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Les mélomanes étaient nombreux à se rendre, en fin de semaine, au quartier de Talborjt à Agadir qui a abrité la 1re édition du festival TalGuit’Art et donné une seconde vie aux artères emblématiques de ce quartier à très forte charge symbolique et historique.

La proximité était au rendez-vous et le public aussi. Durant les trois jours du festival de «TalGuit’Art, les mélomanes étaient nombreux à se rendre, en fin de semaine, au quartier de Talborjt qui est devenu le terrain des guitaristes de tout poil. La première édition de cette manifestation culturelle qui a ancré à Agadir une nouvelle tradition artistique, allusion faite à la musique urbaine de rue a redonné vie aux artères de ce quartier emblématique, notamment la place de Talborjt, située à proximité du Cinéma Sahara qui a fermé ses portes depuis belles lurettes et la rue Allal Ben Abdellah, avenue centrale du quartier en plus du jardin Olhão réalisé dans le cadre du jumelage entre Agadir et la ville portugaise d’Olhão. «Le festival qui a joué la carte de la proximité avec le public a réussi son pari puisque dès le départ, l’idée a été de promouvoir la création artistique à travers la mise en valeur de spectacles en plein air, mais aussi promouvoir la destination Agadir à travers le quartier Talborjt à très forte charge symbolique et historique», affirme Said Almotia, membre du forum Agadir Memory, l’initiateur de cette manifestation culturelle.

Hommage posthume à Ammouri Mbark
Dans un autre registre, le festival TalGuit’Art a rendu, à travers une fresque artistique, un hommage à feu Ammouri Mbark, le Bob Dylan amazigh, qui s’est éteint, en février 2015, après un long combat contre la maladie. Sa dernière production était l’album «Ur dari yat» (Je n’ai rien) avec un vidéo clip qui a été ultérieurement baptisé après son décès «Anaruz N’ Sifaw» (L’Espoir de Sifaw) qui est le fils du feu Ammouri Mbark. Parallèlement, une exposition de photographies retraçant les grands faits marquants de l’histoire de la ville d’Agadir a été organisée au cours de cette manifestation alors que les forums Izorane N’Agadir qui regroupe des Gadiris rescapés du séisme et Agadir Memory, ont été initiés en marge de cette 1ère édition, ainsi que la dédicace du livre de Larbi Babahadi.

Larbi Babahadi, «Le cri des pierres»
Le récit baptisé «Le cri des pierres» de cet artiste et écrivain rescapé du séisme nocturne du 29 février 1960 a retracé avec des restitutions concrètes son ressenti quand il avait 11 ans et que la terre a tremblé au moment où il partageait sa chambre avec ses frères et sœurs qui ont tous péri sous les pierres avec leur grand-mère. Par ailleurs cette première édition du festival «TalGuit’Art» a été marquée par la participation de 12 artistes et troupes musicales du Maroc, la France, l’Italie, l’Angleterre, la Pologne, la Colombie, le Chili, la Syrie et la Tunisie.

Talborjt, le château d’eau
L’étymologie du mot «Talborjt» résulte de l’existence sur les lieux de l’ancien quartier de Talborjt, détruit par le tremblement, du 29 février 1960, d’un petit «Borj» (tourelle). À cet égard, l’appellation Talborjt provient du diminutif du mot Borj en Amazigh (Talborjt) emprunté à l'arabe du mot «Borj ou Wamane» (le château d’eau) qui alimentait jadis le quartier. 

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