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Ce vendredi 12 mai, la 16e édition du Festival Mawazine et rythmes du monde a proposé une ouverture des plus grandioses ! Charles Aznavour a ensorcelé le Théâtre Mohammed V du haut de ses 94 ans. Coulisses d’un concert intemporel et inoubliable.

D’un pas déterminé, il rentre sur scène presqu'à l’heure sous les applaudissements chaleureux d’une salle qui l’attendait depuis des mois, depuis 50 ans même. Puisque le chanteur, auteur, compositeur n’a pas foulé une scène marocaine depuis un demi-siècle. C’est le Festival Mawazine et rythmes du monde qui décide d’ouvrir sa 16e édition avec l’homme aux 1.000 chansons. «Pour moi, le plus important ce sont les mots, les paroles. Il ne se passe pas un jour sans que je n’écrive une chanson», confie le maestro qui semble être chez lui sur scène. Une maîtrise et une aisance incroyables, une belle générosité et une force d’interprétation au service d’une empreinte vocale toujours bel et bien là. «On m’a beaucoup critiqué, on m’a reproché d’avoir une voix rocailleuse. Elle est toujours là cette voix. Ceux qui m’ont critiqué sont morts, je suis toujours vivant», s’amuse Charles Aznavour qui se confie à son public marocain sans filtre aucun. Il fait voyager dans le public dans des souvenirs, une nostalgie propre à chacun, dans un vécu, des sentiments, des émotions. «Généralement, les chanteurs qui viennent se produire ici présentent leur dernier album des nouveautés. Moi, je n’ai que d’anciennes chansons à vous proposer. Même des très anciennes». Il nous embarque avec des tubes, des chansons intemporelles, des chansons moins connues et d’autres qui sont entrées dans l’histoire. «Parce que», «Sa jeunesse» «She», «Mes amis, mes amours, mes emmerdes», «je voyage» avec sa fille Katia Aznavour et les tant attendus «Hier encore», «Comme ils disent», «Emmenez-moi» ou encore «La Bohème».

Celui qui écrit les mots avant la musique pour ne pas être prisonnier des mélodies, qui pense à l’interprétation d’abord comme si sa chanson allait être jouée et non chantée, a prouvé que ses œuvres n’avaient pas pris une ride. Bien au contraire, qu’elles se bonifient avec le temps. Une salle comble composée de quatre générations est venue applaudir la légende qui fêtera ses 94 ans bientôt. Il chante, il joue, il danse, il court même et il se permet des moments de grâce où il s’assoit au milieu de la scène pour envoyer cette charge émotionnelle de plein fouet. Il chante 70 ans de carrière, toute une vie d’amour avec la musique, qui n’ont pas toujours été faciles puisqu’il a fallu qu’il se batte contre la critique. Visiblement en avance sur son temps, incompris de son époque, il a dû imposer une autre manière de chanter, de jouer, d’être sur scène. Celui qui a été révélé par la grande Edith Piaf s’est battu et a eu raison. Il est devenu une légende de la variété française alors que personne ne croyait en lui. «Les patrons de radio refusaient de passer mes chansons, je suis quand même devenu un des plus importants vendeurs de disques de tous les temps». Ses chansons sont traduites dans le monde, il chante en huit langues, il est l’auteur de plus de 1.200 morceaux et il a vendu plus de 180 millions d’albums dans le monde.

Le show man au grand cœur, l’interprète aux mains d’argent est en tournée internationale depuis 2014. Infatiguable, il sillonne le monde à la rencontre de son public. C’est tout naturellement qu’il pense à Rabat comme destination de cette belle tournée, qui n’est pas une tournée d’adieux. Il récidivera d’ailleurs mardi 16 mai au théâtre vu la forte demande. Un moment historique dans la vie du Festival Mawazine et rythmes du monde, un concert plein de sens et d’émotion qui a dû marquer, inspirer des vies…à «la bohème».

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