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L’augmentation de la taxe sur les boissons et de celle du droit d’exploitation de l’espace public ont suscité l’ire de l’Association des propriétaires des cafés et des restaurants. Des décisions similaires ont été prises dans d’autres villes du royaume, ce qui annonce une série d’actions de contestation au niveau national.

En organisant, jeudi 3 mai, un sit-in devant la mairie de Casablanca, l’Association des propriétaires de cafés et de restaurants (APCR) comptait faire d’une seule pierre plusieurs coups. Au départ, cette action en réaction à la décision du Conseil de Casablanca d’augmenter la taxe sur les boissons (de 5 à 10%) et le droit d’exploitation de l’espace public, de 50 DH à 70 DH/m² n’avait pour portée que le périmètre de la ville Casablanca. Or, au final, un vrai bras de fer est engagé depuis longtemps entre plusieurs Conseils des villes du royaume et les représentations locales respectives de l’APCR. En effet, la décision du Conseil de la ville de Casablanca a été précédée par des décisions similaires prises au niveau de plusieurs autres villes du Maroc. À Tanger, les frais d’exploitation de l’espace public ont été élevés jusqu’à 1.000 DH, une décision qui a été contestée par les opérateurs, puis revue à la baisse par le Conseil de la ville du détroit. Si ce dernier est revenu partiellement sur cette décision, il n’en reste pas moins que l’exploitation de l’espace public coûtera désormais plus cher que 50 DH aux propriétaires des cafés de Tanger. Selon Noureddine Harrak, président de l’APCR, plusieurs autres villes sont concernées par la hausse de cette taxe trimestrielle. «Les professionnels des villes de Fès, Meknès, Ksar El Kebir et Berkane ont été frappés par cette augmentation. Pas plus tard que cette semaine, la ville de Berkane a connu une grève des cafés qui ont fermé pendant une journée. Une opération qui a connu un grand succès», nous déclare-t-il.

Raisons d’un mécontentement
La spécificité de la taxe des boissons est qu’elle est prélevée sur le chiffre d’affaires. Pour Harrak, ce détail est très important car l’impact de cette taxe sur l’activité est encore plus «dévastateur». «Cela signifie que les 10% seront prélevés sur la base et non sur les gains. Elle aura un impact très négatif sur notre rendement», précise Harrak. De surcroît, le caractère unilatéral de cette décision a exaspéré, à distance les tensions entre le Conseil de la ville et l’Association nationale des propriétaires de cafés et de restaurants. Cette dernière s’estime lésée car les autorités ne l’ont pas impliqué dans la prise de cette décision. «Ce n’est pas la première fois que cela arrive. Le Conseil de la ville n’a jamais pris notre avis dans le cadre de décisions qui concernent notre activité», nous explique Noureddine Harrak. Par le passé, l’association a déjà envoyé quatre demandes au maire de Casablanca sans réponse, ce qui n’a pas arrangé les choses. «Nous avons considéré cela comme un manque de considération. Notre secteur est important et emploie un grand nombre de travailleurs à Casablanca et dans le pays», poursuit-il. En somme, les opérateurs du secteur s'acquittent de 14 taxes payées à l’État et aux collectivités locales. Pour l’instant, ils ne demandent que la suppression de cette dernière augmentation, une doléance exprimant un ras-le-bol qui risque de justifier d’autres actions de contestation. Le 9 mai prochain, le Conseil national de l’APCR se réunira dans la ville de Kénitra. Une décision au niveau national devrait être prise. On parle même du côté de l’association de boycott de produits ou de grève nationale. 

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