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Culture

Le Festival des musiques sacrées du monde revient du 12 au 20 mai pour une 23e édition dédiée à l’eau et au sacré. Une programmation de premier choix engagée écologiquement et qui rythmera la ville pendant 9 jours avec un hommage à la Chine.

Pour sa 23e édition, le Festival des musiques sacrées du monde de Fès accueillera l’eau et le sacré du 12 au 20 mai. L’édition 2017 promet de beaux moments de musique et de partage avec quatre rendez-vous : les grands moments autour des musiques sacrées, les nuits de la médina, le Forum de Fès désormais incontournable qui sera le premier événement à prendre siège à Al Quaraouiyine après sa restauration et le Festival dans la ville. Pour la seconde année consécutive, le festival met à l’honneur une culture. Après l’Inde, la Chine au patrimoine millénaire d’une incroyable richesse sera consacrée lors de cette édition.

L’Afrique, au fil de l’eau…
L’ouverture de la 23e édition du Festival des musiques sacrées du monde de Fès est 100% africaine et donnera le ton à un festival engagé qui aborde le respect de l’environnement comme le prolongement naturel d’une démarche spirituelle avec «Spirit on the water», une création d'Alain Weber mis en musique par Ramzi Aburedwan avec une lumière signée Christophe Olivier, assisté de Gaël Boucault. Un spectacle qui se veut à la fois écologique et spirituel et qui porte un regard sur l’eau comme source de vie.

La mise en scène de Spirit on the water, titre évoquant une chanson de Bob Dylan, se veut contemporaine, plus abstraite, plus organique ! La musique aussi. On y retrouvera un grand orchestre et des emprunts à différentes traditions, mais leur alliance sera guidée par l’esprit de la nature à la façon d’onomatopées, de bruissements et de clapotis, de hululements et de chants de baleine, entre songe aquatique et vision apocalyptique. Le mapping, animation visuelle projetée sur les murailles propose un voyage à travers le temps remontant jusqu’à l’origine d’une humanité menacée aujourd’hui. Voix d’ailleurs, sifflements, chants de la nature et du monde animal, créeront une nouvelle symphonie dédiée à la vie. La création évoque tour à tour les fontaines de Fès, l’Amazonie, les siffleurs amazighs du Haut-Atlas et des Canaries, l’Arche de Noé et le déluge ou encore l’oasis du désert célébré dans la poésie soufie. Une création qui donne le ton à une programmation inspirée par l’eau et l’amour de la nature avec la magie du flamenco, les musiques des îles comme la Crète, la Sardaigne, le Japon ou encore un hommage aux grands fleuves du monde. «Cette 23e édition sera ainsi placée sous le signe de l’eau, entendue comme source de vie et d’inspiration irriguant tour à tour le corps et l’âme. Tout sauf anodin, ce choix répond à la nécessité de sensibiliser le plus grand nombre aux problématiques écologiques qui menacent la planète et dont dépend le sort même de l’humanité. Souvenons-nous que la COP22, ayant eu lieu à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016, avait déjà mis l'accent sur l’eau en tant qu'enjeu primordial, certains chercheurs affirmant que les écosystèmes pourraient connaître un effondrement total et irréversible d’ici 2100», affirme Abderrafih Zouitene, président de la Fondation esprit de Fès et du Festival de Fès des musiques sacrées du monde.

Des concerts de tous les horizons
Comme à son accoutumée, le Festival des musiques sacrées du monde de Fès mise sur une programmation triée sur le volet, pleine d’humanité et d’âme. Le spirituel est à l’honneur mais pas seulement. Puisque cette année, c’est l’engagement qui est mis en avant. L’engagement écologique, la conscience du monde qui nous entoure et l’amour de mère nature. Entre les concerts intimistes de l’après-midi, les grands moments de musique à Bab Al Makina à ne pas rater ou encore les concerts en pleine ville, les moments de musique se suivent mais ne se ressemblent pas.

Au programme Lingling YU, virtuose chinoise qui maîtrise à fois le erhu (violon) et le pipa (luth) propose un concert haut en spiritualité au Riad Bensouda avant de laisser place à la soirée à Bab Al Makina qui mettra la Chine, invitée de cette édition, à l’honneur avec l’Opéra de Pékin, Marlui Miranda, une Brésilienne qui puise dans ses origines indigènes pour raconter un monde profond et harmonieux : Songhaï et feront le lien entre l’Andalousie gitane et la tradition mandingue du Mali à la Grande-Bretagne, avec Salman Al Ammari, chanteur koweitien et joueur de oud, spécialiste du fann el bahar et homme de savoir, le bluesman américain Eric Bibb, Stelios Petrakis Quartet fraîchement débarqué de Crète, le groupe Lankum qui propose un répertoire folk avec des chansons caustiques de Dublin, Mehdi Nassouli qui propose un duo avec Titi Robin pour un blues méditerranéen, Yasmine Hamdane, icône pop libanaise, le compositeur de Cordoue Vicente Amigo, unanimement considéré comme un virtuose de la guitare flamenca contemporaine, Aziz Sahmaoui qui présente un projet marocco-cubain avant de clôturer en beauté avec la diva : Majida El Roumi.

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