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Clap de fin pour le Forum de la mer qui s’est déroulé du 2 au 6 mai dans la ville côtière d’El Jadida. Le rendez-vous devenu incontournable pour les amoureux de la nature a été couronné de succès cette année. Cependant, le combat pour la protection du patrimoine marin marocain ne fait que commencer.

Après quatre jours d'activités intenses, marqués par des ateliers d'experts pour les professionnels, des conférences et des projections pour le grand public ainsi que des activités ludiques et sportives pour les plus jeunes, le rideau du Forum de la mer est tombé ce dimanche 6 mai. Et là commencent les difficultés, car c’est le moment où jamais de renforcer les acquis et de concrétiser tous les engagements pris lors de cette manifestation, organisée par la société Eganeo et l’Association planète citoyenne dans la ville côtière d’El Jadida. Pour Miloud Loukili, co-président du Conseil scientifique du Forum de la mer, le rendez-vous qui célèbre cette année ses six ans d’existence entame une virage décisif.

Un grand pan de notre avenir dépend des mers
Cette sixième édition marque en effet l’avènement d’une «citoyenneté écologique maritime». Le professeur de droit maritime à l’université Mohammed V de Rabat d’expliquer: «les Marocains doivent se réapproprier leur patrimoine marin car un grand pan de notre avenir dépend de la manière avec laquelle nous utilisons nos espaces maritimes». Poursuivant son propos, il liste les grands dangers qui menacent notre environnement. «Nous avons des ressources diverses et variées mais, malheureusement, elles sont fragiles, face à la pollution, à la pêche illicite, à la dégradation du littoral, aux changements climatiques...». La liste est longue.

Une sensibilisation en amont s’impose
Et pour faire face à tous ces fléaux, le professeur recommande une «sensibilisation à la base, en amont», de l’école primaire à l’université, en passant par le lycée. Une opération qui devra mobiliser tous les acteurs, notamment ceux de la société civile, sans oublier «les décisionnaires et les politiques» car il n’est d’avenir que «pour la mer, par la mer et sur la mer». Prenant au mot Miloud Loukili, Mehdi Alaoui Mdaghri, principal initiateur du forum de la mer, se réjouit quant à lui de la réussite de l’événement tout en saluant l’esprit d’engagement des participants et la pertinence des projets qui y ont été présentés au grand public. «Nous avons atteint notre objectif qui consistait à mettre en lumière un certain nombre d’initiatives citoyennes, quelles soient maritimes, terrestres, littorales ou numériques», s’est-il félicité, avant d’ajouter: «il y a une grosse mobilisation de la société civile, et nous avons remarqué que de nombreux projets très importants, que ce soit pour la protection du littoral marocain, l’accessibilité aux plages des personnes à mobilité réduite ou encore les opérations de nettoyage des plages commencent déjà à porter leurs fruits». Ce n’est pas tout. Mehdi Alaoui Mdaghri ajoute à toutes ces initiatives individuelles l’engagement des autorités marocaines visant la protection du patrimoine marin. Un engagement réaffirmé ce 2 mai par la secrétaire d'État chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi, qui n’a pas manqué de rappeler le fort besoin d’une mobilisation sociétale et citoyenne, laquelle vient en appui aux efforts des parties institutionnelles, lors d’une séance plénière au cœur de la mythique cité portugaise marquant l’ouverture officielle du forum, mercredi 2 mai.

Mise en application des lois
Cependant, malgré ces initiatives portées aussi bien par la société civile, des institutionnels que des privés, beaucoup de choses restent à (re)faire, rappelle encore l’organisateur du forum. À ce propos, Miloud Loukili croit bien faire lorsqu’il lance un cri d’alarme pour la mise en application correcte des normes et lois régissant le patrimoine marin marocain. C’est vrai que dans ce domaine, des acquis ont été enregistrés, notamment avec l’adoption en 2015, à l’unanimité par la Chambre des conseillers, le projet de loi 81-12 relative au littoral. Une adoption devant permettre au Maroc de «se doter d’une loi d’importance capitale» pour la préservation et la gestion durable de son littoral, long de 3.500 kilomètres et qui recèle sur sa double façade méditerranéenne et atlantique un potentiel «important» de richesses halieutiques et biologiques, des sites naturels et des paysages écologiques. Mais là encore, les impacts économiques des déchets plastiques, conjugués à l’intense dégradation du littoral due en particulier à la concentration de l’urbanisation, sans oublier les différents rejets directs domestiques et industriels ainsi que la prolifération des opérations de destruction systématique du cordon dunaire, mettent à rude épreuve la pertinence de cet arsenal juridique qu’il faut absolument renforcer. Dès lors, la prochaine édition du Forum de la mer, qui se focalisera sur le «vivant», semble trouver tout son sens.

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