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Suite à son éviction «unilatérale» de la gestion de la décharge de Médiouna, la société Ecomed Casa s’explique et réclame 260 MDH à la commune de Casablanca. Faute de quoi, la filiale des sociétés américaines Edgeboro et GESI, qui souhaite cependant un règlement à l’amiable, se réserve le droit de contester cette évacuation et de protéger l’ensemble de ses intérêts auprès des juridictions compétentes.

C’est le match de ping-pong de l’été à Casablanca. La Commune de la capitale économique et la société Ecomed Casa, filiale des sociétés américaines Edgeboro et GESI, spécialisées dans la gestion et la valorisation des déchets solides, ne sont pas en bons termes. Les deux parties se renvoient la balle à propos de la gestion désastreuse de la décharge de Médiouna mais ce n’est pas le seul véritable nœud de cette affaire qui risque de salir la réputation de la ville blanche. De fait, après une décennie de gestion, l’exploitant s’est vu éjecté par la commune, qui non satisfaite des prestations de la société délégataire, a pris au mois de juin dernier la radicale décision d’enclencher un processus de divorce d’avec son partenaire pour «non respect des termes du contrat de gestion déléguée», selon Mouizina M’Barka, collaboratrice de Mohamed Haddadi, adjoint au maire de Casablanca, en charge du nettoiement. Le 11 juillet dernier, le tribunal administratif de Rabat tranche le différend en faveur de la plaignante autorisant la commune à reprendre la gestion de la décharge de manière provisoire.

Un match sans fin ?
Celle-ci avant de lancer un appel d’offres pour une nouvelle société en charge de la réalisation et la mise en service de l’unité de traitement et de valorisation des déchets de la décharge de Médiouna, a choisi un exploitant intérimaire. Le gestionnaire permanent devra être connu le 12 septembre prochain. Un véritable «affront» qui met Ahmed Hamidi, PDG d'Ecomed, dans tous ses états. «La ville n’a pas mis le terrain de la nouvelle décharge à la disposition de la société, comme prévu dans le contrat, et n’a pas donné suite aux différentes offres et solutions proposées par Ecomed Casa», a-t-il déploré précisant que pour permettre à Ecomed Casa de remplir ses obligations, la ville s’est engagée à mettre à la disposition de la société, dès le début du contrat, un terrain de 82 hectares en vue de l’aménagement de la décharge contrôlée. «Or, à ce jour, la ville n’a pas procédé à la livraison de ce terrain, qui a été réaffecté pour la construction d’un lotissement d’habitations», a-t-il encore souligné. Un terrain de 35 hectares a été finalement proposé, aux dernières nouvelles, mais là encore, toujours selon le patron du groupe, «la commune n’a pas donné suite à l’offre relative à ce dernier et a lancé un appel d'offres pour céder ce terrain à un tiers», indique-t-on.

260 millions d’arriérés
Un péché attribué à la mairie de la capitale économique. Selon les responsables du holding marocain, la ville n’a pas respecté ses engagements de désigner un nombre limité de trieurs (150) et d’assurer la sécurité de la décharge d’en évacuer les occupants. Près de 2.000 chineurs opérant pour des sociétés de tri et 20.000 bêtes traînent dans les parages de la décharge. En plus de cela, avec l’arrivée de l’exploitant intérimaire, qui selon la commune de la ville de Casablanca est «moins coûteux et plus respectueux du cahier de charges», plus de 50 travailleurs d’Ecomed sont aujourd’hui en chômage technique, selon Ahmed Hamidi. Au vu de tous «ces manquements de la ville et le préjudice qui vient de s’ajouter», Ecomed Casa qui refuse de lâcher l’affaire, réclame à la commune de Casablanca «les sommes qui lui sont dues et qui s’élèvent à près de 260 millions de dirhams». Et ce n’est pas tout, la société réclame également des dommages et intérêts, après son éviction «unilatérale» de la gestion de la décharge. D’ailleurs, Ecomed Casa se réserve le droit de contester cette évacuation et de protéger l’ensemble de ses intérêts auprès des juridictions compétentes. Toutefois, la société souhaite qu’un accord amiable soit trouvé afin de préserver l’intérêt des Casablancais. Seulement voilà, «malgré ses démarches auprès de la ville, celle-ci n’a pas donné suite à ses demandes». Une version démentie par Mohamed Haddadi, adjoint au maire de Casablanca qui se dit toujours ouvert au dialogue à la négociation. C’est clair, ce n’est pas demain la fin de la joute qui oppose le spécialiste de la gestion des déchets et la commune de la capitale.


La convention court toujours

La convention de gestion déléguée qui la lie à la ville n’a pas été résiliée à ce jour. Cependant, le 23 juillet 2018, la société a été évacuée par la ville de la décharge et ce, alors même qu’elle «n’a commis aucune faute», ce que confirme le jugement du 7 juillet 2018 du tribunal administratif de Casablanca,  précise la société Ecomed Casa.

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