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En prévision de la COP 22, Plusieurs projets structurants ont été lancés à Marrakech pour inscrire la ville dans l’approche environnementale : modernisation du mode d’éclairage public, acquisition de bus électriques, aménagement des espaces verts, mise en place d’une décharge contrôlée…

Marrakech s’est mise au goût du jour en matière de développement durable. Plusieurs projets structurants ont été lancés pour renforcer l’attractivité de la ville. Il s’agit de grands chantiers à caractère environnemental ouverts dans la cité ocre, dont les bus électriques, la production d’électricité grâce aux déchets de l’ancienne décharge publique, l’usine de valorisation et de tri des déchets ménagers dans la nouvelle décharge publique contrôlée ainsi que  l’aménagement d’espaces verts.

Véhicules électriques
Sur le volet de la mobilité urbaine, les pouvoirs publics ont opté pour des véhicules électriques. Un axe spécial a été aménagé pour accueillir les Bus à haut niveau de service (BHNS). L’objectif est d’assurer une fréquence de 5 à 10 minutes entre chaque bus. Une société chinoise est chargée de l’installation et de la maintenance. D’ailleurs, une convention cadre a été signée, lors de la visite de Sa Majesté le Roi en Chine, pour que l’industriel YANGTSE investisse au Maroc pour atteindre l’Afrique et l’Europe. Cette convention de partenariat avec la Société d’Investissement Energétique (SIE), Marita Group et la Banque Centrale Populaire, rappelons-le, porte sur l’achat et la construction d’une unité de fabrication de bus électrique dernière génération (Ultra-Light) «Made in Morocco» avec un montant d’investissement estimé à 1,2 milliard de dirhams. Une station photovoltaïque devra produire l’électricité pour les bus électriques de Marrakech. C’est qu’il s’avère important d’investir dans des solutions écologiques pour le transport, l’un des secteurs les plus pollueurs, puisqu’il est l’un des premiers émetteurs de gaz à effet de serre  et d’émissions polluantes dans l’atmosphère (22% dont 73% pour le transport routier).

Eclairage écologique
La ville est en train de moderniser progressivement son système d’éclairage public afin de réduire sa facture énergétique. Pour 62 milles points lumineux, la ville paie une facture de 70 millions de dirhams par an. À cela, s’ajoute l’entretien qui fait grimper la facture énergétique de l’éclairage public à 110 millions de dirhams. Une société de développement local a été créée pour mettre en place le nouveau mode d’éclairage. D’ici trois ans, Marrakech sera totalement éclairée en «LED». L’éclairage sera géré à distance suivant les standards internationaux afin d’assurer un taux de fonctionnement de 98% au lieu de 80% actuellement. Pour la COP, quelque 10.000 nouveaux points lumineux sont opérationnels. Il est à noter que Marrakech sera la deuxième ville au Maroc, après Salé, à avoir opté pour l’éclairage en LED.

Nouvelle décharge contrôlée
En matière de gestion des déchets, les autorités de la ville ont travaillé sur la nouvelle décharge contrôlée, à quelques kilomètres de Marrakech. L’idée est de procéder à la valorisation des déchets, démarche indispensable  pour non seulement atteindre les objectifs fixés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre mais aussi créer une nouvelle dynamique économique et booster l’emploi. L’ancienne décharge de Marrakech a été fermée en juillet dernier. L’objectif des pouvoirs publics locaux est aussi la production d’électricité par le biogaz, extrait des déchets ménagers. Pour concrétiser ce dessein, il a été procédé au traitement d’un site s’étalant sur 14 hectares où était implantée l’ancienne décharge. Collecté à partir des déchets enfouis dans cette ancienne décharge, le biogaz sera transformé en électricité pour une production d’1 mégawatt par an.

Espaces verts aménagés
S’agissant des espaces verts, des jardins sont aménagés et équipés de nouvelles technologies dédiées à la connexion internet et au rechargement des téléphones mobiles. On peut citer entre autres les jardins d’Issil (1,5 hectare), El Koutoubia (2 hectares), Allal El Fassi (2,5 hectares) et El Harti ( 5,5 hectares).  Le réaménagement de ces jardins comprend l’équipement en éclairage solaire, les installations de loisir et pour enfants ainsi que la réhabilitation des sièges et des équipements de nouvelles technologies.

Station d’épuration : irrigation des golfs
À tous ces projets, s’ajoute l’extension de la station d’épuration gérée par la  RADEEMA (Régie Autonome de Distribution d’Eau et d’Electricité de Marrakech). Les eaux épurées sont réutilisées pour l’irrigation de la palmeraie et des espaces verts d’une vingtaine de golfs. Selon La RADEEMA, la réalisation de ce projet a nécessité la mobilisation d’expertises nationales et internationales de haut niveau faisant bénéficier cette station des technologies de pointe. Son financement qui s’élève à 1.232 MDH, s’intègre dans le cadre d’un partenariat public privé premier dans son genre, caractérisé par la participation de la Radeema, l’Etat et les promoteurs des projets golfiques.

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