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Trois raisons sont évoquées par Reuters pour expliquer ce scepticisme : le cumul de la dette, le vieillissement des équipements et la fuite des meilleures ressources humaines. Aucune des offres d’achat formulées n’a abouti jusqu’à présent.

C’est peut-être un aspect que le public a négligé: le temps n’est pas en faveur d’un dénouement rapide de la crise de la Samir. Selon Reuters, à qui une source proche du dossier s’est confiée sous couvert d’anonymat, «plus la cession de la raffinerie Samir tarde à se concrétiser, plus il sera difficile de trouver un acquéreur pour la raffinerie». Qu’est-ce qui explique ce scepticisme? Trois raisons sont évoquées par cette même source. «Ce n’est pas seulement à cause du cumul de la dette, mais aussi du vieillissement des équipements et de la fuite des meilleures ressources humaines, lasses d’attendre une vente de la raffinerie qui n’a pas encore eu lieu. Celles-ci ont déjà cherché d’autres débouchés», poursuit la source. Depuis 2015, une partie des 850 anciens employés de la Samir s’attelle aux travaux de maintenance du site, en dépit des réductions de salaires appliquées depuis la fermeture. Des réductions à l’origine de plusieurs mouvements syndicaux, dont quelques-uns qui se poursuivent jusqu'à aujourd’hui.

Des deals avortés
13 MMDH de taxes impayées et 44 MMDH de dettes. Ces chiffres exorbitants justifient l’adhésion d’autres spécialistes, y compris dans le secteur de la distribution pétrolière, à la thèse de Reuters. Les mêmes craintes sont exprimées par des membres de la CDT qui n’ont eu de cesse d'exhorter le gouvernement à intervenir. Leur cheval de bataille, les 20.000 emplois directs et indirects ayant pâti de la fermeture de la raffinerie. La CDT propose même de nationaliser tout le projet; seule cette option serait capable de préserver les droits des anciens salariés de la raffinerie. Selon Reuters, des propositions d’achat ont déjà été présentées au syndic en charge de la liquidation de la raffinerie, sans succès. Et ce depuis février 2017, date qui marque l’ouverture des offres. C’est le cas de l’offre formulée conjointement par le trader suisse Glencore et le fonds d’investissement américain Carlyle Group. En avril dernier, une délégation du ministère du Pétrole irakien aurait également effectué une visite à la raffinerie située à Mohammedia. Cette information a déclenché des spéculations quant à un éventuel intérêt particulier des autorités irakiennes à développer les marchés nord-africain et européen de l’Ouest. Une expansion qui passerait par l’acquisition de la Samir. En tout cas, souligne Reuters, aucun acquéreur potentiel crédible, capable de relancer l’activité de la Samir, ne s’est manifesté jusqu’à présent.

Qui paie les pots cassés ?
Si les sources contactées par Reuters n’évoquent pas les raisons de cet échec, les effets de ce dernier continuent de peser lourdement sur l’économie marocaine. En plus des dettes de la Samir, qui équivalent à 4% du PIB du pays, l’importation des produits raffinés coûtent, depuis la fermeture du site pétrolier en 2015, environ 70 MMDH annuellement, comme cela était le cas l’année dernière. Pour rappel, le groupe Corral du Saoudien Al Amoudi, qui détient 67,26% des actions de la raffinerie, a sollicité l'arbitrage des institutions internationales. Il prétexte la violation, par le gouvernement marocain, de l’accord d’investissement qui lie les deux parties, et a par conséquent demandé réparation pour les pertes engendrées par la décision de liquider la Samir.

GCAM Monde rural

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