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Culture

Du 22 au 25 novembre, les Musiques du monde se sont données rendez-vous à Rabat. Professionnels et artistes se sont rencontrés pour la 4e édition de ce grand marché de la musique.

Quatre jours de fête et de projets de concerts, tel a été le challenge de Visa for Music, grand marché de la musique du Maghreb et d’Afrique. Du 22 au 25 novembre, l’évènement pensé par Brahim El Mazned et soutenu par la Fondation Hiba a relevé tous ses défis. Entre conférences, speed meetings ; rencontres de professionnels, stands et concerts, le rendez-vous nécessaire de la musique marocaine a surmonté tous les obstacles et a signé une édition réussie. «Visa for Music vient combler un manque flagrant au Maroc, nous n’avons pas d’industrie musicale et l’évènement ramène l’industrie musicale à nous», confient des musiciens marocains. «La plateforme a pour principale mission la constitution d’un marché de musique qui offre une meilleure visibilité aux artistes, un environnement propice à la créativité et à la professionnalisation du secteur culturel et artistique dans le but de dynamiser les industries créatives des régions concernées et de stimuler l’économie de la culture», ajoute Brahim El Mazned. 40 artistes et 4 DJs sélectionnés parmi 1.042 candidatures reçues des quatre coins du monde avec parmi eux la figure de proue du rock marocain Khansa Batma, le musicien et instrumentiste Farid Ghannam, le chanteur Fayçal Azizi, le groupe amazigh Inouraz, les rappeurs Lmoutchou alias (Mobydick), Black Jaguar, le collectif de fusion sahraoui Daraa Tribes, le projet Electro pop international MAcAM et le groupe Gnawa Racines. Des showcases et des concerts d’exception ont permis au public marocain de découvrir les nouvelles perles de la scène alternative. De l’Afrique du Nord, le Maghreb a été représenté par le groupe légendaire algérien Raïna Raï, Le duo tunisien Yuma et Nour Harkati & Aytma deTunisie.

Du côté du Moyen-Orient, le musicien égyptien Hisham Kharma, de l’Iran les deux projets Ali Asghar Rahimi & Roohafza Ensemble et Aïda & Babak Quartet, le groupe jordanien El Morabba3 ainsi que le groupe libanais The Wanton Bishops, de la Palestine, le compositeur pianiste Faraj Suleiman, Kardes Turkuler de la Turquie et le collectif palestinien TootArd ont séduit et enchanté. Du reste du continent africain, Visa for Music a proposé une sélection composé d’un des plus importants orchestres de cuivre Gangbé Brass Band du Bénin, la puissante voix Elida Almeida du Cap-Vert, du Gabon l’artiste Queen Koumb, Rocky Dawuni du Ghana, Sekou Kouyate de la Guinée, la malgache Eusébia, le groupe namibien Shishani & the Namibian Tales, Marema du Sénégal, le collectif Mokoomba venu tout droit des chutes Victoria au Zimbabwe, 3MA, groupe composé de trois artistes, Ballaké Sissoko du Mali, Driss Maloumi du Maroc et Rajery de Madagascar. La sélection européenne n’est pas passée inaperçue. Depuis l’Espagne, le groupe catalan Doctor Prats et le groupe ST Fusion, la Française Siska, le groupe franco-marocain Aywa, le groupe italien Italia Migrante, le collectif hollandais Kasba et la chanteuse Ghalia Benali & Maak de Belgique ont apporté de la fraîcheur européenne dans un rendez-vous résolument afro-maghrébin. Une édition courageuse qui s’est faite sans le soutien du ministère de la Communication et de la cutlure. «Nous étions sur le point de tout annuler», a confié Brahim El Mazned qui a su tenir bon avec une équipe dévouée. La cinquième édition est encore dans le flou. Affaire à suivre. 

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