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Le nouveau programme du gouvernement vise la réalisation de 800.000 unités à l’horizon 2021, la réduction de 50% du déficit en logements qui affecte quelque 120.000 foyers et la mise à niveau d'environ 37.000 bâtiments menaçant ruine. Le ministère de l’Habitat cherche à reconfigurer le marché en mettant l’accent sur l’habitat solidaire et participatif et en cherchant de nouveaux relais pour le segment du social et de l’économique.

Le marché de l’immobilier connaît une véritable reconfiguration en ce début d’année 2017. Le repli du secteur en 2016, justifié par la frilosité des investissements, les difficultés liées au foncier ou encore la timidité du financement poussent l’Exécutif à chercher de nouveaux relais. Dans ce contexte, le gouvernement s’engage à réaliser 800.000 unités à l’horizon 2021 afin de réduire le déficit et de mettre fin à l’habitat insalubre. Il s’agit notamment de réduire de 50% le déficit en logement qui affecte pas moins de 120.000 foyers vivant toujours dans les bidonvilles.

La démarche du département de Nabil Benabdallah, qui reprend sous son giron l’urbanisme et l’aménagement du territoire, vise également à poursuivre le projet de mise à niveau urbaine des quartiers sous-équipés afin d’améliorer les conditions de vie de pas moins de 200.000 familles. Sur le volet de la requalification des habitats menaçant ruine, le gouvernement vise à réhabiliter 37.000 bâtiments. Pour le département de Nabil Benabadallah, la tâche ne sera toutefois pas évidente (voir Point de vue). Les réalisations dans le cadre du programme de lutte contre les bidonvilles et en matière de logement social commencent à atteindre leurs limites, et le ministère est conscient que les prochains paliers seront beaucoup plus difficiles à atteindre. C’est pourquoi la priorité est donnée, dans le cadre du nouveau programme gouvernemental, au développement de produits alternatifs.

Cap sur l’habitat participatif
L’accent sera clairement mis sur l’habitat économique et sur le développement de produits adaptés pour la classe moyenne. L’objectif étant notamment d’encourager la production de logements sociaux et de logements économiques ainsi que la création d’un produit pour les familles démunies. Dans le milieu rural, le ministère compte lancer un nouveau programme prenant en considération les spécificités architecturales régionales et locales. Le ministère défend également l’encouragement du logement participatif et solidaire, la mise en place d’outils de promotion du logement social destiné à la location et la création de nouveaux outils de financement de l’habitat. Il s’agit également de permettre aux familles démunies d’accéder à de meilleurs conditions de financement, en vue de l'accès au logement économique.

Une solution pour la classe moyenne
Les difficultés rencontrées dans le segment du logement pour la classe moyenne constituent également une difficulté à surmonter pour le département de Benabdallah. Ce dernier entend mettre en place une nouvelle approche dans le domaine. Le programme du gouvernement ne donne pas plus de détails à ce niveau. Il précise toutefois que l’une des priorités de la démarche gouvernementale consistera à simplifier les procédures pour la formation d'un habitat groupé et à permettre à la classe moyenne un meilleur accès, conformément à ses moyens et aspirations.

Ces ambitions s’accompagnent d’un large chantier de mise à niveau juridique. Les efforts consentis durant la dernière législature ont, certes, permis d’améliorer la promotion des mesures de sécurité, de qualité et de durabilité dans l’acte de construire ainsi que le renforcement de l’arsenal juridique et la promotion des entreprises marocaines et l’organisation et l’accompagnement des salons professionnels. Toutefois, le département de Nabil Benabdallah doit désormais faire face à de nouveaux défis, du fait notamment de l’élargissement de ses compétences à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire.

Il s’agira notamment d’apaiser les tensions autour de l’épineux dossier de la loi 66-12 sur le contrôle et la répression des infractions en matière d'urbanisme et de construction. Le ministère promet par ailleurs de moderniser le cadre juridique de l’intermédiation immobilière, d’explorer la mise en œuvre de la location avec option d’achat et de mettre en place le cadre juridique adéquat pour le logement solidaire et participatif. 


Nabil Benabdallah,
Ministre de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville

Nous nous sommes fixé comme objectif d’atteindre 800.000 logements en 5 ans. Lorsqu’on sait que nous réalisons actuellement environ 170.000 logements par an, cet objectif nous semble raisonnable dans un horizon de 5 ans. Il faut préciser qu’il s’agit de l’ensemble des logements qui seront construits durant cette période, incluant non seulement l’auto-construction, mais aussi les grands projets immobiliers, le logement social, celui pour la classe moyenne ou encore les bâtiments en R+3 dans lesquels vivent plusieurs familles. Selon nos projections, cet objectif nous permettra de réduire le déficit en logements en passant d’un besoin de 400.000 unités actuellement à environ 200.000 dans 5 ans.

D’ailleurs, si l’on analyse la réduction du déficit durant ces derniers quinquennats, nous nous rendons compte que l’on est passé d’un manque de 1,2 million de logements à 840.000, puis à 400.000 actuellement. Cela confirme par ailleurs la difficulté à supprimer les derniers obstacles lorsqu’on se rapproche de ce fond de panier. Les prochaines réductions se feront donc plus lentement. C’est pour cela que nous avons fixé le chiffre des 120.000 ménages en bidonvilles à supprimer, soit une réduction à hauteur de 50%.

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