A lire aussi

18-12-2017 12:50

Enfin un guide pour lever les freins à la scolarité

Le chemin reste encore long en matière de promotion de la scolarisation des enfants en situation de…
Rejoignez nous sur :
Culture

Jonathan Amar, Designer, architecte d’intérieur

Jonathan Amar revient à la galerie Venise Cadre de Casablanca le 7 décembre avec son projet «pratique de la lumière et objet du mouvement». 

Né à Rabat en 1955 d’un métissage heureux entre le Maroc et la France, son parcours éclectique issu des deux rives de la Méditerranée et l’enseignement acquis au cours de ses différents voyages à travers le monde en font sans nul doute l’un des designers les plus singuliers de sa génération. Il poursuit ses études à Paris et s’intéresse aux arts décoratifs, à la photo, la mode et la peinture. Il se rend alors régulièrement au Pakistan ainsi qu’en Afghanistan, berceau d’un certain art de vivre... et de la culture «peace and love». À cette époque, bon nombre d’artistes vont y chercher l’inspiration. En 1985, a à peine 30 ans, Hubert Boukobza lui confie la direction artistique des «Bains douches». C’est une véritable institution des nuits parisiennes ; rendez-vous de la société mondaine et artistique internationale, qui compte dans le top ten des établissements les plus célèbres au monde. On y croise David Bowie, Coluche, Mick Jagger, Iggy Pop ou Madonna, mais aussi tous les mannequins internationaux de la planète et les grands noms du cinéma. Un melting pot qui fera «des bains» le lieu le plus célèbre de la planète.

En 1988, le grand public découvre véritablement Jonathan lorsqu’il signe la rénovation de la piscine Deligny ou encore en 90 le célébrissime «Palace». Haut lieu de rendez-vous du tout Paris de la mode, du cinéma et des têtes d’affiches, on y croise Andy Warhol, Jean-Paul Goude, Karl Lagerfeld ou encore Christian Louboutin et Yves Saint Laurent...Tous viennent chercher ce je ne sais quoi de magie et de paillettes qui souffle au sein du lieu au décor baroque. Le Palace devient un mythe, un symbole des années 80. C’est la référence des noctambules et des fêtes folles. La même année, on lui confie également la rénovation des «Bains» où il succède à Philippe Starck qui avait imaginé le lieu 10 ans avant. En 1989, il crée son agence de design et d’architecture intérieure «Amar Studio». Il réalise et dessine pour ses clients des lignes de mobiliers décoratifs, luminaires et différents objets aux inspirations orientales, mauresques ou andalouses qu’il édite sous la marque «Fata Morgana», laquelle deviendra en 1993 également galerie d’art et de design. Certains objets deviendront mythiques. Son travail met alors en valeur le savoir-faire ancestral des artisans marocains rompus aux techniques traditionnelles, avec lesquels il collabore dans différents univers. Gravure, sculpture des reliefs et des matières ; il est alors l’un des rares designers à dessiner, concevoir produire et éditer ses pièces ou ses lignes d’objets/mobiliers.

Durant toutes ces années, il devient aussi l’un des fervents défenseurs de l’art, de la culture et de l’artisanat marocain. Il lui tient à cœur de faire rayonner ce savoir-faire à travers le monde. Aussi, il organise et présente de nombreuses expositions. Il renforce ainsi grâce à ses précieux soutiens, l’image de prestige du Maroc, valorisant les arts et la culture, travaillant d’arrache-pied en parfaite harmonie avec les artisans du Maroc.

En 2015, son savoir-faire mène Jonathan vers un nouveau projet audacieux en parallèle à la conception de la collection Flow : la création d’Amar Cycles. Cycliste depuis son jeune âge, il décide d’embrasser pleinement sa passion pour les deux roues, en appliquant son savoir faire dans la métallurgie à ce mode de transport. Il imagine et conçoit des vélos qui sont de réelles créations dédiées au bitume et aux amoureux du design. Une partie de la collection représente des vélos entièrement assemblés de pièces neuves personnalisées avec des techniques artisanales d’embellissement. D’autres sont issues de vélos de haute qualité désassemblés et remontés minutieusement à la main. Une partie ancienne - la plus noble - est conservée et restaurée, avant qu’une reconstruction ne soit faite avec des éléments neufs et un savoir faire unique en son genre : polissage, gravure, travail du cuir, ciselage, couleur et tant d’autres. Le travail d’exception de nos artisans et le soin méticuleux apporté aux créations font de nos vélos des objets d’une qualité remarquable tant d’un point de vue technique qu'esthétique. L’enjeu étant pour chaque création de primer une harmonie qui allie fonctionnalité, art et design.

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

 

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO

0
Partages
0
Partages