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Le Groupe Crédit Agricole du Maroc vient de lancer dans le cadre de sa stratégie de digitalisation, sa nouvelle solution de paiement mobile Beztam-E. Destinée non seulement aux clients du GCAM, Beztam-E s’adresse également aux clients non bancarisés en leur offrant la possibilité d’effectuer leurs transactions grâce à une carte prépayée Crédit Agricole du Maroc.

La course à l’innovation a commencé. Après le coup d’envoi de la solution nationale du paiement mobile, l’ensemble des banques de la place commencent à dévoiler leur propre application avec chacune son lot de spécificités. Elles sont à ce jour quatre banques à lancer chacune leur porte-monnaie électronique (BCP avec BPay, CIH avec WePay, BMCE avec DabaPay et Crédit Agricole avec Beztam-e). Si CIH Bank a ouvert le bal en présentant au grand public une solution assez intuitive, Crédit Agricole surenchérit et dévoile une application encore plus simplifiée. «Les principaux atouts de cette solution sont donc la simplicité, la sécurité, la souplesse et la rapidité, tout a été construit pour offrir aux utilisateurs un service adapté à leurs attentes», explique Abdelmounaim Dinia, directeur général adjoint du Crédit Agricole du Maroc.

Baptisée Beztam-E, la solution est disponible en arabe et en français et dispose d’une ergonomie simplifiée afin de s’adresser à toutes les catégories de clientèle. Niveau sécurité, l’application offre la possibilité de s’authentifier à travers une empreinte digitale assurant ainsi un accès facile et rapide aux services proposés et la possibilité d’effectuer les paiements et les transferts d’argent par simple scan du QR Code. Adossé à un compte bancaire ou à une carte prépayée, la solution permettra ainsi au client de procéder au paiement des commerçants, transférer l’argent de mobile à mobile, payer des factures, des recharges téléphoniques et des créances publiques ainsi que des retraits sans carte au niveau des GAB du Crédit Agricole du Maroc.

L’application propose également une autre fonctionnalité innovante qui fournit la géolocalisation des commerçants Beztam-E et des GAB à proximité. Cette solution qui entre dans le cadre de la stratégie de digitalisation du groupe vient ainsi réaffirmer l’engagement de la banque dans la stratégie nationale d’inclusion financière et vient enrichir une offre qui regroupe une palette de service tels que les smart agences ou encore les relais digitaux dont une vingtaine sera lancée cette année. En attendant l’interopérabilité qui devrait se mettre en place au troisième trimestre 2018, la solution devra s’adresser également aux non clients du groupe.

À ce jour, la banque aux 2 millions de clients entend attirer à travers cette application aujourd’hui les clients non bancarisés en leur offrant la possibilité d’effectuer leurs transactions grâce à une carte prépayée Crédit Agricole du Maroc. Il faut dire que la groupe, fidèle à sa vocation d’acteur financier inclusif du monde rural, s'attelle à mieux servir les agriculteurs et destine ainsi sa solution Beztam-E pour la distribution des aides de l’État pour le monde agricole. Ainsi, désormais, l’agriculteur n’aura plus besoin de se déplacer en agence pour bénéficier de sa subvention mais pourra en disposer pour effectuer ses paiements directement à partir de Beztam-E. Il est à noter que le lancement de cette application s’inscrit dans le cadre du projet national de paiement mobile et constitue une première étape pour le remplacement, à terme, du recours au cash et la captation d’une portion importante de la monnaie en circulation. Certes, la gestion du cash a un coût (environ 16 MMDH) et reste supporté essentiellement par les banques mais en face, le potentiel du marché est énorme. L’ensemble des opérateurs espèrent capter une bonne partie des 400 MMDH de paiement en cash effectués annuellement. Pourtant, 14 millions de cartes bancaires sont en circulation sur le marché.

Parmi elles, 12% sont très actives et sont utilisées principalement pour le retrait de cash (à hauteur de 83%). Ainsi, l’ambition de réduire le cash sur le marché semble très pressante et elle pourrait être décuplée après la mise en place de l'interopérabilité qui permettra de pouvoir capter le maximum de transactions possibles. Reste un élément crucial à définir concernant ces portefeuilles électroniques, il s'agit de la tarification. C’est un dossier qui serait toujours en cours de négociation avec les autres banques et l’ensemble des parties prenantes (GPBM, CMI, Bank Al-Maghrib). «Personne ne sait comment va évoluer le marché tant que l’interopérabilité n’a pas encore été mise en place…Les réflexions convergent vers une tarification des plus réduites pour ne pas réitérer l’expérience du CMI et du paiement électronique», explique Dinia.

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