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Culture
Fatima Kheir. Comédienne

Visage connu du cinéma et de la télévision, Fatima Kheir a parcouru les années 90 et 2000 en devenant la grande actrice marocaine populaire. Celle qui se fait de plus en plus rare vient de terminer le tournage du troisième long métrage de Mohamed Mouftakir : «L’automne des pommiers». Moment d’intimité avec la Fatine Hamama marocaine.

Gracieuse et présente à l’écran, elle est discrète dans la vie. Actrice née, Fatima Kheir a la sensibilité des anciens et l’instinct des grands. Devant une caméra, elle investit le plan, on ne voit plus qu’elle. Sur le tournage de «L’automne des pommiers», le nouvel opus du réalisateur poète Mohamed Mouftakir, Fatima Kheir fait son grand retour. «Je ne pouvais pas dire non à ce grand rôle !», confie l’actrice qui n’a pas joué depuis 6 ans, depuis «Châtiment» de Hicham Ayynaee El Hayat. «À la lecture du scénario, Aïcha m’a paru être une énigme. Elle reste une femme sensible, elle porte en elle beaucoup d’émotions, elle est touchante. C’est toute la beauté de l’écriture de Mohamed Mouftakir. Je me suis beaucoup attachée au personnage. Ce scénario est écrit avec beaucoup de poésie et de sensibilité», continue la comédienne qui s’est fait connaître du grand public grâce à son rôle dans la série «Ouafa» où elle tenait le premier rôle. L’actrice était encore au conservatoire lorsqu'elle décrochera un rôle en or qui la fera connaître ! «J’étais encore étudiante, débutante, c’était une opportunité en or. C’était très difficile de revenir en cours après avoir goûté le bonheur du plateau», s’amuse Fatima Kheir, riche d’une carrière de 29 ans entre télévision et cinéma à l’image de «Al Ajniha Mounkassira» qui a remporté le prix du meilleur film arabe au Festival du cinéma de Damas, «Kism Rakm 8», «Yakout», «Femmes et femmes». «Aïcha ne me ressemble pas mais je me suis beaucoup attachée à cette femme. C’est une femme que la vie a rejeté. Par la vie, par son homme, par sa famille, par son fils. Aïcha est forte. J’aime incarner ce genre de personnages. Incarner des femmes fortes est un bonheur», confie l’actrice qui partage l’affiche avec son mari Saad Tsouli qui joue Ahmed et son beau père Mohamed Tsouli qui campe le rôle du grand-père. «C’est la première que l’on joue en famille ! C’est comme un rêve !».

Actrice forte
Fatima Kheir est une actrice viscérale et passionnée. Dotée d’une personnalité bien trempée, elle est très professionnelle et concentrée sur un plateau. Pour elle, le cinéma est une passion, pas question de faire des concessions. «Je me suis toujours dit que je devais choisir mes rôles ! Je ne veux pas apparaître à l’écran pour apparaître. J’adore le cinéma mais je n’aime pas les rôles de femmes que l’on me propose, des rôles de femmes qui existent à travers les hommes. J’aime les rôles qui disent quelque chose», confie la comédienne avant d’ajouter : «Je fais ce métier parce que je l’aime ! C’est ma passion. J’ai fait de la télévision mais j’avais des envies de cinéma». En effet, l’actrice a plus d’un tour dans son sac, après avoir campé plusieurs rôles à la télévision et au cinéma, elle a été présentatrice d’un grand nombre d’émissions dont «Lalla Laroussa» qu’elle décide de quitter l’année dernière pour se concentrer sur sa carrière d’actrice. «Je connais Mohamed Moouftakir depuis très longtemps. J’ai toujours eu envie de travailler avec lui. On a beaucoup parlé du personnage, on a fait beaucoup de lectures, d’échanges. Il est très à l’écoute, j’adore cela. Il est très sensible aussi. C’est agréable de travailler avec lui. Il met ses acteurs à l’aise, il fait de la vraie direction d’acteur et cela nous manque beaucoup au Maroc ! On a l’habitude de prendre un professionnel et de le laisser se diriger lui-même. Cela m’est beaucoup arrivé surtout à la télévision», confie celle qui a toujours idolâtré Fatine Hamama et s’en est inspirée. Pour elle ce métier, c’est jouer avec les tripes. Ne pas tricher. Quitte à se faire rare à l’écran. «Au Maroc, chacun a sa clique, il y a des lignes rouges que je ne peux pas franchir et il y a des principes. Je fais mes choix». 

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