara comme l’Algérie. Le Polisario n’a pas de siège dans ce pays, ses troupes n’ont jamais été financées, entraînées ou armées par la Mauritanie et ses membres ne voyagent pas avec un passeport mauritanien. Le nouveau rapport des Nations Unies évoque la Mauritanie en à peine deux lignes. Malgré quelques brouilles passagères, les relations entre les deux pays sont encore dictées par des considérations de fraternité, de respect sans oublier les liens de sang.

La Suède, le tournant
Depuis huit ans, le Parti socialiste suédois a toujours déposé une motion contre le Maroc au Parlement. Cette année, pour la première fois, la motion n’a pas été déposée. Pour arriver à ce résultat, la Suède a établi un rapport qui a demandé une année d’investigation à propos du Polisario. Il en ressort que la Suède ne pourra pas reconnaître la RASD qui ne dispose pas des attributs d’un état. Ce rapport va lier juridiquement les prochains gouvernements de ce pays qui ne pourront reconnaître la RASD que dans un cadre strictement illégal.

Cuba, l’ère de l’apaisement
Chaque année, Cuba déposait une motion au sein des Nations Unies dénonçant l’embargo américain sur ce pays. Jusqu’en 2005, le Maroc a toujours voté contre cette motion à côté des États-Unis, de la Micronésie et d’Israël. Une décision justifiée par la position de l’Île hostile au Maroc. Quand la délégation marocaine a fait le déplacement à Cuba en 2006, pour participer à la conférence des pays non-alignés, Cuba a montré des signes d’objectivité dans son comportement avec le Maroc.

Pour donner un exemple, la délégation du Polisario n’a jamais été invitée au même moment que le Maroc dans une même cérémonie durant cette conférence. Depuis, l’hostilité des Cubains envers le Maroc a disparu. En 2017, rien ne justifie d’avoir de mauvaises relations avec ce pays et laisser une zone de confort pour les ennemis de notre cause nationale. C’est l’approche qu’a adoptée le roi en allant visiter des pays africains connus pour leur soutien au Polisario. Enfin, dans les mois à venir, le Maroc aura une représentation diplomatique à Cuba.

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