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Le groupe immobilier vient de publier un communiqué concernant ses résultats semestriels. L’immobilière, qui vient d’initier son programme stratégique à horizon 2020, voit ses plans contrariés par une conjoncture particulière en ce début d’année, mais résiste bien grâce à la solidité de ses fondamentaux. Détails.

Addoha a subi les affres d’une conjoncture difficile durant le premier semestre 2018. Le groupe affirme évoluer dans un environnement marqué par une atonie latente à tous les niveaux. Depuis quelques mois, les transactions se font au compte-gouttes, et ce malgré la baisse des prix dans le secteur. Un constat remarqué également au niveau des crédits immobiliers. Moins dynamiques, leur progression s’est atténuée d’une année à l’autre. Une évolution qui recouvre essentiellement un ralentissement des crédits à l’habitat (+3,3% après +4,6%), selon la dernière note de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). À cela s’ajoute la décélération au niveau de la production de logements. En témoigne la baisse des ventes de ciment durant les six premiers mois de l’année. En effet, la consommation nationale, durant cette période, s’est chiffrée à 6,57 millions de tonnes, soit un recul de 2,88% comparativement à la même période de l’année précédente. Un repli qui aurait également été accentué par les fortes pluies du mois de mai. Au final, suivant un marché devenu extrêmement opportuniste, les exigences de la demande sont montées d’un cran.

Dans ces conditions, l’immobilière, qui vient d’entamer un nouveau plan stratégique à horizon 2020, pourrait subir une correction de ses agrégats. En effet, pour évoluer dans cet environnement particulier, une reconfiguration de certains projets du groupe (budgétés en 2018) est nécessaire. Sont essentiellement concernés les programmes de haut standing. Cela pourrait entraîner, bien sûr, un décalage dans leur exécution. Un décalage qui devrait engendrer un repli du chiffre d’affaires consolidé du groupe au titre de l’exercice 2018, comparativement à 2017. Au 30 juin 2018, cette baisse du chiffre d’affaires serait de près de 15%, selon le communiqué de Douja Promotion, comparativement à la même période de l’année précédente, affectant en conséquence le résultat net consolidé et le cash flow opérationnel.

Parallèlement, grâce aux efforts fournis lors des trois dernières années pour l’application du Plan Génération Cash, les fondamentaux du groupe restent solides. En effet, le groupe Addoha avait fait le pari, en 2015, de se concentrer sur la commercialisation des stocks tout en réduisant la voilure sur sa nouvelle production afin de renouer avec une situation financière plus saine. Une démarche qui avait privilégié les cash flows à la croissance sur le court terme, ce qui a permis de dégager suffisamment de cash pour le remboursement de sa dette qui s’élevait à 9,3 MMDH à fin 2014 (soit un gearing de 80,2%). Aujourd’hui, l’on peut dire que le groupe a réussi son plan de restructuration, lui permettant d’afficher à fin 2017 des agrégats en nette amélioration et une structure bilancielle équilibrée. Ainsi, l’immobilière a enregistré à fin 2017 -date de fin du PGC- un endettement net maîtrisé autour de 6 MMDH, soit un gearing de 32,6%. Les fonds propres, quant à eux, ont atteint 12,7 MMDH, représentant ainsi plus de 2 fois la capitalisation boursière de la société. Cette politique volontariste de maîtrise du rythme d’activité a donc permis à Addoha de tenir tous ses objectifs financiers. Cela a poussé le groupe à réitérer l’expérience en lançant son programme «Priorité au Cash 2020» (PAC). Comme son nom l’indique, ce plan triennal s'inscrit dans la même lignée que le précédent et vise essentiellement la génération de cash. La mise en oeuvre opérationnelle de ce plan permettra de maintenir des cash flows largement positifs, totalisant près de 5,6 MMDH sur cette période. Ces derniers permettront ainsi de poursuivre le désendettement du groupe, d'acquérir du foncier liquide et d'assurer une capacité de distribution de dividendes. Par ailleurs, le groupe envisage de maintenir un gearing inférieur à 30% sur la période du programme grâce à un rythme de désendettement de 500 MDH par an.

Une politique prudente qui s'inscrit dans un contexte très sensible. Au vu des dernières évolutions du secteur, l’immobilière privilégie donc les cash flows à la croissance sur le court terme. Le groupe devrait se concentrer sur le développement des relais de croissance à forte valeur ajoutée, soit le moyen standing et l’Afrique subsaharienne. Addoha envisage ainsi une montée en puissance de sa marque moyen standing Coralia, et de se focaliser sur des pays tels que la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Guinée-Conakry. Les premières livraisons étaient prévues dès cette année pour les deux premiers pays subsahariens. D’ailleurs, les préventes prévues dans le chiffre d’affaires pour les 18 prochains mois seraient estimées à près de 900 MDH pour les projets de moyen standing et à 800 MDH pour les projets en Afrique, dont 200 à 300 MDH en 2018.

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