A lire aussi

10-10-2018 14:48

Spoliation immobilière. Les héritiers Benabeljalil s’opposent aujourd’hui

Les ayants droit de l'un des plus grands dignitaires du règne du roi Hassan II se déchirent autour…
Rejoignez nous sur :
Culture
Christopher Nolan, Réalisateur

Dimanche dernier, l'événement de la journée est à Cannes Classicis, la section qui célèbre le cinéma du patrimoine. Le grand Christopher Nolan a présenté la copie 70 mm, restaurée par ses soins, du classique «2001, l'odyssée de l'espace». À cette occasion, le réalisateur de la trilogie des Batman, Inception, Dunkerque, a donné une masterclass devant un public privilégié. Les Inspirations ÉCO y était...

Véritable génie du cinéma ces dernières années, Christopher Nolan est un réalisateur passionné, un vrai. Lui qui n'a jamais fait d'école de cinéma parce qu'aucune école de cinéma n'a voulu de lui, a su révolutionner le Septième Art ces vingt dernières années en bousculant les codes du cinéma à chaque fois. Dimanche dernier, le réalisateur américano-britannique présente en salle Debussy, à Cannes, la copie 70 mm, restaurée par ses soins, de 2001, l'Odyssée de l'espace, pour fêter le cinquantième anniversaire du space opera métaphysique de Stanley Kubrick, devant un parterre de personnalités dont la fille de Kubrick, l'acteur principal du film, Keir Dullea, alias l'astronaute Bowman ou encore Dany Boon en fan invétéré du réalisateur américain. Christopher Nolan souhaitait donner l'occasion aux festivaliers de se replonger dans l'univers Kubrick de l'époque, et de vivre ce que les premiers spectateurs ont vécu en 1968. Le réalisateur d'Interstellar commence par raconter comment il était tombé amoureux du film, à l'âge de 7 ans, qu'il avait vu pour la première fois dans la plus grande salle du Leicester Square, à Londres: «Je porte cette expérience en moi depuis lors. Je veux donner à une nouvelle génération l'expérience de s'asseoir dans une salle de cinéma et d'admirer», explique Christopher Nolan époustouflé par l'expérience où il s'est senti partir dans un voyage dont il ne se sent pas encore sorti. «C'est un bonheur de faire cela dans un festival comme Cannes !».

 

Briseur de codes
Avec «Mémento», cette soif de vengeance où le personnage principal amnésique traque le tueur de sa femme, avait déjà marqué les cinéphiles. Le réalisateur qui propose un film à l'envers et plonge le spectateur dans la tête du personnage qui n'arrive pas à se souvenir du passé, ce qu'il fait avec «Inception» ou encore «Interstellar». Il sait se jouer du temps et de l'espace. «Kubrick a réinventé le cinéma, il s'est débarrassé de toutes les règles. Pourquoi pas nous, pourquoi ne pas pousser les limites imposées ?» s'interroge le réalisateur qui fait partie du club des cinéastes américains qui se battent pour exploiter le film en 70 mm, qui défend la tradition du film, du «celluloïd» et de la projection sur grand écran. Son dernier film, Dunkerque a ainsi bénéficié de la plus importante sortie en 70 mm des 25 dernières années. «Je pourrai me lancer dans les avantages techniques comme la richesse de la palette de couleurs, la résolution, le détail qu'offre la pellicule, mais je les dépasse en vous disant que c'est de l'ordre du personnel. L'objectif, pour moi est qu'il n'y a pas de meilleure expérience que celle du grand écran et de permettre au public d'adhérer à ce qu'il voit» renchérit celui qui a découvert les films IMAX lorsqu'il était adolescent en se promettant un jour d'en faire un…ce qu'il a entrepris. Il a réussi à avoir une caméra Max pour Batman, afin de tourner les séquences comme l'entrée du joker, le camion qui bascule. «Le résultat était impressionnant. Les coûts techniques sont multipliés certes car l'image est 3 fois plus grande, par conséquent on ne peut tourner plus de 90 secondes d'affilé sur une bobine. Pendant qu'on tournait sur une caméra, on chargeait une autre pour perdre le moins de temps possible».

 

Cinéaste complet
«Un cinéaste, ce n'est pas seulement un réalisateur qui commande, entouré d'une équipe, c'est quelqu'un qui sait tout faire sur un plateau de tournage, de la production au montage», confie Christopher Nolan. Il fait partie de ces rares réalisateurs qui peuvent faire un film tout seul, sans l'aide de personne. «Quand on a commencé, on faisait les films le weekend, après une semaine de boulot. On ne savait pas qui allait venir le weekend suivant. Du coup, on a appris à tout faire tout seul au cas où...». Aujourd'hui, Christopher Nolan écrit, réalise, prend le son, la lumière et monte le film ! Il a , certes, constitué une équipe mais il a un œil partout. «Je conseille la nouvelle génération d'apprendre à tout faire, c'est la seule façon pour que votre équipe vous respecte !». D'ailleurs, le réalisateur ne demande pas de seconde équipe comme cela se fait à Hollywood. Les réalisateurs phares ne s'occupent que des plans principaux et se font seconder pour les plans dits «moins intéressants». Mais pour Christopher Nolan, «il n'y a pas de petits plans, tous sont aussi grands que l'écran !» avant de sortir son humour british: «Un réalisateur doit tout savoir faire dans le cinéma, à part jouer la comédie bien sûr !» . 

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

 

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO

0
Partages
0
Partages