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Suite à l’augmentation de la taxe sur les boissons et du droit d’exploitation de l’espace public, l’Association des propriétaires de cafés et de restaurants (APCR) a demande audiencé au chef de gouvernement. 

La mobilisation ne faiblit pas après la décision de plusieurs conseils de ville d’augmenter la taxe sur les boissons et le droit d’exploitation de l’espace public (respectivement de 5 à 10% et de 50 à 70 DH/m². Quelques jours après la tenue, le 9 mai, de la première session de son conseil national (voir encadré), l’Association des propriétaires de cafés et de restaurants (APCR) adresse une missive au chef de gouvernement. Au menu, une demande d’audience y est faite à Saâd-Eddine El Othmani «afin de mettre fin  aux chantages et de préserver les intérêts des investisseurs et les professionnels et de les sauver de la faillite». Cette demande, empreinte d’une forte dose d’alarmisme pour le moins que l’on puisse dire, s’inscrit dans le cadre d’une requête plus globale, liée à l’amorce d’un dialogue avec les autorités. Une doléance à laquelle les conseils de ville ont fait la sourde oreille, selon la déclaration finale de la première session publiée le 9 mai. «Les autorités et les conseils de ville se sont obstinés à refuser d’ouvrir le dialogue avec l’APCR pour résoudre les problèmes de la profession. C’est ce constat qui nous a poussés à tenir la première session de notre conseil national», lit-ton sur ledit communiqué.

Un bilan alarmiste
Dans sa lettre adressée au chef de l’Exécutif, l’APCR esquisse un tableau sombre de la situation du secteur, invraisemblable selon toute logique. «Les propriétaires des cafés et restaurants vivent une crise économique suffocante car les actifs et les comptes de milliers de propriétaires ont été confisqués par les autorités dans les quatre coins du pays. Cette situation est le résultat de plusieurs décisions arbitraires, ayant mené le secteur à la faillite», indique l’introduction de la lettre. En tout cas, l’APCR fait dans son courrier un rappel des décisions ayant entraîné cette situation. «Il s’agit de lois ayant pour but de  vider les poches des professionnels, prendre des décisions sans aucun respect du principe d’approche collaborative, impliquant les investisseurs et les professionnels, et imposer au secteur des impôts régionaux et nationaux que les professionnels ne peuvent supporter», souligne la lettre de l’APCR.


Première session du Conseil national de l’APCR

Dans la déclaration finale de la première session de son conseil national, l’APCR menace de «boycotter des boissons gazeuses et des produits de marques commerciales» que le bureau exécutif définira dans un délai de trente jours après le 9 mai. Ce n’est pas la seule mesure prise par le conseil national. Ce dernier a décidé en premier lieu de saisir, en guise de rappel, les conseils de ville concernés par les décisions d’augmentation de la taxe sur les boissons et du droit d’exploitation de l’espace public. Plus encore, l’APCR demande entre autres de geler les décisions prises par les conseils de ville. Et de réitérer les doléances que l’association n’a eu cesse de clamer: «rétablir le dialogue entre les professionnels et les autorités, refuser catégoriquement la démarche suivie par celles-ci dans l’élaboration et la prise de décisions qui touchent le secteur et appeler les autorités centrales de tutelle à se pencher sur les problèmes du secteur».

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