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Quelle voix! Celle que l’on connaît pour son interprétation, très jeune, de Still loving you de Michael Jackson, qui a fait rêver toute une génération dans Sister Act 2 ou encore avec les Fugees a prouvé qu’elle était toujours la reine de la Soul-Hip Hop, quoi que l’on dise. Charisme, look XXL assumé et voix profonde et forte, Lauryn Hill a fait chanter et danser le public de l’OLM. Co-auteure de The Score, l’album de rap le plus vendu de l’histoire aux États-Unis, l’artiste, dont l'opus solo The Miseducation of Lauryn Hill s’est vendu à plus de 20 millions d’exemplaires dans le monde, a illuminé l'audience avec un répertoire mêlant ses plus grands tubes et des compositions plus spirituelles. Doo-wop, Killing me softly, Oh la la ou encore sa reprise exceptionnelle de Can’t take my eyes off of you, la chanteuse reprend Bob Marley et Nina Simone comme personne. Elle fait une démonstration vocale puissante et prouve qu’elle n’a rien à envier aux plus grandes divas du Jazz. Un spectacle qui a bluffé le public de Mawazine, venu nombreux applaudir une voix mythique. Une soirée qui a connu des moments magiques, comme ce concert mystique, habité par la magie d'une autre grande artiste, ultra populaire, sur la scène du Théâtre national Mohammed V: Anoushka Shankar. Elle est la fille du légendaire Ravi Shankar, dont le nom renvoie à la musique classique indienne et au sitar, ayant repoussé avec brio les limites de son instrument, non seulement dans sa forme traditionnelle classique indienne mais aussi en travaillant avec de nouveaux sons et formes artistiques.

La musicienne, cinq fois nominée aux Grammy Awards, a ainsi livré un répertoire pointu traitant des thèmes du mouvement, de l’asile et des réfugiés, le tout sous les acclamations d’un public conquis. D’un continent à l’autre, de l’Asie à l’Afrique, c’est la figure de proue de la musique angolaise, Bonga, qui a tutoyé les étoiles et donné tout son sens à la notion, aussi plurielle soit-elle, d’africanité.

Sur la scène du Bouregreg, celui qui appartient à une caste de chanteurs africains ayant sublimé leurs racines a interprété de sa voix râpeuse et puissante ses plus belles chansons, reprenant les tubes de son premier album, Angola 74, où l’on retrouve la version légendaire de Sodade, que popularisera Cesaria Evora près de vingt ans plus tard, mais aussi le dernier opus, Recados de Fora, sorti en 2016. À l’honneur aussi ce quatrième soir, la musique arabe a été célébrée à travers deux concerts particulièrement marquants. Celui d’Al Salem, né à Bagdad et entré dans le monde de la musique après avoir servi dans l’armée irakienne pendant une courte période, et celui de Hussein El Deek, originaire de Syrie et issu d’une grande famille d’artistes. Tous deux, faisant partie des chanteurs les plus populaires de la région, ont entonné des titres ayant fait vibrer les festivaliers venus en nombre pour l’occasion.

Pendant ce temps-là, la scène de Salé a permis aux spectateurs de découvrir quelques-unes des plus belles voix du royaume à travers une programmation dédiée à trois grandes figures: Hamid El Kasri, qui concilie comme personne les rythmes Gnaoua du Nord et du Sud du Maroc, Mehdi Nassouli, spécialiste de l’art folklorique roudanais, formé auprès des plus grands maâlems gnaoua, et Mustapha Bakbou, symbole de l’art de la tagnaouite. Lieu invitant à la poésie et à l’évasion, le site du Chellah a quant à lui accueilli le chanteur turc Abdurrahman Tarikci et le violoniste tunisien Zied Zouari, qui ont initié le public aux différents univers du Maqâm, fil conducteur qui a permis de faire dialoguer les différentes traditions musicales convergentes de l’île de Marmara. Accompagné du batteur arménien Julien Tekeyan, le trio a offert avec talent des réminiscences d’un chant ancestral à travers des rythmes contemporains.

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