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Culture

L’Uzine présente les oeuvres de deux artistes : Amine Bennis (peinture murale, peinture sur toiles, vidéo) et Adil Kourkouni (photographie, sculpture). L’occasion de croiser les disciplines du 10 février au 2 mars.

Amine Bennis et Adil Kourkouni investissent les murs de l’Uzine, un espace culturel et pluridisciplinaire à Aïn Sebaâ, du 10 février au 2 mars. Le premier a déjà sillonné le monde avec son travail, le second ne fait que commencer et s’est distingué  lors de la cinquième édition du LCC Program 2017.

Adil Kourkouni
dédoublement de créativité
La cinquième édition du LCC Program l'avait primé l'année dernière. Après sa première exposition dans les locaux de Think Art, espace d’exposition et résidence d’artistes situé à Casablanca, il choisit l’Uzine pour présenter son travail ce samedi 10 février. Exposition par laquelle l’auteur s’invente une personnalité et une existence tout en conservant son identité réelle à travers son nom propre...Très tôt, Adil Kourkouni a sculpté ces petites plaquettes d’aluminium. Ce n’est qu’avec son récent intérêt pour la photographie qu’il a décidé de réaliser une série de photomontages ayant pour personnages principaux ces blisters. Au hasard de la lumière, des matériaux qu’il récupère çà et là, les éléments se rassemblent instinctivement pour composer ses photographies. L’expérimentation de ce nouvel outil répond à son besoin d’instantanéité. La recherche n’étant pas toujours consciente chez Adil Kourkouni, l’appareil photo n’intervient qu’à la fin de son processus de création. L’ingrédient essentiel étant le petit plus apporté par un moment, une lumière, un angle particulier encore jamais perçu. L’exposition d’Adil Kourkouni Autofiction(s) propose de découvrir son univers à travers le prisme de l’image. Les thématiques abordées de l’identité, de l’égo trouvent ainsi leur écho dans le déploiement d’un dispositif de production basé sur les médias de l’image, photographies, vidéos et installations. Adil a été attiré par les arts plastiques dès son plus jeune âge. Tout en découvrant la musique, la danse, il crée de manière quasi automatique, instantanée, en puisant son inspiration dans son environnement proche. Il étudie les techniques du dessin et de la peinture à l’École des beaux-arts de Tétouan et s’intéresse à la photographie, à la vidéo et à l’art conceptuel. Il trouve une aisance à créer librement en recherchant l’originalité dans son approche des arts plastiques. Il détourne les matériaux et les objets qu’il croise dans son quotidien et qui lui permettent de donner vie à ses idées (affiches, pages de magazines, pochettes en vinyle, etc.). Son processus de création est alimenté comme un aller-retour entre une idée et une évidence qui s’impose à lui et qui trouve son écho dans le réel à un moment inattendu.

Amine Bennis
l’amour graphique
La peinture d’Amine Bennis, sur toile ou murale est basée sur les signes. Le regard perçant, saisissant et profond qui marque ses œuvres, interroge et interpelle. Si l’on dépasse alors le symbolisme des signes et l’intensité des expressions, on découvre le mystère que le peintre propose en nous entraînant vers un monde imaginaire où on retrouve enfin une transmission naturelle. Ses pinceaux traduisent avec des couleurs osées sa satire mordante d’une société qui met à la marge la différence. Amine Bennis a toujours opté pour un langage graphique très prononcé où la couleur informe et se prête à une lecture plurielle. Ses toiles interrogent alors non seulement les esprits, mais nourrissent aussi les rêves d’une expression libre, spontanée et sincère. À l’Uzine, il a choisi de croiser plusieurs disciplines : peinture murale, peinture sur toile et vidéo. Adepte de la figuration libre, Amine Bennis est un artiste autodidacte qui s’efforce de créer des images qui rendent compte du monde dans lequel il vit, en naviguant toujours entre dérision et gravité dans un univers onirique qui lui est propre. Ses personnages jouent avec les espaces en utilisant comme langage des formes récurrentes telles que l’œil, l’écriture automatique et des traits d’union qui structurent le tout - comme un symbole de liens sociaux tissés entres êtres venus d’ailleurs. L’artiste a réalisé de nombreuses expositions au Maroc et à l’étranger. À partir de 2012, il se lance aussi dans la réalisation de peintures murales à Casablanca pour accompagner un art urbain en plein essor. Le geste est mu par une volonté de briser les codes de la représentation humaine pour mettre en relief ce qui dérange, le regard des autres ou parfois son propre regard sur le monde. Il réalise un court métrage «Casa by Love», prix spécial du Jury au Festival national du film de Tanger en 2005. Dans ce docu-fiction, l’artiste questionne la relation amoureuse au Maroc avec comme enjeux principal la recherche de ce qu’il y a d’universel dans l’amour.

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